Actualités d'aujourd'hui

  

le FMI demande au japon de commencer a réduire sa dette des 2011

Le Fonds monétaire international (FMI) vient de demander au Japon de commencer à réduire dès 2011 son endettement, lequel s'accroît d'année en d'année. "Nous pensons qu'il est devenu crucial d'opérer au plus tôt des ajustements budgétaires au Japon", a déclaré à Tokyo un représentant du FMI pour la région Asie-Pacifique, James Gordon. Le Japon est lesté d'une dette publique (Etats et régions) qui représente plus de deux fois son produit intérieur brut (PIB).

"Nous pensons que de telles mesures d'ajustement doivent débuter dès 2011", a-t-il insisté.

Le FMI préconise notamment une augmentation graduelle de la taxe sur la consommation (équivalent de la TVA), pour le moment fixée à 5%, un niveau très inférieur à celui appliqué dans la plupart des autres pays riches. Le gouvernement japonais de centre-gauche s'est pour l'heure montré réticent à de telles mesures, perçues comme impopulaires, estimant qu'il convient d'abord de réduire les dépenses superflues. M. Gordon a formulé ces remarques à l'issue d'une réunion de membres du FMI, dont le directeur-adjoint, John Lipsky, avec des représentants du gouvernement japonais, de la Banque du Japon et du secteur privé nippon. Quelque 95% de l'endettement du Japon sont toutefois détenus par des institutions financières, entreprises et particuliers japonais, ce qui réduit a priori les risques de faillite du pays et de répercussions en chaîne.

le japon aura t-il le titre de "Grèce de l'orient" ?

Le Japon est en passe de décrocher le titre de "Grèce de l'Orient". En effet, même Naoto Kan, le ministre des finances japonais, n'aspire qu'à maintenir l'emprunt d'Etat de l'année prochaine au même niveau que cette année, c'est-à-dire 44 300 milliards de yens (374 milliards d'euros). Mais l'épargne légendaire des ménages et des entreprises du Japon a chuté. Et si par le passé les épargnants nippons ont toujours été indulgents à l'encontre des dépenses excessives de leur gouvernement, l'épargne est aujourd'hui insuffisante pour financer le véritable gouffre creusé par la dette publique. Et d'autres financiers se montreraient certainement moins conciliants. Le ratio de la dette du Japon sur son produit intérieur brut (PIB) dépasse désormais la barre des 200 %, et le montant des emprunts d'Etat pour l'année allant de mars 2010 à mars 2011 s'élève à plus de 9 % du PIB.

De plus, environ 95 % de la dette publique est actuellement détenue par des acteurs économiques japonais. Les experts ont d'ailleurs longtemps pensé que les importantes réserves du pays et sa forte tradition d'épargne - collectée par des créanciers de la dette publique en situation de monopole, comme la banque postale - permettraient au Japon de financer ses déficits budgétaires sans trop de problèmes. Mais la roue tourne. De mars 2007 à mars 2008, l'épargne annuelle des sociétés et des ménages se chiffrait à 59 500 milliards de yens, de quoi largement financer les émissions japonaises de bons du Trésor. Mais l'année suivante, l'épargne des sociétés a chuté à 15 100 milliards de yens et celle des ménages à 7 700 milliards de yens. Et cette dernière mesure, en baisse régulière à cause du vieillissement de la population active, ne représente actuellement qu'environ 3 % du PIB, soit 14 000 milliards de yens chaque année. Cela signifie tout simplement que si les bénéfices des sociétés ne surpassent pas leurs niveaux historiques et que les entreprises ne consacrent pas leurs surplus de liquidité aux obligations d'Etat (préférant investir dans leurs propres activités), l'épargne domestique ne sera plus suffisante pour répondre aux besoins d'endettement du gouvernement japonais.

Dans un tel contexte, le Japon pourrait envisager de faire fonctionner la planche à billets pour financer son déficit budgétaire, ce qui risquerait alors de faire basculer le pays d'une période de déflation modérée vers une inflation galopante. Alternativement, le choix pourrait se porter vers un relèvement des taux d'intérêt afin de capter l'épargne - avec le risque d'asphyxier le capital-investissement du secteur privé. Autre option encore : s'aventurer sur les grands marchés internationaux de capitaux qui permettraient de satisfaire les besoins de financement du pays, ce qui l'exposerait à une crise de confiance similaire à celle que traverse l'Etat grec. Ces trois alternatives ne semblent donc pas très satisfaisantes. Car le Japon, qui affiche à présent une solide croissance, devrait plutôt envisager un plan d'austérité, ce qui signifie réduire à la fois ses dépenses et ses emprunts

la dette publique des Etats-Unis est pire que celle de la Grèce

En 2009, aux Etats-Unis, le déficit primaire structurel atteint 7,3% du PIB et au Royaume-Uni 6,8% du PIB. Cela paraît incroyable mais il est pire que les 6% de la Grèce

Quiconque aimerait savoir qui créera des emplois ces prochaines années peut exclure le secteur public. La dette des Etats est telle que les dépenses publiques devront baisser. Certains crieront au diktat des marchés, mais les Etats ne pourront se soustraire à l’arithmétique la plus élémentaire. Même la France, qui depuis 1974 n’a pas connu un seul budget en équilibre.

le nationalisme hongrois : une réponse a la crise entretenue

par les eurocrates

Le retour au souverainisme est l’une des réponses apportées par le pouvoir politique hongrois dans le contexte de la crise européenne actuelle. On voit surgir dans ce pays des revendications territoriales avec détermination. Le nouveau pouvoir a annoncé que sa première mesure serait d’accorder la nationalité hongroise à tous les « Hongrois de souche » vivant dans les pays limitrophes qui en feraient la demande, ce qui a beaucoup plu à la République slovaque dont 10 % de la population est concernée. Les eurocrates ont tout fait pour détruire le nationalisme mais ce dernier devrait réagir avec violence suite à l’échec chaotique de la piteuse Union européenne.

la disparition des abeilles : un désastre écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité toute entière

Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, le pollinisateur agricole le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent mystérieusement. Pourquoi? Serons-nous capable de faire face à cette catastrophe annoncée ? Des ruches désertées. À l'extérieur, pas de cadavres. À l'intérieur une reine en bonne santé, des larves viables et une poignée de jeunes adultes affaiblies. Mais nulle trace des autres ouvrières. C'est le Syndrome d'effondrement des colonies, un mal foudroyant qui décime les colonies d'abeilles par centaines de milliers depuis 2006. Cette situation d'urgence menace de précipiter un peu plus le déclin inexorable des abeilles qui constituent un rouage irremplaçable de notre agriculture. Sans abeille, pas de pollinisation des fleurs, et sans pollinisation, pas de fruit ni de légume... Contrainte de trouver une solution, l'humanité est confrontée à un problème aux ramifications multiples et entrecroisées. Aujourd’hui, les études scientifiques ont prouvé que nous devons faire face à une multiplicité de facteurs. Mais récemment, de nouvelles recherches ont révélé que les interactions ente ces différents facteurs amplifient fortement leurs effets... Impossible, par exemple, d’incriminer les seuls pesticides comme dans les années 1990. En revanche, combinés à un virus, ou à un champignon, les effets de ces produits pourraient être multipliés. Est-ce là la réponse à l’énigme ?

Il existe une autre explication: le changement de fréquence de la résonance de Shumann de la terre. Personne ne met en avant ce phénomène qui tend à prouver que quelque chose est caché par la NASA... Cette résonance, qui a brutalement changé en quelques années, est quasiment une vague électrique, électromagnétique immobile parmi les autres vagues électromagnétiques de la Cavité. Comme les abeilles se repèrent grâce à un "radar" que le Créateur leur a donné, si un brouillage  survient, elle ne retrouve plus leur ruches et se perdent, puis meurent...Or des millions d'abeilles se perdent dans des endroits il n'y a pas de pesticides...

le coup d'état au Kirghizistan montre la tragédie de l'Asie centrale

Après de violents affrontements, l'opposition a renversé le gouvernement au Kirghizistan. C'est le signe général de la mauvaise gestion et de la répression dans les pays d'Asie centrale que sont le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Kazakhstan, estime le quotidien The Times : "Les cinq pays, qui formaient autrefois le bas ventre musulman prospère et relativement stable de l'Union soviétique, affichent depuis leur indépendance un bilan misérable : régimes autoritaires, stagnation économique, violences multiples et instabilité… L'Asie centrale est une région immense, stratégiquement importante et potentiellement très riche. Les cinq nations disposent d'énormes ressources, très demandées en Chine, leur voisin oriental, et dans le sous-continent. Aucune d'entre elles n'a pourtant compris qu'un minimum de bonne gestion, de cohésion sociale et de tolérance politique sont nécessaires afin d'attirer les investissements étrangers. Le Kirghizistan est seulement l'exemple le plus récent de cette tragédie post-soviétique."

la Pologne obsédée par les mosquées

A Varsovie, des riverains s'opposent à la construction d'une mosquée dans leur district. La raison de cette opposition est la vision limitée de nombreux Polonais, écrit le quotidien Polska : "Qu'est-ce qui peut bien faire que dans un pays où il y a plus de stands de kebab que d'églises, la construction d'une mosquée suscite autant d'émotions ? … C'est un peu comme si les Polonais avaient fermé les yeux sur le fait que le monde continue de tourner. Car le véritable conflit de civilisation entre le monde occidental et l'islam n'a pas encore eu lieu en Pologne. Nous ne connaissons pas les problèmes démographiques de la France ou les difficultés de l'Allemagne avec la minorité turque. Et nous ne devons pas non plus faire de référendums comme les Suisses qui n'ont pas pu s'accommoder du nombre de minarets."

Voilà un exemple qui illustre le fossé qui s'agrandit entre la volonté des populations et les médias inféodés au matraquage des caciques du mondialisme.

flotte russe en Ukraine : l'accord vient d'être donne !

Le parlement ukrainien a ratifié l'accord sur le stationnement en Crimée (Ukraine) de la flotte russe de la mer Noire par 236 députés pour une majorité qualifiée de 226 voix, a annoncé la presse russe sur place. L'accord a été ratifié malgré les protestations de l'opposition et l'atmosphère houleuse au parlement. La séance parlementaire a commencé ce mardi  matin par les jets de fumigènes, coups de poings, bousculades, tirs d'œufs visant le président de la Rada (parlement ukrainien). Malgré tout, les partisans de l'accord, votant dans la salle remplie de fumée, ont réussi à le ratifier. Selon la police, près de 7.000 opposants et partisans de l'accord se sont rassemblés autour du  parlement. Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a signé mercredi 21 avril avec son homologue russe Dmitri Medvedev un accord sur la prolongation de 25 ans, jusqu'en 2042, du bail de la base de la flotte russe de la mer Noire en Crimée qui expirait en 2017. Voilà qui confirme ce que nous évoquions dans l'ouvrage Les commanditaires de la prise d'otages de Beslan récidivent avec l'Ukraine.

la gestion de  l’éruption du volcan eyjafjöll : une manœuvre en vue d'une prochaine guerre civile européenne

"Suite à l’éruption du volcan Eyjafjöll, la fermeture de l’espace aérien dans la zone orientale de l’OTAN a été décidée sur la base de recommandations infondées de l’organisme britannique de surveillance. Celles-ci ont été immédiatement rejetées par la Russie, mais appliquées par les États de l’OTAN à leur seule aviation civile, tandis que l’Alliance faisait voler ses chasseurs bombardiers, pourtant théoriquement plus vulnérables. Les vérifications ont été retardées par les autorités, malgré l’impatience des compagnies aériennes. En définitive, la gestion de cette catastrophe naturelle a été délibérément catastrophiste". (Source: R.V)

Selon d'autres sources d'information, il semble manifeste que cette gestion a été réalisée sur ordre de certaines personnalités européennes présentant des liens ténus avec les services secrets russes. Cela signifie clairement que notre analyse commencée avec le numéro 204 de LIESI est juste ! Il y a des accords entre l'Allemagne de Merkel et le Kremlin en vue de détruire l'économie de l'Europe de l'Ouest en vue d'introduire un "nouveau système" qui profiterait essentiellement aux pays possédant des matières premières et surtout des métaux précieux. Nous estimons que les Russes envisagent une catastrophe sociale en Europe et le grand "foutoir" généré par cette affaire du volcan est, visiblement, un "test"...

Dans un autre registre, les attaques juridiques contre la Firme Goldman Sach sont un signe évident d'une attaque en règle engagée contre la Banque centrale américaine de la part du cartel bancaire...

 le fmi annonce un système plus propre pour mieux faire avaler la prochaine reforme monétaire mondiale du cartel bancaire

Le 20 avril, la BBC a révélé que les responsables du FMI allaient proposer la création de deux taxes sur les institutions financières lors de la réunion des ministres des Finances du G20 qui se tiendra le 23 avril à Washington. Le Fonds estime que le coût du soutien apporté au cours de la crise par les membres du G20 à leurs institutions financières en péril a atteint 2,7 % de leur produit intérieur brut (PIB), certains Etats ayant dû apporter l'équivalent de 4 % ou 5 % du PIB.

De 2008 à 2015, leur dette publique augmentera, de ce fait, de 40 points de PIB. Il serait normal que le contribuable soit déchargé de ce fardeau par ceux qui ont provoqué les catastrophes que l'on sait, mais il est vraisemblable que la finance mondiale n'acceptera pas sans combattre les deux taxes projetées.

La première taxe baptisée "Financial Stability Contribution" (FSC) serait assise sur les risques excessifs que prendrait chaque institution. Son produit serait accumulé sur un fonds et utilisé en cas de défaillance. La seconde baptisée "Financial Activities Tax" (FAT) serait assise sur les profits et les rémunérations de l'ensemble du secteur financier, assureurs et hedge funds compris. Elle pourrait alimenter le budget général.

Le FMI souhaite une coopération entre les différents Etats pour que la concurrence ne soit pas faussée par cette nouvelle fiscalité. Il n'exclut pas une certaine diversité dans la façon de la mettre en place, à partir du moment où tous les Etats auront adopté les mêmes principes et des taux minimum pour les deux taxes.

Les préparatifs en vue d'un grand nettoyage se font donc jour mais, comme nous l'indiquions en titre, les barons du FMI mis en place par le cartel bancaire doivent faire avaler la pilule de la refonte future du système monétaire internationale qui se ferait au détriment des populations et des Etats.

un volcan qui fume et des milliards en fumée

La paralysie du trafic aérien en Europe à la suite de l'éruption d'un volcan en Islande a déjà coûté aux compagnies aériennes affectées 1,7 milliard de dollars (1,26 milliard d'euros) de manque à gagner, a estimé l'Association internationale du transport aérien IATA. Au plus fort du blocage du trafic, samedi et dimanche, les compagnies touchées perdaient 400 millions de dollars (297 millions d'euros) de recettes par jour, a déclaré Giovanni Bisignani, le président de l'association lors d'une conférence de presse à Berlin. L'IATA avait précédemment estimé à 200 millions de dollars par jour (148,5 millions d'euros) le manque à gagner des compagnies aériennes, alors que quasiment tout le nord de l'Europe, où évoluait un nuage de cendres en provenance d'Islande, avait fermé son espace aérien depuis la fin de la semaine dernière. 

Au simple manque à gagner s'ajoutent les coûts supportés par les compagnies pour l'hébergement, la nourriture et parfois le transport par d'autres moyens de voyageurs bloqués, a-t-il ajouté, laissant entendre que la facture totale serait supérieure à ces 1,7 milliard de dollars.

La première compagnie européenne, l'allemande Lufthansa, n'a pas encore fourni de chiffres sur le coût du volcan, mais son patron Wolfgang Mayrhuber a estimé lors de la même conférence de presse que le montant ne serait "pas marginal". Son concurrent français Air France-KLM a évoqué le chiffre de 35 millions d'euros par jour.

Le trafic reprend progressivement en Europe, plusieurs pays dont la Norvège et le Danemark ayant rouvert leur espace aérien.

M. Bisignani a appelé les gouvernements européens à "prendre leurs responsabilités" et à venir en aide aux compagnies aériennes, victimes d'une "force majeure, à laquelle nous ne pouvons rien". Il a une nouvelle fois critiqué la lenteur des dirigeants européens à coordonner leurs réactions, après avoir déjà dénoncé en début de semaine la "pagaille" dans les réponses apportées au nuage de cendres.

le fmi adresse un message de crise future... pour les banques

Selon le rapport du FMI publié le 20 avril sur la stabilité financière dans le monde, « les menaces sont en train de changer de forme ». Les banques se portent moins mal et le Fonds a révisé à la baisse le coût de leurs dépréciations depuis le début de la crise : il estime que leurs pertes de 2008 à 2010 ne sont plus de 2 800 millions de dollars, mais de 2 300 milliards, dont les deux tiers étaient effectives fin 2009. Le FMI souligne que ces estimations sont "sujettes à une incertitude et une marge d'erreur considérables".

Malgré une amélioration de leur capitalisation, les banques demeurent fragiles et "la stabilité n'est pas assurée", a confirmé José Vinals, directeur de la division des marchés de capitaux et monétaires du FMI. Mais la menace la plus grave vient désormais de la dette publique qui est en train d'exploser, menaçant "d'évincer de l'accès au crédit le secteur privé" et notamment les entreprises les plus vulnérables, les PME. Sans parler de la hausse du coût du crédit que les besoins de refinancement des Etats ne manqueront pas de provoquer.

Le FMI souhaite que les soutiens aux banques soient levés progressivement et que les Etats annoncent des plans de consolidation budgétaire à moyen terme. Il appelle de ces vœux une réforme de la régulation financière qui permette de rendre compatible "la sécurité du secteur financier avec son inventivité et son efficacité.

Nous entrons maintenant dans un autre paradigme où il ne sera plus question de sauver des grosses banques de la faillite mais de privilégier des Etats en faillite comme les Etats-Unis, l'Angleterre et la France avec les PIIGS.

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LIESI numéro 203

affaire hsbc : 8000 français identifies dans les fichiers soustraits a la banque

Le décryptage des fichiers soustraits à une filiale suisse de HSBC par un de ses ex-salariés, et en possession de la justice et du fisc français, a permis d'identifier 127.000 comptes appartenant à 79.000 personnes dont environ 8.000 Français, a affirmé le procureur de Nice, Eric de Montgolfier. "8.231 Français détenteurs de comptes ont été identifiés", a déclaré à l'AFP M. de Montgolfier. Le décodage des fichiers dérobés a par ailleurs fait apparaître le nom de 7.094 Italiens, selon M. de Montgolfier, qui a reçu récemment une demande d'entraide judiciaire du parquet de Turin, souhaitant récupérer une copie des fichiers. Le procureur général d'Aix-en-Provence se prononcera sur cette demande après avoir reçu l'avis "technique et juridique" de la Chancellerie.

Le PDG de HSBC Private Bank en Suisse, Alexandre Zeller, avait indiqué le 11 mars que les fichiers informatiques contenaient des informations datant de 2006 sur 24.000 clients, dont 15.000 existants. La banque suisse a pu réaliser ce décompte après avoir reçu le 3 mars du procureur général de la Confédération "des copies d'une importante partie des données volées".

Le ministre du Budget Eric Woerth avait pour sa part annoncé en août détenir une liste de 3.000 contribuables français soupçonnés de dissimuler des avoirs dans des comptes à l'étranger. Cette liste a été alimentée à diverses sources dont les fichiers HSBC, et tous les comptes qui figurent dans ces derniers ne concernent pas nécessairement des fraudeurs, a précisé par la suite son entourage.

La justice française a saisi le 20 janvier 2009 au domicile français d'Hervé Falciani des fichiers informatiques cryptés contenant des fichiers codés contenant des informations sur des comptes détenus par des clients de HSBC. La perquisition avait été effectuée dans le cadre d'une demande des autorités judiciaires suisses, soupçonnant Falciani de détournement frauduleux de données confidentielles. Mais avant de les transmettre aux Suisses, les enquêteurs français ont analysé le contenu de ces saisies, qui se sont révélées d'un grand intérêt pour la justice et le fisc français. Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour blanchiment et l'administration fiscale a utilisé les données pour identifier de présumés fraudeurs. Au terme d'un bras de fer de plusieurs mois entre les autorités françaises et suisses, au cours duquel la Suisse a bloqué le processus de ratification d'un accord de double imposition entre les deux pays, une copie des fichiers a été transmise début 2010 à la Suisse conformément à sa demande d'entraide judiciaire. La Suisse a obtenu en échange de la reprise de la ratification de l'accord que la France ne transmette des informations sur des personnes figurant sur cette liste à d'autres Etats qu'à condition que ceux-ci en fassent la demande officielle dans le cadre d'accords bilatéraux et d'en informer la Suisse, selon un communiqué de Bercy du 12 février.

l'Ukraine va se débarrasser de tout son uranium enrichi d'ici a 2012

L'Ukraine va se débarrasser d'ici à 2012 de l'intégralité de son uranium hautement enrichi, qui aurait pu suffire à élaborer plusieurs bombes nucléaires, a annoncé le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. "Aujourd'hui, l'Ukraine a annoncé une décision remarquable de se débarrasser de tous ses stocks d'uranium hautement enrichi d'ici à la tenue du prochain sommet sur la sécurité nucléaire en 2012", a précisé M. Gibbs lors d'une conférence de presse. Cette annonce spectaculaire est intervenue peu après une rencontre entre le président américain Barack Obama et son homologue ukrainien Viktor Ianoukovitch à Washington, où s'est ouvert un sommet sur la sécurité nucléaire auquel M. Obama a convié près de 50 dirigeants d'Etats ou d'organisations internationales.

M. Ianoukovitch, considéré comme moins pro-occidental et plus proche de Moscou que son prédécesseur Viktor Iouchtchenko, a pris le 25 février ses fonctions de président de l'Ukraine, un pays qui a connu en 1986, lorsqu'il était encore membre de l'URSS, la pire catastrophe de l'histoire du nucléaire civil à Tchernobyl. Selon M. Gibbs, les quantités d'uranium hautement enrichi dont l'Ukraine va se débarrasser dans les deux prochaines années atteignent "environ 90 kg". "C'est assez pour construire plusieurs armes nucléaires", a-t-il affirmé.

Lors du sommet de deux jours qui s'est ouvert formellement au palais des Congrès de Washington, M. Obama et son administration vont essayer d'obtenir des dirigeants qu'ils s'engagent à sécuriser davantage leurs stocks d'uranium et de plutonium, pour éviter qu'ils arrivent entre les mains d'extrémistes. M. Obama a défini les enjeux de ce sommet, le plus important organisé par son pays depuis 1945 par le nombre de chefs de d'Etat ou de gouvernement qui y participent, en soulignant que "la plus grande menace contre la sécurité des Etats-Unis, que ce soit à court, moyen ou long terme, serait la possibilité qu'une organisation terroriste obtienne une arme nucléaire". Son conseiller en chef pour le contre-terrorisme, John Brennan, a insisté sur l'urgence d'agir, affirmant que "les organisations criminelles internationales sont parfaitement au courant de l'intérêt des terroristes d'acquérir des matériaux fissiles". Intervenant après M. Gibbs, il a assuré que cette situation "a incité ces criminels à rechercher des (matériaux) nucléaires pour leur propre profit".  

Morgan Stanley: perte de 5,4 milliards de dollars dans l'immobilier

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley a perdu 5,4 milliards de dollars (3,95 milliards d'euros) dans des investissements immobiliers, dont le siège de la Banque centrale européenne en Allemagne, révèle le Wall Street Journal (WSJ). Il s'agirait de la plus grosse perte jamais réalisée par un fonds de capital-investissement (private equity) spécialisé dans l'immobilier, affirme le quotidien économique. Le Morgan Stanley Real Estate Funds (MSREF), qui investit l'argent des fonds de pension ou d'investisseurs étrangers dans des projets d'immobilier commercial, aurait en effet perdu près des deux-tiers de sa valeur initiale, qui était de 8,8 milliards de dollars (6,4 milliards d'euros), à cause de l'éclatement de la bulle immobilière.

La perte de valeur, chiffrée à 5,4 milliards de dollars dans des documents présentés par la banque à ses investisseurs, et dont le journal a obtenu copie, porte sur ses investissements notamment dans le siège de la Banque centrale européenne à Francfort (Allemagne), dans un gros projet immobilier à Tokyo (Japon) et dans plusieurs hôtels Intercontinental en Europe.

Au cours des 20 dernières années, la banque américaine a été l'un des plus gros investisseurs immobiliers du monde, avec 174 milliards de dollars d'opérations cumulées depuis 1991, selon le WSJ. Le MSREF visait avant la crise un retour sur investissement de 22,1% par an en moyenne, toujours d'après les documents obtenus par le journal. Et ce n'est pas fini !

logement: polémique sur les chiffres

Les prix des logements anciens en France devraient rester stables en 2010, estime la Fnaim, principale organisation professionnelle du secteur, quand d'autres pronostiquent une baisse des prix, faisant rebondir la polémique sur la fiabilité des statistiques immobilières. Les prix des logements anciens ont baissé de 1,4% au premier trimestre 2010 par rapport au dernier trimestre 2009 et sont aujourd'hui voisins de leur niveau de l'automne 2005, selon une étude publiée par la Fédération nationale de l'immobilier. Cela n'a pas empêché une forte chute des ventes, tombées de 800.000 en 2005 à 575.000 en 2009. La baisse pour les appartements a été de 2,7%, alors que les prix des maisons sont restés quasiment stables (-0,1%), d'après la Fnaim.

Par régions, l'évolution est fortement contrastée, note la Fédération. Ainsi en Ile-de-France, les prix sont en forte poussée (+7,6% entre le 4e trimestre 2009 et les trois premiers mois de 2010). L'ouest (+3,4%) et le sud-ouest (+2,4%) connaissent également des hausses. Par contre, dans les régions où les difficultés économiques sont les plus importantes, les prix sont en baisse: nord et est (-5,5%), centre et Alpes (-3,1%), sud-est (-0,6%). Mais, pour l'ensemble de 2010, la Fnaim prévoit en moyenne une "stabilité" des prix, après deux années de recul (-4,9% en 2009, -3,1% en 2008) liée à la crise qui avaient mis fin à une décennie d'envolée.

Ces chiffres contredisent ceux donnés la semaine dernière par l'un des trois principaux réseaux d'agences immobilières en France, Century 21, qui faisait état d'une hausse de 1,09% des prix dans l'ancien, constatée depuis le début de l'année dans ses agences. Sur l'ensemble de l'année, Century 21 table en outre sur une progression des prix comprise "entre 1% et 3%".

Autre son de cloche: pour le Crédit Foncier, établissement spécialiste du crédit immobilier, la baisse devrait être de 3% en moyenne en 2010, avec des hausses de 1% à 3% en centre-ville, notamment à Paris, et des baisses pouvant atteindre 5% à 10% dans la périphérie des agglomérations, plus touchées par la crise.

Mathilde Lemoine, directeur des études économiques de la banque HSBC France, table même sur une diminution de 4% car "la demande reste fragile compte tenu du contexte macro-économique et la baisse des prix reste insuffisante au regard de la solvabilité des ménages".

Face à ces données contradictoires, difficile pour les acquéreurs de se faire une idée claire de la tendance, en l'absence de statistiques officielles en temps réel. Celles fournies par les notaires ne sont en effet dévoilées qu'après la signature définitive des ventes, alors que les agents immobiliers se fondent sur les promesses de vente. Un problème souvent dénoncé ces derniers mois. "La disparité des informations fournies par les grands organismes nécessite des décisions rapides du gouvernement pour arriver à ce que le public s'y retrouve", souligne Henry Buzy-Cazaux, président de l'Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI).

Pour mettre fin à la polémique, le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a promis que les pouvoirs publics proposeraient "à terme des statistiques à l'échelle d'une rue", sur la base des conclusions du rapport rendu récemment par le Conseil national de l'information statistique (CNIS). "Un groupe de travail", qui aura notamment pour tâche d'essayer de mettre tous les professionnels d'accord, sera installé avant la fin avril pour travailler sur cette question, a précisé M. Apparu à l'AFP.

pandémie h1n1: des experts se penchent sur la gestion critiquée de l'oms

Des experts ont abordé à Genève certaines questions cruciales dans le débat sur la gestion internationale de la grippe pandémique H1N1, alors que les critiques à ce propos se sont multipliées contre l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Nous voulons savoir ce qui a bien fonctionné. Nous voulons savoir ce qui n'a pas marché et, dans l'idéal, pourquoi ? Nous voulons savoir ce qui aurait pu être amélioré et, dans l'idéal, comment?", a expliqué la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan. Le comité de 29 experts de 28 pays est une réponse de l'OMS aux accusations selon lesquelles elle a exagéré la menace de la première pandémie du XXIe siècle sous l'influence des laboratoires pharmaceutiques, amenant ses 193 pays membres à acheter bien plus de vaccins que nécessaire.

Les experts, qui doivent rendre leur premier rapport intérimaire d'ici au mois de mai, ont abordé de front une question cruciale: la difficulté d'évaluer la virulence d'une maladie contagieuse en termes de mortalité et non seulement selon sa répartition géographique.

En juin 2009, deux mois après sa découverte au Mexique et aux Etats-Unis, l'OMS a déclaré que la grippe était une "pandémie" en se fondant principalement sur sa progression rapide. Cette décision a automatiquement déclenché, en vertu des règlements de santé internationaux, une batterie de mesures, dont la recommandation d'une vaccination à grande échelle de la population. L'élaboration du règlement sanitaire international, texte qui régit la réponse aux crises sanitaires à l'échelle mondiale, a eu lieu alors que la grippe aviaire H5N1, très virulente avec un taux de décès de plus de 60% des personnes infectées, était encore présente dans tous les esprits, ont rappelé plusieurs experts. "Nous nous attendions à ce que (la grippe H1N1) soit beaucoup plus grave", a souligné le professeur australien John Mackenzie.

Le virus H1N1 a fait 17.700 morts confirmés en laboratoire dans plus de 200 pays et territoires selon l'OMS, un chiffre bien inférieur aux nombre de décès causés par une grippe saisonnière classique.

La virulence est d'autant plus difficile à évaluer que "de nombreux pays n'ont pas la capacité de déterminer de façon fiable la gravité (en termes de mortalité) du virus", a fait valoir Martin Cetron, du Centre de contrôle et de prévention des maladies d'Atlanta (Etats-Unis). Certains pays pauvres ne tiennent même pas de registres de naissance et de décès, a noté Mme Chan.

Des membres du Conseil de l'Europe, qui a créé une commission d'enquête, ont critiqué avec virulence l'OMS alors que la polémique enflait dans de nombreux pays sur les millions de vaccins inutilisés promis à la destruction en raison de la réticences des populations à se faire vacciner. Même si "le monde était plus préparé que jamais" quand la grippe H1N1 est apparue, la réponse internationale n'a pas été tout à fait satisfaisante, a reconnu le conseiller spécial de l'OMS sur les grippes pandémiques Keiji Fukuda. Il a noté qu'il y avait eu "de la confusion" dans la communication sur la pandémie et le virus. La gestion du phénomène, à la fois "global" et "complexe", n'a pas été assez souple. Mais la grippe H1N1 était aussi atypique, a-t-il avancé. Elle a par exemple surtout touché les jeunes et non les plus âgés: l'âge de décès moyen était de 37 ans pour les patients infectés par le H1N1, alors qu'il se situe à 75 ans pour une grippe saisonnière. Le comité d'experts doit rendre ses conclusions en janvier 2011. Sans commentaire.

De toutes les façons, nous réitérons ce que nous avons écrit en temps et en heure : cette opération de la grippe du goret est un TEST en vue de quelque chose de beaucoup plus sérieux en préparation.

fmi/réunion des ministres des finances du g20 le 23 avril a Washington

Une réunion des ministres des Finances du groupe des pays riches et émergents du G20 doit se tenir le 23 avril à Washington, indique le site internet du Fonds monétaire international. Les ministres doivent se retrouver au siège du FMI la veille du début des assemblées de printemps du Fonds et de la Banque mondiale, les 24 et 25 avril. Un point presse est prévu ce vendredi-là à 17H20 (21H20 GMT/23h20 HEC), avec le ministre coréen Yoon Jeung-Hyun et le ministre canadien Jim Flaherty, ajoute le programme publié par le FMI. Ces deux hommes représentent les deux pays qui coprésident le G20 cette année.

Le FMI ne fait pas mention d'une éventuelle rencontre des ministres du G7, comme il s'en tient généralement en marge des assemblées du FMI et de la Banque mondiale. Le Canada doit accueillir en juin des sommets du G8 et du G20, et la Corée en novembre. Le G7 regroupe quatre pays européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie), le Canada, les États-Unis, et le Japon. Le G8 y ajoute la Russie. Le G20 comprend le G8 et d'autres économies parmi les plus grandes du monde (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique et Turquie) ainsi que l'Union européenne.

Cette information survient au moment où la BRI (la Banque des banques centrales) lance un avertissement de "risque majeur" de krach obligataire planant sur les principales places financières américaines... LIESI a déjà fait référence à une telle éventualité dernièrement.

UN HAUT MAGISTRAT RUSSE TUE PAR BALLE DANS LE CENTRE DE MOSCOU

Un haut magistrat du tribunal municipal de Moscou, Edouard Tchouvachov, qui avait présidé plusieurs procès d'ultra-nationalistes, vient d'être assassiné apar balle dans son immeuble du centre de la capitale russe. Voici un extrait du communiqué du comité d'enquête du Parquet russe: "L'homme, blessé par balle à la poitrine et à la tête, est mort sur place", et l'auteur des coups de feu a pris la fuite. "Plusieurs versions de l'assassinat sont à l'étude, la principale est liée à son activité professionnelle", précisent les enquêteurs. De son côté, le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que "tout le nécessaire" serait fait "pour que les organisateurs et les exécutants de ce crime cynique soient retrouvés et punis", selon un bref communiqué du Kremlin.

Le juge faisait partie du collège chargé des affaires pénales. Il "examinait des affaires criminelles difficiles", a déclaré sur la radio Echo de Moscou la porte-parole du tribunal municipal de Moscou, Anna Oussatcheva. Agé de 47 ans, le magistrat avait notamment présidé le procès retentissant d'un groupe de skinheads appelé "Les loups blancs", dont les membres ont été condamnés en février à des peines allant de six ans et demi à 23 ans de prison ferme pour des meurtres à caractère racial. Mme Oussatcheva a rappelé qu'il avait en outre condamné la semaine dernière trois nationalistes accusés eux aussi de meurtres racistes.

 Galina Kojevnikova, experte de l'ONG Sova, spécialisée sur la xénophobie, a indiqué à l'AFP que le juge était dans la ligne de mire des nationalistes. "Depuis fin 2009, des menaces à mots couverts contre ce juge ont été publiées sur des sites des ultra-nationalistes, notamment sur Rousskii Verdict, qui offre une aide juridique à tous ceux qui sont accusés de crimes nationalistes", a-t-elle raconté. "Ils ont publié sa photo et des extraits audio de son intervention à l'un des procès en le présentant comme une personne dangereuse pour les Russes", a ajouté Galina Kojevnikova.

Mais le juge avait aussi condamné plusieurs policiers haut placés et notables pour corruption, indique le tribunal municipal de Moscou sur son site internet. Le juge était en train de traiter deux affaires, poursuit-il. L'une d'elles, qui était classée "confidentielle", devait être examinée le jour de l'ssassinat par M. Tchouvachov et concernait un homme soupçonné de "terrorisme", Vladimir Belachov, accusé d'avoir fait sauter en 1997 une statue du Tsar Nicolas II.

Une source au sein des services de sécurité de Moscou a indiqué à l'agence RIA Novosti que les enquêteurs disposaient d'indices sur le meurtrier grâce à des vidéos de surveillance. "Un homme de type slave, mesurant entre 1,75m et 1,80, et âgé de 25 à 30 ans, de constitution normale, est recherché. Le suspect porte une casquette et un blouson noirs, et un jean", a dit cette source.

Cet assassinat intervient un peu plus d'un an après celui d'un avocat spécialiste des droits de l'homme et des exactions commises pendant les deux guerres de Tchétchénie, Stanislav Markelov. Deux nationalistes russes avaient été arrêtés et condamnés pour cet homicide et celui d'une journaliste qui accompagnait l'avocat, Anastassia Babourova.

La Russie glisse lentement mais sûrement vers un nationalisme pur et dur au moment même où les derniers événements géopolitiques témoignent de la reprise, par Moscou, de certaines régions appartenant autrefois à la sphère de l'URSS....

Afghanistan : le président karzaï accuse l'OTAN d'avoir tue QUATRE civils

Le président afghan Hamid Karzaï a accusé les troupes de l'Otan d'avoir tué quatre civils, en ouvrant le feu sur un autobus qui s'était approché d'un convoi des militaires étrangers dans le sud de l'Afghanistan. "Ouvrir le feu sur un autobus va à l'encontre des engagements de l'Otan de protéger les civils et ne se justifie d'aucune manière", a déclaré le président afghan, qui a "fermement condamné" cet acte. Le drame s'est produit sur une route principale de la province de Kandahar, berceau des talibans, quand un autobus civil s'est approché d'un convoi de la force internationale de l'Otan (Isaf), a précédemment expliqué le bureau de gouverneur de la province dans un communiqué. Les militaires étrangers ont ouvert le feu dans des circonstances qui n'ont pas été détaillées. Les véhicules blindés des forces internationales arborent tous un panneau prévenant les autres véhicules de ne pas s'approcher, surmonté du dessin d'une main signalant la même chose. "Quatre civils ont été tués", selon le communiqué du bureau du gouverneur, qui a précisé qu'une femme et un enfant faisaient partie des victimes. Dix-huit autres passagers du bus ont été blessés, dont une douzaine ont été transportés à l'hôpital par les militaires de l'Isaf, selon ce texte.

une aide a la Grèce n'est qu'hypothétique

Le gouvernement allemand continue d'affirmer qu'une aide à la Grèce n'est pas à l'ordre du jour, au lendemain de la concrétisation par les pays de la zone euro de leur plan d'aide qui verrait l'Allemagne prêter plus de 8 milliards d'euros à Athènes. "Le fait qu'un extincteur soit accroché au mur ne fournit absolument aucune information sur la probabilité de son utilisation", a commenté Christoph Steegmans, porte-parole adjoint du gouvernement allemand, lors d'un point de presse ordinaire. Le porte-parole du ministère des Finances, Michael Offer, a jugé pour sa part que l'accord trouvé dimanche était simplement "une concrétisation au niveau technique", qui avait pour but de calmer les marchés. M. Steegmans et M. Offer ont rappelé que l'activation du plan d'aide, dont les pays de la zone euro ont fixé dimanche le montant maximal et les modalités, supposait que la Grèce demande de l'aide, ce qu'elle n'a pas fait à cette date, et nécessitait un vote à l'unanimité des pays de la zone euro. Ceux-ci se sont entendus pour prêter à la Grèce au moins 30 milliards d'euros, à un taux d'intérêt de l'ordre de 5%, inférieur au taux de la dette grecque sur les marchés à l'heure actuelle. L'Allemagne, première économie européenne, contribuerait environ à hauteur de 8,4 milliards d'euros à un volume de 30 milliards, a déclaré M. Offer, soulignant qu'il s'agissait d'un montant "tout théorique".

trois mois après le séisme en Haïti, l'urgence perdure pour les ong

Trois mois après le séisme qui a fait au moins 220.000 morts en Haïti, les ONG sont encore en phase d'intervention d'urgence alors que l'arrivée de la saison des pluies rend la population plus vulnérable, estiment de grandes ONG dans des communiqués distincts. Selon un communiqué de Médecins du Monde: "1,3 million de personnes sont sans-abri" et "la saison des pluies va encore détériorer leurs conditions de vie". "Si la phase aiguë est terminée, les besoins humanitaires et sanitaires restent colossaux en particulier pour ces sans-abri et les milliers de déplacés internes", poursuit l'ONG médicale, qui appelle, comme Médecins sans frontières (MSF), à prolonger la gratuité des soins dans le domaine sanitaire. "La population haïtienne est et sera durablement affectée", rappelle MDM dont le réseau international a reçu un total de 10,8 millions d'euros pour cette intervention d'urgence après le séisme du 12 janvier en Haïti. "A chaque réplique ressurgissent la peur, les insomnies et les crises d'angoisses (...) certains cas relèvent aujourd'hui de la psychiatrie, or les structures de prise en charge sont quasi inexistantes".

Ce qu'il est important de préserver, c'est le respect de la souveraineté du peuple haïtien et lui permettre d'exploiter les extraordinaires richesses de son sous-sol. Malheureusement, la détérioritation de la situation est en faveur des intérêts mercantiles probablement impliqués dans le drame du 12 janvier 2010, survenu au moyen de la technologie des "armes à tremblement de terre"; technologie issue des découvertes de N. Tesla (voir le numéro 203 de LIESI).

Kirghizstan: des milliers de personnes aux funérailles des victimes

Quelque 7000 personnes se sont rassemblées au cimetière d'Ata-Beiit dans les montagnes du Kirghizstan pour une cérémonie d'adieu à seize victimes des affrontements du 7 avril 2010. Les membres du gouvernement provisoire étaient présents. Les corps enveloppés dans des draps et des drapeaux du Kirghizstan étaient placés devant la foule dans ce cimetière situé dans les montagnes, à 40 km de la capitale Bichkek, et qui accueille aussi un monument à la mémoire des victimes des répressions staliniennes et les dépouilles de célébrités kirghizes.

Rappelons que des violents affrontements ont éclaté le 7 avril entre des milliers de manifestants et les forces de l'ordre, qui ont ouvert le feu sur la foule alors qu'elle tentait de prendre d'assaut le siège de la présidence et du gouvernement à Bichkek, la capitale. Les violences, qui ont fait 79 morts, se sont répandues dans une grande partie de la ville, forçant le président à la fuite. Ce dernier est réfugié dans son fief de Djalal-Abad, au sud du pays. L'armée américaine a elle décidé de suspendre ses vols de troupes depuis sa base aérienne au Kirghizstan pour des raisons de sécurité. Elle fera transiter les soldats en partance ou au départ d'Afghanistan par le Koweït.

Ce sujet du Kirghizstan a souvent été étudié dans les Hors série mensuel de RUSSIE. Il y a dans cette région une lutte d'influence entre le bloc de commandement de Washington et celui de Moscou. Tout laisse à penser que le Kremlin bande les muscles au fur et à mesure que les Etats-Unis s'effondrent. La tenue des indices boursiers de Wall Street et la publication tronquée des indices macro-économiques ne sont qu'un leurre masquant la réalité. Et cette réalité est un effondrement très inquiétant d'un Empire qui n'a rien à envier à l'Empire du Milieu... L'économie réelle est devenue quasiment inexistante aux Etats-Unis.

 l’avion du président polonais s’écrase en Russie

L’avion transportant le président polonais Lech Kaczynski s’est écrasé ce samedi à son atterrissage à l’aéroport de Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Selon les autorités russes, les 87 personnes à bord ont perdu la vie dans l’accident. «L’avion a accroché des arbres, il s’est écrasé et a pris feu», a dit un porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères à la chaîne de télévision privée TVN24. «A son bord, il y avait le président, accompagné de son épouse, le chef de l’état-major, et le vice-ministre des Affaires étrangères Andrzej Kremer», a-t-il ajouté.

Par cet accident, tout l'exécutif polonais est mis à mal !

Lech Kaczynski était également accompagné par les familles d’officiers polonais exécutés il y a 70 ans par la police de Staline. Ils devaient se recueillir sur leurs tombes à Katyn, près de Smolensk. 

Il n’y a pas eu de survivant, a déclaré le gouverneur de la région russe de Smolensk. A Moscou, le ministère des situations d’urgence, cité par l’agence Itar-Tass, a de son côté indiqué que 87 personnes avaient été tuées dans la catastrophe.

Comment ne pas rapprocher cet événement de ceux qui surviennent depuis quelques semaines, à la suite des attentats du métro de Moscou ? C'est troublant, mais en l'espèce il est encore trop tôt pour faire des conjectures.

banques françaises: une facture qui est loin d'être définitive

La facture de la crise pour les banques françaises s'est élevée à 33 milliards d'euros depuis juin 2007, dont 8,5 milliards pour 2009, attribuable "principalement" aux actifs dits "toxiques", vient d'indiquer le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer.

L'exposition des banques françaises à la Grèce ne suscite "pas d'inquiétude particulière", a voulu ajouter le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, admettant néanmoins que les autorités de régulation françaises surveillent "de près" la situation.

nucléaire : paris et Rome renforcent leur partenariat

La France va signer une série d'accords avec l'Italie dans le domaine du nucléaire, avec l'espoir de participer activement à la relance de cette énergie dans la Péninsule. Le sommet annuel des deux pays, qui se réunit à Paris, sera également marqué par des partenariats dans les transports ferroviaires et la défense, indique-t-on à l'Elysée. Le plus spectaculaire portera sur la création d'une brigade alpine franco-italienne, sur le modèle de la brigade franco-allemande créée en 1989. Conçue pour intervenir dans les zones de montagne, elle sera opérationnelle en 2013. Pas moins de sept accords nucléaires doivent être signés, au niveau des gouvernements et des industriels, avec l'ambition côté français que "l'Italie devienne le grand partenaire" de la France dans ce secteur en Europe. Ils feront suite à la signature, l'an passé à Rome, d'un accord cadre par lequel la France s'engageait à aider l'Italie à relancer sa production d'énergie nucléaire. Le gouvernement de Silvio Berlusconi a depuis obtenu le feu vert du Parlement pour un programme qui prévoit la mise en chantier de la première de quatre centrales de type EPR en 2013.

Les textes paraphés à Paris s'inscrivent dans le cadre global de l'accord cadre de 2009, dont le président du Conseil italien avait estimé qu'il permettrait à son pays, qui importe 80% de ses besoins énergétiques, de "gagner plusieurs années" sur le plan de l'expertise technologique. Les deux gouvernements concluront ainsi un accord de coopération dans la formation de chercheurs et ingénieurs spécialisés.

Enel et EDF, les deux grands électriciens nationaux, devraient pour leur part annoncer de nouveaux projets de coentreprises après celle créée l'an dernier pour mener les études de faisabilité des centrales italiennes en projet.

Areva nouera de son côté un partenariat avec son homologue Ansaldo Nucleare (groupe Finmeccanica) pour le montage et la mise en service de réacteurs de centrales de type EPR.

Le numéro un mondial des technologies nucléaires devrait aussi s'allier avec le groupe Techint, spécialisé dans la construction d'infrastructures énergétiques, pour les marchés du Proche-Orient. D'autres accords porteront sur la sécurité et le traitement des déchets nucléaires.

A l'Elysée, on souligne que la France n'a "jamais signé des accords aussi cohérents, aussi ambitieux" dans le nucléaire. L'espoir est qu'ils placent les industriels français, qui restent sur un échec aux Emirats arabes unis fin 2009, en position de force une fois que l'Italie lancera les appels d'offres pour la construction de ses nouveaux réacteurs. EDF a déjà obtenu des participations dans les futures centrales tout comme Enel est présent au capital (12,5%) de la première centrale EPR française à Flamanville (Manche) et sera également présent au tour de table de celle de la seconde, à Penly (Seine- Maritime). Le groupe français est aussi présent au capital du deuxième électricien italien, Edison, et négocierait sa prise de contrôle avec le rachat des parts de son partenaire local A2A. En matière de défense, un secteur où l'Italie est un partenaire majeur de la France, Paris et Rome signeront des accords de coopération navale et dans les satellites. Dans les transports ferroviaires, les deux pays ont décidé de "faire la paix" après les tensions créées par l'arrivée de la SNCF au capital de l'opérateur privé italien Ntv et la commande par celui-ci de 25 rames à grande vitesse à Alstom.

la Grèce cherche a faire pression sur les marches

La Grèce ne parvient toujours pas à convaincre les marchés qui lui font désormais payer très cher le financement de ses déficits, mais le gouvernement d'Athènes assure faire face, sans recourir pour l'instant au plan d'aide proposé par les Européens il y a quinze jours. Poursuivant leur hausse, les taux des obligations grecques à dix ans ont atteint jeudi le niveau historique de 7,508%, du jamais vu depuis l'adoption de l'euro par la Grèce en 2001! Cela signifie qu'elle doit actuellement débourser plus du double de l'Allemagne, référence des marchés, pour financer ses déficits. Dans ces conditions, les experts expriment désormais ouvertement leurs inquiétudes sur la capacité du pays à faire face à la crise financière.

En dépit de cette aggravation, le porte-parole du gouvernement grec a écarté l'hypothèse d'un recours dans l'immédiat au plan de soutien décidé le 25 mars à Bruxelles et qui prévoit l'octroi de prêts européens et du Fonds monétaire international (FMI). "Il n'y a pas de raison de prendre cette initiative pour le moment", a déclaré Georges Pétalotis. Au même moment, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet s'efforçait d'apaiser les craintes des marchés en jugeant un défaut de paiement de la Grèce "hors de question". Et d'ajouter, lors d'un point de presse à Francfort, que le plan d'aide européen était "viable" en dépit des critiques dont il fait l'objet. "Alors que la prime de risque augmente, il devient de plus en plus probable que les autres pays (de la zone euro) devront prêter main forte à la Grèce", ont estimé de leur côté des analystes de la banque allemande Commerzbank. Mais l'Europe, Allemagne en tête, ne semble toujours pas prête à s'engager, et les conditions de déblocage de l'aide européenne décidée il y a quinze jours, avec l'appui du FMI, ne sont toujours pas éclaircies.

Selon certains analystes, l'hypothèse d'un recours au FMI, seule institution en mesure de débloquer les fonds nécessaires à des taux raisonnables pour la Grèce, est donc désormais à envisager sérieusement. Les craintes des analystes sont d'autant plus fortes que le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou a reconnu que le déficit public pour 2009 serait révisé "au moins à 12,9%" du PIB contre 12,7% actuellement.

Une légère embellie sur le front des déficits a été toutefois annoncée par le ministère des Finances : le déficit public de la Grèce a baissé de 40% au premier trimestre 2010 à 4,3 milliards d'euros, sous l'effet des récentes mesures d'austérité. Le gouvernement a assuré que la Grèce continuerait à emprunter sur les marchés en dépit de la hausse historique des taux. Ayant déjà emprunté fin mars à des taux de plus de 6%, l'Etat grec n'a pas exclu une émission obligataire en dollars afin de lever 11,5 milliards d'euros (15,6 milliards de dollars) et couvrir les besoins d'ici mai.

Rappelons que tout cela est le fruit d'une action concertée entre Wall Street et plusieurs clans au sein de l'Union européenne. Nous expliquerons dans les prochains numéros de LIESI où veulent en arriver les complotistes de ce plan synarchiste,  où le peuple grec est pris en otage.

l'euro poursuit sa glissade...

L'euro recule encore face au dollar, victime des inquiétudes persistantes sur la capacité de la Grèce à refinancer sa dette et à sortir d'une crise financière sans précédent, au profit de monnaies jugées plus sûres comme le yen. Bien évidemment, ce sont les médias financiers internationaux qui entretiennent cette situation avec les agences de notation dont LIESI a récemment montré la nocivité. Il est tout à fait raisonnable de parler de "complot contre la Grèce". La Grèce a été choisie comme laboratoire par les cadres de la Maison Commune européenne en vue d'introduire une étape supérieure au plan mondialiste : un fédéralisme économique, sans pitié pour les populations. Officiellement, l'euro reste pénalisé par le gouffre budgétaire de la Grèce et le financement de la dette du pays, les investisseurs ne croyant plus aux assurances données encore par le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, que le pays ne cherchait pas à modifier l'accord conclu fin mars en vue d'un éventuel soutien financier par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) pour aider le pays à redresser ses comptes. Le taux des obligations d'Etat grecques a atteint hier son plus haut niveau depuis l'entrée du pays dans la zone euro à 7,176%, après l'annonce d'une révision à la hausse du déficit grec. Les éventuelles mesures d'aides demeurent très floues alors que ces derniers jours ont montré qu'il est de moins en moins probable que la Grèce ait la capacité de régler seule ses problèmes, estimaient les cambistes en Asie après leurs collègues aux Etats-Unis la veille. S'ajoutant à ces inquiétudes, l'activité dans la zone euro a stagné au quatrième trimestre, selon des chiffres révisés dernièrement.

la crise financière et économique percute le vignoble aquitain

L'Aquitaine, première région viticole française pour sa valeur foncière il y a 20 ans, a perdu sa place de leader au profit de la Champagne, affichant un paysage viticole à plusieurs vitesses en terme de prix à l'hectare et de revenu, selon les dernières études. L'Aquitaine, qui comporte le vaste vignoble bordelais avec une cinquantaine d'AOC répertoriées, ne représente aujourd'hui plus qu'un cinquième de la valeur foncière nationale contre près du tiers en 1991, selon une étude de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf) Aquitaine. Si la Champagne s'est renforcée n absorbant plus de la moitié des 47 milliards d'euros que représente le foncier viticole français à appellation, le vignoble bordelais a subi de plein fouet l'impact de la crise mondiale. L'endettement des viticulteurs y est un des plus élevés de France et leur revenu annuel moyen, à 28.200 euros en 2007, parmi les plus bas de l'hexagone. En outre, "un viticulteur aquitain sur deux dispose d'un revenu inférieur à 18.000 euros soit l'équivalent de la valeur d'un hectare de bordeaux rouge", souligne l'étude de mars 2010.

"La crise qu'on observe sur le marché viticole, on la retrouve sur le marché des vignes, où beaucoup de propriétés sont à vendre", déclare à l'AFP Hervé Olivier, directeur départemental de la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural). "Le marché a diminué de manière significative: on a eu 1.500 hectares de vignes vendues en 2009, en baisse de 23% par rapport à 2008, pour un montant total de 109 millions d'euros au lieu de 120 millions en 2008, en baisse de 9% en valeur globale", dit-il.

En dehors de cinq appellations "prestigieuses" - Pomerol, Margaux, Saint-Julien, Saint-Estèphe et Pauillac -, le prix moyen de l'hectare de vigne planté ne cesse de chuter en Aquitaine, souligne encore la Draaf, dans une étude de février 2010. "En 20 ans, le paysage viticole aquitain s'est redessiné" avec de grandes "disparités": d'un côté des appellations à forte valeur ajoutée qui attirent les investisseurs, de l'autre près des deux tiers des surfaces viticoles en stagnation ou en chute libre. Beaucoup ont perdu entre le quart et plus de la moitié de leur valeur initiale. "On assiste à un nivellement par le bas avec une viticulture à deux vitesses", commente Jacky Bonotaux, chef du pôle études et prospectives à la Draaf.

Avec moins d'un vingtième de la surface viticole régionale, les cinq "sœurs" représentaient en valeur la moitié du foncier viticole régional en 2008 (contre 18,7% en 1991). Selon des données de 2008, près des deux tiers des surfaces viticoles d'Aquitaine se négocient en dessous de 20.000 euros. A l'opposé, les cinq "grandes" font "jeu égal avec le vignoble champenois" et affichent un prix à l'hectare supérieur à 800.000 euros. Leurs prix, déjà plus élevés en 1991, ont triplé voire quintuplé en 17 ans. A Margaux, le prix moyen de l'hectare de vigne planté a atteint le million d'euros en 2008, en progression de 395,5% par rapport à 1991. Idem pour le Pomerol, en hausse de 164,6% tandis que le Fronsac affiche la plus forte baisse à 55.000 euros l'hectare (-26,7%). "On observe un nouveau décrochage des prix à l'hectare sur les trois premiers mois de 2010", explique M. Olivier, "un seuil psychologique a été franchi et (sur les bordeaux génériques) les vendeurs acceptent des offres à des prix inférieurs à 15.000 euros l'hectare, du coup les transactions repartent", en absorbant plus de la moitié des 47 milliards d'euros que représente le foncier viticole français à appellation, le vignoble bordelais a subi de plein fouet l'impact de la crise mondiale.

le président de la bce cherche a convaincre les allemands

de rester dans l'euro

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, vante dans une tribune parue ce vendredi dans la presse allemande les mérites de l'euro "dont la stabilité n'a rien à envier à celle du Deutsche Mark". "La BCE a tenu la promesse de stabilité des pères fondateurs de l'euro", assure M. Trichet dans cette longue contribution parue dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, comme en réponse aux craintes exprimées récemment par les Allemands d'un affaiblissement de la monnaie unique, pénalisée par les déboires de plusieurs pays très endettés, Grèce en tête. Hier encore, la chancelière Angela Merkel avait rappelé : "Le peuple allemand a abandonné le Deutsche Mark à l'époque en misant sur un euro stable, (...) cette confiance ne doit en aucun cas être trahie".

Au cœur de la crise grecque, 46% des Allemands avaient indiqué dans un sondage publié par Bild am Sonntag qu'il seraient prêts à envisager un retour au Deutsche Mark si l'euro devait s'affaiblir durablement.

Dans sa tribune, M. Trichet vante les bienfaits d'une inflation modérée, dont il assure qu'elle reste l'objectif numéro un de la BCE. "La crise financière n'a rien changé à cette conviction fondamentale", selon lui. "La BCE va rester un pilier de stabilité et de confiance. Elle est aux côtés des citoyens", conclut-il.

L'ancien gouverneur de la Banque de France, en poste à la BCE depuis 2003 et encore jusqu'à l'an prochain, reconnaît que "des tensions occasionnelles entre les banques centrales indépendantes d'une part et les gouvernements et groupes d'intérêt de l'économie et de la finance d'autre part ne sont pas inhabituelles en démocratie", mais elles sont selon lui "dans la nature même des choses". M. Trichet a à plusieurs reprises exprimé sa réticence à voir le Fonds monétaire international (FMI) intervenir en faveur de la Grèce, privilégiant une solution purement européenne. Il s'opposait en cela ouvertement à la chancelière allemande Angela Merkel qui a finalement imposé ses vues à ses partenaires, dans un accord trouvé jeudi soir après d'âpres tractations.

JP Morgan : la Chine est en surchauffe...

La Chine est proche de la surchauffe, affirme JPMorgan Asset Management qui cite plusieurs statistiques récentes. Les ventes de détail ont ainsi progressé de 22,1 % sur un an et la production industrielle en janvier/février a bondi de 20,7 % sur la même période. «Sans surprise, l'inflation est venue gâcher la fête», écrit-il. Selon lui, l'appréciation de 5,4% des prix à la production sur un an suggère des pressions inflationnistes sous-jacentes.

Le gestionnaire d'actifs considère cette situation comme préoccupante, d'autant que la croissance du crédit reste au-delà de l'objectif. Il explique que pour atteindre l'objectif de 17% de croissance du crédit cette année, le taux de progression devra revenir de 27,2% en février à une moyenne de 14,8% jusqu'en fin d'année. «La trajectoire d'ajustement suggérée par ces chiffres n'est pas cohérent avec un ajustement ralenti et sans douleur», prévient la société. JPMorgan AM anticipe de nouvelles annonces d'augmentation des réserves obligatoires des banques. Il estime enfin que l'on ne peut exclure une annonce surprise de hausse des taux dans les prochaines semaines.

La banque maîtresse des Rockefeller prépare le terrain d'un atterrissage en catastrophe de la Chine.

Le lien est établi, par les scientifiques, entre pesticides et cancers

L’équipe lauréate du Prix de la Recherche a montré comment les pesticides agissent sur le système immunitaire, faisant naître des globules blancs protégés et susceptibles de devenir cancéreux.

Pour la première fois il a été démontré l’existence, à l’échelle moléculaire, d’une relation entre l’exposition professionnelle aux pesticides et l’acquisition d’une anomalie chromosomique connue pour être l’une des étapes initiales de la cancérisation.

Avec 110 000 tonnes épandues en 2008 (dont 90% pour l’agriculture), la France est le premier consommateur européen de pesticides (herbicides, fongicides, insecticides) et le quatrième du monde, derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Japon. Leur toxicité a été démontrée au travers d’études in vitro et in vivo, sur les animaux. Ces études ont déjà attribué à ces substances chimiques le pouvoir de casser l’ADN. Les utilisateurs intensifs de pesticides ont un risque accru de cancer. (Revue La Recherche, décembre 2009) Les agriculteurs sont les premières victimes des produits qu’ils répandent sur la nourriture que nous mangeons. Depuis une trentaine d’années, des cultivateurs prennent conscience de cette situation et décident de passer à la culture bio… mais ce changement est bien difficile car les contraintes sont énormes. (Source: Ma-At Association)

Etats-Unis: le temps des faux prophètes et des aveugles...

La Commission des opérations de Bourse américaine, la SEC, vient de lancer des poursuites contre un prétendu voyant. Sean David Morton qui se fait appeler "le prophète de l'Amérique", a levé six millions de dollars en faisant croire aux investisseurs qu'il pouvait prédire l'évolution de la Bourse. La SEC a déposé sa plainte dans un tribunal fédéral à New York contre cet escroc et contre trois entités qu'il co-détenait avec sa femme sous l'appellation "Delphi Associates Investment Group".

D'après la plainte de la SEC, Sean David Morton a commencé à démarcher des investisseurs à partir de l'été 2006 en leur affirmant qu'il pouvait user de ses talents de voyance pour les guider dans leurs placements. Dans une lettre d'information à de potentiels investisseurs, il affirmait avoir prédit "tous les sommets et tous les planchers du marché, et donné les dates exactes des hausses et des chutes boursières sur les 14 dernières années". "Les pouvoirs de voyance auto-proclamés de Sean David Morton n'étaient rien de plus qu'une arnaque pour attirer les investisseurs et leur voler de l'argent", a commenté George Canellos, directeur du bureau de New York de la SEC.

Grâce à son stratagème, il a extorqué plus de six millions de dollars à une centaine d'investisseurs. Il leur affirmait qu'il allait investir leurs fonds sur le marché des devises mais n'y a en fait investi que la moitié de l'argent levé. "Le prophète de l'Amérique" et sa femme ont par ailleurs utilisé 240 000 dollars des fonds de leurs investisseurs pour financer une association religieuse personnelle, le "Prophecy Research Institute" (l'Institut de recherche prophétique)...

Le commerce mondial s’effondre grâce aux politique des néolibéraux

Le volume des échanges commerciaux dans le monde a enregistré l'an dernier un recul de 12% en raison de la crise, un chiffre sans précédent depuis 1945, a annoncé mercredi le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy.

"Le commerce mondial s'est contracté de 12% en 2009, son repli le plus fort depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale", a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par un centre de réflexion européen à Bruxelles, le European Policy Center. Cette baisse de 12% est aussi supérieure aux plus récentes prévisions de l'OMC, qui tablait encore début décembre sur un repli de 10%. Cette situation rend aux yeux de M. Lamy d'autant plus impératif de relancer les négociations dites du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges mondiaux et de les boucler d'ici la fin de l'année. Il est "économiquement impératif de les conclure" cette année, a-t-il dit. Ce cycle de négociations a débuté en 2001 et a mis l'accent sur le démantèlement des obstacles au commerce pour les pays pauvres. Mais les échéances fixées pour conclure les pourparlers ont été manquées à plusieurs reprises.

Ce fanatique du Nouvel Ordre Mondial qu’est Pascal Lamy devrait avoir l’honnêteté de préciser qu’il est lui-même l’un des responsables de la catastrophe qui a déjà engendré 61 millions de chômeurs au sein des pays membres du G20. Une telle incompétence et un tel aveuglement dépassent l’entendement. Il est humainement impossible de lutter contre cette pression du cartel bancaire qui agit par l’intermédiaire de marionnettes comme Pascal Lamy

L’aspirateur chinois

«Entre 2000 et 2009, la Chine a gagné 5% de part du PIB mondial, soit plus d’un doublement de sa part en neuf ans. En 2009, le succès de la Chine apparaît clairement puisqu’elle devrait devenir le deuxième exportateur mondial, juste devant les Etats-Unis et le Japon… L’on assiste à l’accélération de la tendance du transfert de la richesse des économies développées vers les économies émergentes. Allant plus loin, on peut anticiper que la Chine va porter une attention de moins en moins grande au marché américain pour développer, en priorité, son marché intérieur. Ce changement radical dans les équilibres du système économique et financier mondial forcera les Etats-Unis à revoir, dans la douleur, leur problème de dette». (Source : Société Générale, The worst case scenario, 4e trimestre 2010 – Voir LIESI numéro 202).

DSK : un excellent prévisionniste !

Dès avril 2009, Dominique Strauss Kahn, le directeur du Fonds monétaire international (FMI), affirmait que la reprise se ferait début 2010 basant sa prédiction sur « la fin de la baisse des prix de l'immobilier américain qui constituera un signe important. On peut penser qu'on n'est pas trop loin du plancher, d'où notre schéma de reprise au premier semestre 2010 ».

Prétendre que la reprise dépend du marché immobilier est en soi léger ; en outre, cette reprise de l’immobilier n’est pas présente à l’heure où nous écrivons :

« Depuis le début de la semaine, les chiffres sur l'immobilier aux Etats-Unis donnent la chair de poule. Jour après jour, une série de statistiques décevantes sur le secteur outre-Atlantique confirme que le marché reste vraiment très fragile, ce qui pourrait bien envenimer les perspectives d'une reprise confortable de la croissance. En terme de transactions, que ce soit dans le neuf ou l'ancien, les chiffres font état de situations préoccupantes, avec des chutes en décembre qui n'ont jamais été atteintes depuis que les indices ont été créés ». (Source : Le Figaro du 27.01.10)

Un autre « expert » serinant le temps venu de la reprise est l’actuel président de la Banque centrale américaine, le sépharade Ben Bernanke, lequel fait valoir que le PIB des Etats-Unis a augmenté de 2,2% au troisième trimestre et de 5,7% au quatrième, soit un gain de 310 milliards en six mois. Mais, pour obtenir ces 310 milliards de croissance, il a fallu générer un plan de relance de 780 milliards de dollars, entièrement financé par la dette. Soit un rendement négatif du plan de – 61%. Comment le contribuable pourrait-il consommer alors que ces financiers de pacotille grèvent sur son dos un monticule de dettes qu’il va devoir payer ?

Des PDG qui veulent donner une image «propre»

Sachant que les appréciations des politiques ou des experts à la botte du système concernant l’évolution future de l’économie mondiale sont totalement mensongères, quelques patrons de grosses multinationales, en France et outre-Manche, préfèrent soigner leur image avant la catastrophe. Déjà l’année dernière de nombreux patrons et banquiers avaient renoncé à leurs primes. Aujourd’hui, le patron mythique du groupe L'Oréal, , Lindsay Owen-Jones, a renoncé à tout bonus au titre de l'année 2009. Il aurait pu prétendre à un chèque supplémentaire de 900.000 euros, s'ajoutant à son salaire fixe de 1,5 million d'euros. Et pour l'année 2010, M. Owen-Jones a souhaité que son salaire fixe soit diminué à 1 million d'euros, et que le bonus soit supprimé.

En France, le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a annoncé qu'il renonçait à son bonus, aux actions gratuites et aux stocks-options au titre de l'année 2009. Il est vrai que le bénéfice de sa banque a été divisé par 3 à 676 millions d'euros. Au Crédit Agricole, aucun bonus n'est versé au président du conseil d'administration René Carron. Chez BNP Paribas, aucune décision n'a encore été prise par le Comité des rémunérations concernant les deux têtes de la banque, Michel Pébereau, président, et Baudouin Prot, directeur général. Mais leur prime n'excédera pas 80% du salaire fixe pour M. Pébereau et 150% du salaire fixe pour M. Prot, soit respectivement 420.000 euros et 1,425 million d'euros, selon les règles internes à la banque. En 2008, ces deux patrons avaient renoncé à leur bonus.

Outre-Manche, les patrons des grandes banques britanniques RBS (Royal Bank of Scotland) et LBG (Lloyds Banking Group), en partie nationalisées, viennent d'indiquer qu'ils renonçaient par avance à leurs bonus, alors que leurs établissements devraient annoncer cette semaine des pertes.

Ainsi, les directeurs généraux des deux groupes, Stephen Hester et Eric Daniels, ont renoncé à leurs bonus qui s'élevaient à 1,81 million et 2,61 millions d'euros respectivement. Ils étaient moralement contraints de suivre l'exemple de leurs collègues de la banque rivale Barclays qui ne toucheront aucune prime en 2009, alors même que leur groupe annonçait un bond de ses profits, sans avoir reçu d'aide publique.

Selon le cabinet indépendant de conseil aux actionnaires PIRC, "la décision des responsables des deux banques dépendantes de l'aide de l'Etat de faire preuve d'une telle retenue est la bonne chose à faire, et doit être saluée", même si "elle ne met pas fin à la question des bonus".

Les banques, qu'elles soient françaises ou étrangères, continuent en effet à verser de généreux bonus à leurs traders, en avançant à chaque fois le même argument : si elles ne le font pas, les traders quittent la banque et vont ailleurs. Et si ces traders, considérés souvent comme indispensables à la bonne marche des affaires, quittent la banque, cela signifie qu'il y aura moins de bénéfices in fine. De ce point de vue, le lecteur pourra lire le commentaire de N. Rothschild dans les prochaines Brèves de LIESI. Une « prophétie » qui traduit une logique de dévastation en Angleterre.

Restons dans la zone Euro et contraignons le contribuable

A s’appauvrir !

Beaucoup l’on dit depuis de nombreuses années : l’euro n’est pas une monnaie viable. Faut-il conclure, à la lumière de l’actualité récente que l’euro est appelé à disparaître ? C’est possible mais il manque encore quelques éléments pour l’affirmer avec certitude. Néanmoins, ce scénario est déjà envisagé par quelques analystes.

Cela dit, la résistance d’une partie de l’establishment européen, prête à rationner les citoyens pour maintenir le rêve totalement utopique d’une Europe fédérale, se poursuit. C’est ainsi que des responsables espagnols annoncent : «S'il faut baisser massivement les dépenses publiques, s'il faut même trancher dans les dépenses sociales et les dépenses de santé, nous le ferons. Le plus important est de rester dans l’euro !»

Les autorités grecques sont dans une disposition semblable, du moins pour le moment. Conséquence : l’on s’attend à 22% de chômage avant la fin de l'année 2010.

Comme l’exprime l’économiste Jacques Sapir : «L'Euro est en crise. L’hétérogénéité des niveaux de l’inflation structurelle dans les pays de la zone ne pouvait que mettre à mal une construction à laquelle manquaient des pans entiers pour en assurer la cohérence. La crise grecque a donc constitué un avertissement et non un véritable test pour la zone Euro. La faiblesse de la réaction européenne, en revanche, pourrait bien laisser préjuger de ce que sera la capacité de résistance de cette zone quand la véritable crise arrivera : c’est-à-dire très faible. En effet, la situation de la Grèce sur le plan budgétaire est sérieuse, mais elle n’est pas la seule».

Nucléaire : la Corée s’attaque aux marchés des Etats-Unis

et de la France

C’est un consortium sud-coréen qui a remporté le contrat portant sur la construction de quatre réacteurs nucléaires de 1400 mégawatts chacun pour les Emirats arabes unis. Son montant d’environ 20 milliards de dollars pourrait se voir doubler avec les opérations de suivi et de maintenance. Pour la Corée, ce premier contrat d’exportation dans le domaine du nucléaire représente une véritable percée dans une aventure nucléaire vieille de 40 ans. En 1971, lors de la mise en chantier de la première centrale nucléaire coréenne à Gori, les ingénieurs du pays n’étaient pas du tout formés pour de tels projets technologiques. Pendant que l’entreprise américaine Westinghouse construisait puis conduisait les essais des deux premières centrales, les techniciens coréens, qui n’avaient même pas accès aux zones sensibles, apprirent en regardant, pour ainsi dire, par-dessus l’épaule des ingénieurs américains.

Le quotidien coréen Chosun Ilbo rapportait le 29 décembre dernier, non sans une fierté légitime, que « désormais, la Corée maîtrise quasiment l’intégralité de la technologie et l’exporte. (...) Derrière cette prouesse, on trouve les efforts et les sacrifices de nombreux scientifiques, chercheurs et techniciens. (...) Il a fallu beaucoup de sang, de sueur et de détermination pour arriver à la maîtrise de cette technologie par la Corée ». Selon le ministre de l’Economie du Savoir, Choi Kyung-hwan, qui était présent lors de la signature du contrat aux EAU, le gouvernement compte faire du nucléaire civil l’une des principales industries d’exportation du pays, aux côtés de l’automobile, des navires et de l’informatique.

La KEPCO (Korea Electric Power Corp.) a d’ailleurs annoncé l’ouverture en 2012 de la première université du monde uniquement consacrée à l’étude des centrales nucléaires. Les sociétés participantes amèneront les financements et formeront les enseignants. « Nous formerons des spécialistes en génération d’énergie atomique, qui pourront utiliser au mieux nos avantages compétitifs pour construire les meilleures centrales nucléaires du monde », a déclaré Yun Jung-hyun, le dirigeant du groupe de travail de l’université.

Chaque année, cent spécialistes en énergie nucléaire, dont la moitié de non Coréens, pourront suivre une formation de deux ans dispensée en anglais. « Former des talents en provenance de pays potentiellement importateurs tels que la Turquie, la Jordanie, le Vietnam ou l’Indonésie, permettra de créer de précieux réseaux pour l’avenir », a ajouté Yun. Dix citoyens des Emirats arabes unis participeront au programme lorsque l’école ouvrira ses portes. (Source: Strategic Alert)

Les autorités publiques préparent les citoyens à une ruine prochaine

Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :

"Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement". (Banques, les origines publiques de l'irresponsabilité financière privée.)

LIESI précise qu'Henri Lepage n'appartient pas à notre comité rédactionnel... à toutes fins utiles.

La dette... encore et toujours !

Aujourd’hui, l’objectif de l’establishment d’outre-Atlantique consiste à préserver le dollar en jouant sur son statut de monnaie de réserve mondiale. Cela sera le cas tant qu’une autre devise ne lui sera pas substituée, c’est-à-dire tant qu’il n’y aura pas de réforme monétaire internationale.

Pour préserver le dollar, cet establishment d’outre-Atlantique n’a rien trouvé d’autre que  chercher à torpiller l’euro, ce qui revient à éliminer toute concurrence sérieuse. Mais qu’en sera t-il des métaux précieux et de l’Or en particulier? Selon la logique actuelle, une attaque devrait survenir, mais elle tarde…

Nous évoquions l'assaut mené contre l’euro. Justement, à titre de comparaison, la Grèce représente environ 2 % du PNB de la zone euro tandis que l’Etat de Californie, considéré en faillite, représente 13 % de celui des Etats-Unis.

LIESI s’accorde avec Bill Murphy, président du GATA, quand il rappelle : « Le problème auquel nous faisons face, c’est que la dette a cru si grandement que le paiement des intérêts est et va dévorer toute la liquidité (cash flow) et les revenus fiscaux. La monnaie doit être créée (par la dette) de façon à ce qu’il y en ait assez dans le système pour payer des intérêts. Le problème, c’est que les individus, les Etats locaux et l’Etat fédéral souverain sont endettés jusqu’au cou et ne veulent pas ou bien ne peuvent pas (parce que le marché ne leur octroierait pas) davantage de crédits. A mon avis, nous sommes finalement arrivés au niveau de saturation de dettes annoncé depuis longtemps (par les économistes de l’école autrichienne). Une fois que les taux d’intérêt vont commencer à augmenter et qu’ils le feront mondialement, les défaillances d’Etats souverains vont commencer à sauter comme des grains de pop-corn parce qu’il n’existe pas assez de monnaie pour payer le service futur de la dette ». (Suite dans les Brèves de LIESI de février/mars 2010)

Le grand bazar de l'union européenne

La situation financière grecque continue de susciter des inquiétudes et nous sommes apparemment bien loin d'un dénouement. L'on apprend par exemple que la ministre grec de l'Economie et de la Concurrence, Luka Katsélis, vient de se rendre à Abou-Dhabi pour demander la participation financière de l'émirat à un fonds grec de développement ! Dans le même temps, les dirigeants grecs se veulent rassurants sur l'avancée de leur plan de réduction des dépenses, "mais les problèmes d'endettement d'autres pays de la zone euro vont continuer à peser sur la monnaie unique", font remarquer quelques analystes financiers. Jane Foley, analyste du cabinet Forex.com rapporte : "Au-delà des problèmes immédiats d'endettement de la Grèce, le marché s'inquiète de la capacité de la zone euro à maintenir son unité sans renforcer sa coordination budgétaire". Dans ce contexte, un porte-parole du ministère des Finances allemand indique que les pays de l'union européenne vont devoir "réfléchir" à de nouvelles règles de "mécanismes de sanctions" européens à l'égard des pays membres dont les finances publiques dérapent. Bref, tout cela ressemble aux signes annonciateurs d'une belle tempête monétaire !

Excès de l'endettement des pays développés

«La crise actuelle n’est pas … une récession entre deux périodes de croissance, comme ce que nous avons connu depuis quatre-vingts ans. La crise actuelle est une crise profonde, aussi grave (voire plus grave) que celle de 1929, et différente. Le recours à l’endettement public pour nationaliser les banques et engager les plans de relance n’a rien résolu, c’est ce que le monde découvrira avec effroi en 2010. (…)Tous les Etats dits riches ont atteint des niveaux d’endettement et de déficit budgétaire dangereux, permis par un maniement risqué de la monnaie fiduciaire. Les Etats ont jugé bon de sauver les banques, en croyant qu’ils allaient sauver l’économie. Qui dit "sauver l’économie" dit "sauver la croissance" ; les dettes se paieront lorsque celle-ci sera retrouvée, pense-t-on. Hélas, avoir transféré la dette du privé vers le public, pour ensuite vouloir que les ménages consomment toujours sans en avoir les moyens, ne résoudra rien (…) Beaucoup fondent leur croyance de reprise sur des évolutions statistiques de court terme. J’attire votre attention sur un point important : le recueil des données et le calcul des statistiques se sont construits dans les périodes fastes. Ils sont inadaptés à la situation actuelle et donnent des indications trompeuses (…) Nous avons également attiré votre attention à maintes reprises sur la manipulation des indices des prix à la consommation. Cet indice sert de fondement au calcul de l’inflation et est systématiquement sous-évalué par les organismes publics, qui n’ont aucun intérêt à étaler une quelconque baisse de pouvoir d’achat. Il sera très difficile de savoir qui de l’inflation ou de la déflation l’emportera en 2010, car de mauvaises décisions politiques ont été prises sur la foi de mauvaises méthodes statistiques» (Simone Wapler).

Dette publique : les pays riches risquent gros

Extraits d'une interview de Nouriel Roubini, professeur d'économie à l'UNiversité de New York.

Au vu des vastes dettes et déficits publics actuels, le risque souverain devient une sérieuse préoccupation dans bon nombre d’économies avancées. Dans le passé, le risque souverain se limitait à l’économie des marchés émergents. En effet, durant la dernière décennie, la Russie, l’Argentine et l’Equateur n’ont pu assurer le remboursement de leur dette, tandis que le Pakistan, l’Ukraine et l’Uruguay, menacés de défaut de paiement, ont restructuré leur dette publique de manière drastique.

Or, la plupart des marchés émergents – à quelques exceptions près en Europe centrale et orientale – ont amélioré leur performance fiscale en réduisant l’ensemble de leurs déficits, en réalisant de vastes excédents primaires, en abaissant le rapport dette publique/PIB et en réduisant l’asymétrie des devises et des échéances de leur dette publique. Par conséquent, le risque public souverain est aujourd’hui davantage un problème pour les économies avancées que pour les économies émergentes.

En effet, les mauvaises notes attribuées l’an dernier par les agences de notation, l’accroissement de l’écart souverain et la mise aux enchères de la dette publique manquée dans des pays tels que le Royaume-Uni, la Grèce, l’Irlande et l’Espagne nous montrent bien qu’à moins que les économies avancées commencent à mettre de l’ordre dans leurs institutions fiscales, les investisseurs, les surveillants des marchés obligataires et les agences de notation pourraient bien se transformer en ennemis. En raison des efforts faits (dépenses de relance, baisse des recettes fiscales et calfeutrage et protection du secteur financier) pour combattre la rudesse de la récession, doublée d’une crise financière en 2008-2009, la position fiscale des pays développés a empiré.

Les pays sujets à des problèmes fiscaux structurels dans le passé, appliquant des politiques fiscales lâches ou feignant d’ignorer les réformes fiscales pendant les années de croissance ont connu des répercussions encore plus fortes. A l’avenir, il est vraisemblable qu’une reprise économique faible et une population âgée fassent augmenter le fardeau de la dette de beaucoup de pays avancés, y compris les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et quelques pays de la zone euro.

En outre, la monétisation des déficits fiscaux devient un schéma récurrent – très inquiétant – dans de nombreuses économies avancées, où les banques centrales ont entrepris de faire grossir la base monétaire en achetant une pléiade de titres gouvernementaux à court et à long terme. Au bout du compte, les déficits fiscaux très monétisés feront dérailler la fiscalité et/ou mèneront à une hausse des prévisions de l’inflation, ce qui pourrait accroître fortement le rendement des obligations à long terme du gouvernement et empêcher la reprise économique – provisoire et fragile pour le moment.

La stimulation fiscale est une entreprise risquée. Qu’ils s’y risquent véritablement ou pas, les décideurs sont fichus. S’ils suppriment les mesures de relance trop tôt en augmentant les impôts, en réduisant les dépenses et en absorbant les liquidités en trop, l’économie pourrait bien retomber dans la récession et la déflation. Mais si les déficits fiscaux monétisés durent, l’augmentation des rendements à long terme étouffera la croissance.

Le marché a obligé les pays à position fiscale faible à la base (Grèce, Royaume-Uni, Irlande, Espagne et Islande) à introduire une consolidation fiscale dès le début. Malgré le risque de contraction, le gain en crédibilité fiscale permettait d’empêcher un pic du rendement des obligations gouvernementales à long terme assez préjudiciable. Tout bien considéré, une consolidation fiscale faite assez tôt peut s’avérer expansionniste.

Pour les membres du Club Med de la zone euro – l’Italie, l’Espagne, la Grèce et le Portugal – les soucis de dette publique viennent en sus d’une perte de compétitivité sur le plan international. Ces pays avaient déjà perdu des parts de marché à l’exportation au bénéfice de la Chine et d’autres économies asiatiques à la valeur ajoutée et à la main d’œuvre zélée. Puis, la hausse du salaire nominal pendant dix ans, surpassant les gains en productivité, mena à une augmentation du coût des unités de travail, à l’appréciation du taux de change réel et à des gros comptes courants déficitaires.

Depuis la forte augmentation de l’euro, le problème de compétitivité se pose avec davantage d’acuité, réduisant la croissance et renforçant les déséquilibres fiscaux encore plus. Donc, la question est de savoir si les membres de la zone euro souhaitent entreprendre une consolidation fiscale douloureuse, doublée d’une dépréciation réelle interne par le biais de la déflation et des réformes structurelles pour augmenter la croissance de la productivité et éviter un résultat du style de celui survenu en Argentine : sortie de l’union monétaire, dévaluation et manquements. Les pays tels que la Lettonie et la Hongrie ont déjà fait preuve de bonne volonté. Reste à voir si la Grèce, l’Espagne et d’autres membres de la zone euro souhaitent accepter de tels ajustements déchirants.

Les Etats-Unis et le Japon pourraient être les derniers touchés par la colère des cerbères des marchés obligataires : le dollar fait partie des devises mondiales de réserve et l’accumulation des réserves étrangères – en bons et obligations du gouvernement américain pour la plupart – continue de monter en flèche. Le Japon est un créditeur net qui finance lui-même la plupart de sa dette.

Pourtant, si l’indispensable consolidation fiscale est retardée, les investisseurs se montreront de plus en plus prudents, même avec ces pays. Les Etats-Unis ont un statut de débiteur net avec une population vieillissante, des dépenses budgétaires non financées en matière de sécurité sociale et de soins de santé, une reprise économique anémique et les risques d’une monétisation soutenue du déficit fiscal. Le Japon vieillit encore plus vite, la stagnation économique amenuise ses économies, tandis que sa dette publique se monte à presque 200 % du PIB.

Aussi, les Etats-Unis sont confrontés à des contraintes politiques quant à la consolidation fiscale : ils se bercent d’illusion lorsqu’ils pensent pouvoir bénéficier de dépenses sociales à l’européenne tout en maintenant des taux d’imposition bas, comme à l’époque de Ronald Reagan. Au moins, les électeurs européens sont d’accord pour payer des taxes plus élevées en échange des services publics.

Si les Démocrates perdent les élections à mi-mandat en novembre aux Etats-Unis, le risque de déficit fiscal permanent courra, puisque les Républicains s’opposent à l’augmentation des impôts tandis que les démocrates s’opposent à la réduction des dépenses. Monétiser les déficits fiscaux deviendrait alors le chemin de la résistance minimum : faire marcher les planches à billets est bien plus simple que d’opérer des réductions de déficit douloureuses d’un point de vue politique.

Mais, si les Etats-Unis utilisent la taxe sur l’inflation pour réduire la valeur réelle du déficit public, le risque d’un écroulement chaotique du dollar américain augmenterait de manière significative. Les créditeurs étrangers de l’Amérique n’accepteraient pas la réduction drastique de la valeur réelle de leurs actifs en dollars qu’une dévalorisation de cette devise entraînerait par le biais de l’inflation et la dévaluation. Une ruée désordonnée vers la sortie pourrait mener à la chute du dollar, un pic des taux d’intérêt à long terme et une grave récession en W.

Que pensent les dirigeants américains de l’armée française ?

Une note officielle du 1er octobre 2002 de la Heritage Foundation, qui fournit des analyses et des conseils stratégiques à la Maison-Blanche disait : «Certes, des troupes françaises, y compris celles de sa Légion Etrangère, seraient un complément utile aux forces anglo-américaines dans l’Irak de l’après-guerre. Cependant, étant donnée la piètre qualité des prestations françaises dans les opérations de maintien de la paix au Rwanda-Burundi et dans les Balkans, il est impératif de placer les forces françaises sous le commandement de l’Etat-major américain et britannique».

Avec J. Chirac et de Villepin, il y avait trop de blocage, mais les choses ont bien vite changé depuis quelques mois... et nos soldats meurent pour une guerre où l'on se garde bien de remettre en cause la culture du pavot... C'est vrai qu'en période de crise du crédit, l'argent issu de la drogue est toujours bienvenu pour les banksters sans foi ni loi.

Chine / Etats-Unis : les relations bilatérales sont au plus mal

Tandis que les stratèges de la manipulation de l'opinion cherchent à rendre crédible la fable de la reprise économique, les relations bilatérales entre la Chine et les Etats-Unis se dégradent sérieusement au fil des semaines. Aujourd'hui, le président américain reçoit son frère de Nobel : le dalaï-lama. Ce dernier ne sera cependant pas reçu dans le Bureau ovale, le symbole du cœur du pouvoir américain, mais à l'aile Ouest de la Maison-Blanche. Il devra se contenter de la Salle des cartes pour un entretien privé, très loin des caméras.

La presse chinoise ne cache pas l'exaspération des autorités pékinoises. Fred Teng, membre du comité national des relations sino-américaines écrit : «Obama s'engage dans une spirale potentiellement destructrice. Le Tibet faisait partie de la Chine bien avant qu'Hawaï et, qu’à la faveur d'un coup d'état, ne soit annexée et devienne le cinquantième et dernier territoire de l'Union. Comment le gouvernement des Etats-Unis aurait réagi si la Chine avait soutenu à l'époque le leader d'un groupe souverainiste à Hawaï ?»

La tension est donc très élevée entre Pékin et Washington. L'un et l'autre s'accusent mutuellement de protectionnisme et s'affrontent à coup de taxes douanières. Il existe également un contentieux monétaire. Sans oublier les récentes ventes d'armes américaines à Taïwan, mais aussi la question des sanctions contre l'Iran, ou bien encore le contentieux climatique et l'espionnage informatique de Google, sans oublier la quasi-absence des Chinois lors des adjudications de bons du Trésor américain depuis maintenant plusieurs mois.
Il est certain que le jour où la Chine ne pourra plus cacher la mascarade de sa prétendue croissance folle et qu'elle sera confrontée à une violence populaire bien légitime, nous pourrions assister à des tensions bien difficiles à gérer pour les diplomates.

De nombreux analystes mettent encore et toujours en avant le fait que les Chinois n'ont aucunement intérêt à entrer en guerre monétaire, commerciale, stratégique, contre les Etats-Unis, dans la mesure où ce vaste territoire constitue le plus grand marché pour l'exportation de ses produits. Mais c'est oublier que la situation réelle des Etats-Unis est diamétralement contraire à celle que les médias serviles cherchent à présenter. Les Etats-Unis d'Amérique sont aujourd'hui complètement en banqueroute. Ils sont ruinés ! Leur seule force réside dans leur potentiel militaire, et encore, nous ne parlons pas des troupes au sol qui sont désormais la risée de nombreux adversaires des Etats-Unis.

Gageons cependant que tant que le la crise économique ne sera pas perçue comme potentiellement destructrice pour les pouvoirs en place, nous assisterons très probablement à des salves théoriques entre Pékin et Washington. Par exemple, la Chine vient d'annoncer la suspension de sa coopération militaire en guise de protestation contre les ventes d'armes à Taipei, mais dans le même temps, elle vient d'autoriser des navires de guerre américain à accoster à Hong Kong.

Le pétrole est l’excrément du Diable

Dans son ouvrage Les espions de l’or noir, publié aux Editions Koutoubia, Gilles Munier développe les menées clandestines occidentales dans le Caucase et dans le monde arabe, de Napoléon Ier à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Outre l’inévitable Lawrence d’Arabie, il brosse le portrait d’une pléiade d’agents secrets sulfureux qui ont fait du pétrole l’énergie maîtresse du monde.

Quand on interroge l’auteur sur les raisons pour lesquelles son livre débute avec l’expédition de général Bonaparte en Egypte, il répond : «Les défaites militaires de Bonaparte, devenu Napoléon Ier, puis de Napoléon III, face aux Anglo-saxons, ont permis à leurs agents secrets d’être en position de force au Proche-Orient lorsque Churchill a choisi le pétrole comme carburant de la flotte anglaise. Les dirigeants français de l’époque, inconscients ou corrompus, les ont laissés faire. Les Américains sont ensuite entrés dans le jeu. Les deux guerres mondiales étaient des guerres du pétrole. [La Guerre secrète du pétrole] Les Allemands les ont surtout perdues faute d’en avoir où d’accéder à ses sources. L’expédition de Suez, la guerre dite des Six jours, les guerres Iran-Irak et du Golfe aussi. Comme le disait l’un des fondateurs de l’OPEP, le pétrole est bien l’excrément du Diable».

Les grandes manœuvres se poursuivent sur le marché de l’Or

Si l'on en croit l'encours de lingots adossés au plus populaires des produits permettant de jouer l'or en Bourse, le SPDR Gold Shares américain, l'appétit des investisseurs qui se placent à long terme sur l'or semble se confirmer. Après que le fonds souverain chinois CIC y soit entré au début du mois (il détient 0,39% du SPDR Gold Shares), c'est, selon les documents réglementaires mis à la disposition par la SEC, l'un des fonds de George Soros qui a doublé sa participation à 1,7% environ, à fin décembre. Toujours selon la SEC (gendarme de la bourse américaine équivalent à la COB en France), un fonds dirigé par un autre investisseur célèbre, Henry Paulson, est le premier actionnaire de SPDR Gold Shares avec 8,7% des parts environ.

Bilan de la grippette !

Alors que les médias taxaient de «complotistes» les organes d’information indépendants beaucoup plus crédibles que la plupart des grands médias serviles, d’aucuns,  bien gênés, se sentent contraints de dresser un bilan. Moins de 6 millions de personnes ont été vaccinées en France contre la grippe A/H1N1 alors que 94 millions de doses avaient été commandées... Et la France n’est pas un cas unique. Aussi quelques-uns pointent le doigt vers l’Organisation Mondiale de la Santé, accusée d’avoir exagéré les risques d’une pandémie grippale. En réalité, les accusations doivent être dirigées vers ces conseillers ou experts nationaux proches des gouvernements qui leur accordent une confiance démesurée sans prendre le temps de vérifier les intérêts financiers qu’ils ont à tirer d’une telle opération. Pour la France, le Sénat vient de découvrir (quelle naïveté) que « tous les experts sont liés à l’industrie pharmaceutique ». Et encore, ce sont des sénateurs communistes qui ont pris cette initiative, ce qui en dit long sur les liens étendus qui doivent exister bien au-delà des «experts».

A la tête de la commission d’enquête, il y a François Autain, qui se demande s’il était vraiment utile de commander 94 millions de doses de vaccins... Selon lui, "tous les experts qui sont intervenus dans cette affaire sont liés à l’industrie pharmaceutique" d’où sa suspicion face à leur indépendance. "J’aurai préféré que ceux qui ont conseillé le gouvernement ne soient pas les mêmes que ceux qui conseillent les laboratoires". C’est si évident !

Face à ces accusations, les experts reconnaissent qu’ils travaillent effectivement avec des laboratoires mais ils ajoutent aussitôt que cela ne remet pas en cause leur intégrité. Qui pourrait les croire ? Ils ne méritent nullement le titre ronflant qu’on leur attribue.

Il en va de même de ces « experts » comme de ceux qui ont flagorné le système néolibéral et qui nous conduit tout droit dans le mur. Comme par hasard, les politiciens choisissent toujours les pires solutions proposées par les experts ?

Les choses vont-elles changer pour autant en ce qui concerne la collaboration entre les experts et le complexe pharmaceutique ? Réponse du Professeur François Bricaire, éminent spécialiste des maladies infectieuses et tropicales. Ce membre du Haut Conseil de la Santé publique le dit très clairement : "Si l’industrie pharmaceutique ne m’aidait pas à aller à différents congrès à l’étranger, je ne pourrais pas rencontrer les autres experts internationaux. L’argent que je reçois de mes autorités hospitalières et universitaires ne me permettrait pas de financer mes déplacements". Ce travail avec les industriels est obligatoire aujourd’hui renchérit Bruno Lina, directeur du Centre de Référence des virus de la grippe pour la zone sud. Sans commentaire. Le prochain scénario ira très probablement bien plus loin...

La Russie reporte la livraison à l'Iran de systèmes antimissile

Hier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu à Moscou. Aujourd’hui, les autorités russes annoncent le report de la livraison à l'Iran de systèmes antimissile S-300 à cause de "problèmes techniques". Explication donnée à l’agence Interfax par Alexandre Fomine,  directeur adjoint du service russe pour la coopération militaro-technique : « Le retard s'explique par des problèmes techniques. Les livraisons seront effectuées dès qu'ils seront résolus ».

« En ce qui concerne les ventes d'armes, nous prenons toujours en compte les inquiétudes de toutes les parties et nous attendons que la Russie fasse la même chose », a déclaré M. Netanyahu dans une interview au quotidien russe Kommersant. Interrogé pour savoir si le dossier des systèmes S-300 avait été évoqué lors de ses discussions avec le président russe, Dmitri Medvedev, M. Netanyahu a répondu : « Les déclarations (de Medvedev) ont été très importantes, mais je ne voudrais pas entrer dans les détails ».

Les pays occidentaux et Israël demandent depuis des mois à la Russie de renoncer à livrer ces systèmes controversés à l'Iran, malgré le contrat liant les deux pays à ce sujet. Depuis, Moscou souffle le chaud et le froid. Téhéran de son côté s'agace ouvertement du retard pris par la livraison.

Juste avant l’arrivée de M. Netanyahu, un haut responsable russe, Vladimir Nazarov, secrétaire adjoint du Conseil russe de sécurité, assurait que la Russie n'avait pas de raison de ne pas honorer son contrat avec l'Iran. « Il y a un contrat signé, que nous devons remplir, mais les livraisons n'ont pas encore commencé. Cette transaction ne fait l'objet d'aucune sanction internationale ».

Quant à l'ambassadeur iranien à Moscou, Mahmoud Reza Sajjadi, il affirmait fin novembre 2009 avoir reçu l'assurance que ce système d'arme serait bien livré à Téhéran. Ce que nous croyons !

Les systèmes S-300 rendraient plus difficiles les bombardements d'installations nucléaires iraniennes, une action que n'excluent pas les Etats-Unis et Israël. [Ce dossier est suivi depuis de nombreux mois dans le Hors Série Russie]

La Belgique subit, elle aussi, les coups tordus du cartel bancaire

Selon le rapport annuel de la banque nationale de Belgique, le pays vient d'enregistrer en 2009 sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale. Les analystes sont unanimes pour conclure qu'il faudra plusieurs années à l'économie belge pour récupérer. «Il faudra plusieurs années pour récupérer les pertes de 2008-2009, malgré une certaine reprise à la mi-2009», a prévenu le gouverneur de la BNB, Guy Quaden, cité par l'agence Belga. Depuis les années 1960, le produit intérieur brut belge a reculé à seulement trois reprises sur l'ensemble d'une année : de 1,5% en 1975, de 0,3% en 1981 et de 1% en 1993, précise toujours le rapport de la BNB.

En 2008, la Belgique avait encore réussi à afficher une croissance de 0,8%, en dépit de la crise financière qui avait brutalement fait virer ses indicateurs économiques au rouge en fin d'année. Les pouvoirs publics belges avaient eux-mêmes dû voler au secours d'une série d'institutions financières comme KBC, Dexia ou Fortis, la dernière finissant même par être démantelée.

«Pour la première fois depuis des années, les dépenses de la consommation privée des familles a baissé en Belgique. L'épargne a toutefois augmenté de 20%. Les Belges ont plus épargné en 2009 car ils avaient peur, certains ont perdu leur job et d'autres craignaient de le perdre», a souligné Guy Quaden. Les pertes nettes d'emplois ont atteint 67 000 postes en Belgique en 2009, touchant principalement les secteurs de l'agriculture, l'industrie, la construction et les services. Le taux de chômage a atteint 7,9% de la population active en moyenne sur les trois premiers trimestres de 2009, contre seulement 7% pour l'ensemble de 2008. Quant à la dette, elle a également grimpé à 97,8% du PIB, contre 89,8% en 2008.

Les Chinois passent la main aux Japonais

En décembre 2009, les Chinois ont nettement réduit leurs détentions d'obligations d'État américaines, laissant aux Japonais la place de premier créancier de Washington pour la première fois depuis le pic de la crise financière en septembre 2008 ! Selon les dernières données publiées par le département américain du Trésor, les prêteurs japonais (publics et privés) détenaient en décembre 768,8 milliards de dollars de bons du Trésor, soit 1,5% de plus qu'en novembre. Pour rappel, les Japonais avaient perdu leurs places de premier sur le podium en septembre 2008, le mois de la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers.

Les Japonais font incontestablement un bine mauvais calcul…

«Peu à peu, nous obtenons confirmation que la bravade des Chinois prétendant se débarrasser de la dette américaine n'est que trop réelle», a commenté l'un des blogs financiers les plus lus aux Etats-Unis, Zero Hedge.

La Chine détient les plus grandes réserves de changes du monde, avec près de 2400 milliards de dollars fin décembre. Et l'intention est régulièrement prêtée à Pékin de diversifier la répartition de ces avoirs, pour réduire la prédominance d'un dollar dont la valeur tend à baisser depuis environ huit ans. Il y a tout juste un an, les autorités de la Banque centrale de Chine avaient publiquement remis en cause le rôle de monnaie de réserve internationale du billet vert. La Chine ne publie pas la répartition de ses réserves entre devises ou actifs. Beaucoup pensent que la part du dollar ne cesse d'y baisser, comme dans les autres pays du monde.

L'impact de la situation économique intérieure chinoise est également incertain. En décembre, le crédit s'est emballé en Chine, le total des nouveaux prêts des banques bondissant de près de 29% par rapport au mois précédent, laissant penser à un rapatriement de fonds vers le pays.

Aujourd'hui, les Américains peuvent remercier les Grecs car l'opération engagée contre l'euro via le "cheval de Troie hellénique" devrait leur permettre de trouver de nouveaux fonds pour gagner encore un peu de temps... avant ce qui risquerait de devenir un KRACH OBLIGATAIRE.

Les architectes de la crise des subprimes refont le même coup

avec la Grèce ou LES BANQUES AURONT LA PEAU DES ÉTATS !

C'est l'ensemble du peuple grec qui doit aujourd'hui combattre pour assurer sa survie et échapper aux griffes des financiers apatrides, qui n'ont qu'un seul objectif : détruire ce pays et en tirer tous les avantages financiers possibles. Depuis quelques jours, on sait que la Grèce ne recevra pas d'aide financière de la part de ses voisins européens. En outre, le temps disponible pour assurer sa survie lui est compté. Bruxelles vient de trancher : les ministres des Finances de la zone euro ont donné trente jours à la Grèce pour convaincre de sa détermination à mettre pleinement en œuvre son plan d'austérité. Le gouvernement d'Athènes acceptera-t-il, malgré son engagement devant ses pairs, à prononcer avant le 16 mars de nouvelles mesures budgétaires aboutissant à un véritable « triage social » ?

Bien évidemment, les dirigeants européens peuvent raconter tout ce qu'ils veulent, leur propre sort dépend de l'issue du problème grec. C'est pourquoi quelques diplomates ont avoué que malgré le verbiage des eurocrates, il est impossible aux membres de la Commission européenne d'abandonner la Grèce. Toutefois, on voit mal comment les dirigeants européens pourraient, le cas échéant, intervenir pour sauver la Grèce. De toutes les façons, nous ne voyons pas qui pourrait rembourser les créances d'Athènes à l'aube d'une nouvelle crise aux effets domino absolument imprévisibles. Il est également bien difficile d'imaginer les conséquences que pourrait avoir une faillite de l'État grec pour la zone euro et les marchés financiers !

Ce que l'on découvre aujourd'hui, c'est que les Grecs ont géré leurs finances de façon irresponsable ; ils ont aussi falsifié le bilan de "l’État grec" pendant des années, avec la complicité de certains mastodontes de Wall Street. Les Européens ont le tort de tourner autour du pot : la haute finance de Wall Street leur a tendu un piège et ils sont tombés dedans à cause de leur cupidité et de leur complicité avec un système mafieux. D'aucuns voyaient le dollar s'effondrer maintenant et préconisaient une santé de fer pour l'euro. Les tenants de cette analyse ont bien du mal à préconiser un scénario de substitution. En fait, nous pourrions assister à l'effondrement de l'Union européenne comme cela a été le cas pour l'Union soviétique. A ce titre, les prévisions du dissident soviétique Vladimir Boukovski, dont il est fait état dans le numéro 200 de LIESI, sont tout à fait d’actualité.

La majorité des médias accuse les autorités gouvernementales grecques d'être responsables de la situation présente. Comme d'habitude, cette manière de voir est mensongère. N'oublions pas que la situation actuelle a été cautionnée par Bruxelles, via une quantité de conseillers, de statisticiens et autres spécialistes de l'économie néolibérale. La Grèce a pu mener en bateau les responsables de l'Union européenne qu'avec la caution des responsables de Bruxelles ! Avez-vous entendu ou lu dans la presse européenne des politiciens européens mettre en cause le jeu pervers engagé par quelques mastodontes de Wall Street dans la déstabilisation de l'Union européenne ? Nullement. Chose incroyable, c'est le quotidien américain New York Times qui a dévoilé le rôle de la Firme Goldman Sachs, laquelle a permis à la Grèce de s'endetter en cachette bien au-delà des limites fixées par Bruxelles. C'est Goldman Sachs qui a élaboré des montages financiers complexes ressemblant curieusement aux subprimes, responsables de la pire crise mondiale des 80 dernières années. De la même manière que LIESI dénonçait la bulle immobilière et prédisait son inévitable dégonflement, les responsables de l'Union européenne étaient parfaitement au courant des magouilles engagées entre certains politiciens grecs et des leviers financiers de l'establishment d'outre-Atlantique, comme Goldman Sachs ou encore JP Morgan, la pièce maîtresse des Rockefeller.

C'est en 2001 que les autorités grecques se sont entendues avec Goldman Sachs pour trafiquer les bilans du pays et faciliter l'intégration de la Grèce au sein de l'Union européenne, ainsi que le fait d'adopter l’euro. Athènes s'était engagée à ne pas dépasser 3 % de déficit budgétaire et Goldman Sachs a apporté son savoir-faire de magouilles afin de permettre à la Grèce de passer son examen de passage. Cela s'est ensuite soldé par des prêts chiffrés en milliards de dollars. En échange de ce savoir-faire des techniques de Wall Street, les autorités grecques ont renoncé à l'avenir à des taxes d'aéroport jusqu'à des recettes du loto. On appelle cela un « échange de devises ». Comme tout cela était à l'époque permis, Goldman Sachs a ainsi pu empocher en toute légalité une commission de 300 millions de dollars. Mais, chose édifiante, en novembre 2009, le président de la banque d’affaires américaine s'est rendu en personne à Athènes pour proposer de refaire le même coup. En quelque sorte, un second emprunt était proposé à la Grèce qui ne pouvait plus renflouer sa carte de crédit. Heureusement, cela a capoté car de telles opérations n'étaient plus autorisées au sein de l'Union européenne. La Grèce a donc été contrainte de refuser. Tandis que le le gouvernement hellénique vivait largement au-dessus de ses moyens, les mêmes banques qui ont permis cette fraude se sont mises à investir dans des fonds spéculatifs pariant qu'Athènes serait bientôt en défaut de paiement… en banqueroute.

Comment cela finira-t-il ? LIESI l'explique dans son numéro 200.

Ce n'est pas le peuple grec qui doit payer pour toutes ces malversations, mais les responsables politiques, les eurocrates bruxellois, qui ont fermé les yeux, les banques d'affaires américaines, et surtout ceux qui chapeautent cet ensemble… les familles de financiers de la révolution bolchevique. Mais cela situe le problème à un niveau que la majorité de nos contemporains est incapable d’imaginer, voire de comprendre, parce qu’il ne sait plus qu'il existe une différence entre le bien et le mal.

Des explosions solaires sont annoncées pour 2012

Des scientifiques ont averti qu’un pic de l’activité solaire a de fortes chances d’intervenir en 2012, lequel pourrait perturber les réseaux de télévision et Internet pendant les Jeux Olympiques de Londres. Richard Harrison, du Laboratoire Rutherford Appleton, Oxfordshire, s’est exprimé juste avant le lancement, par la NASA, de Solar Dynamics. On sait depuis longtemps que les poussées de l’activité solaire sont susceptibles de provoquer des perturbations au niveau des satellites et des moyens de communication terrestres. Mais il y a peu, il était quasiment impossible de prévoir les tempêtes solaires à l’avance. Aujourd’hui, la NASA affirme que les scientifiques sont en mesure de donner des avertissements précis sur les orages magnétiques et les éruptions solaires. En tenant compte de ces informations, on peut éteindre certains circuits électroniques sensibles juste avant l’orage afin d’éviter des dommages irréversibles. Le lancement de la sonde de la NASA facilitera l’enquête sur les causes extrêmes de l’activité solaire, les taches solaires, les vents centenaires. Enfin, les scientifiques ont ajouté que les informations que fournirait cette sonde équivalaient quotidiennement au téléchargement de 500 000 morceaux de musique depuis Internet.

Pour LIESI, il est important d’établir une relation ténue entre cette perspective pour 2012 et les prophéties de Marie-julie Jahenny, puisqu’au moins une extase établit un lien entre des «taches dans le soleil» et les événements précurseurs de la guerre civile européenne.

La valse des présidents de société

Les temps sont difficiles pour les présidents de société. Une centaine d’entre eux vient de démissionner dans les premières semaines de 2010. Rappelons que le record est toujours détenu par l’année 2008 qui a vu 1484 présidents déchus, soit une moyenne de six par jour ouvrable. Parmi les démissions les plus significatives, nous en avons relevé cinq :

Bank of America : notoirement banque des services secrets américains.

Deutsche Bank : elle est très impliquée dans le blanchiment d'argent.

R.B.S. : elle est dans la tourmente.

Home Bancshares : dont le président s’est suicidé par balle.

London Metal Exchange :  le marché de référence de l'Or et de l'Argent, en totale déconfiture à force de manipulations effrénées des cours, comme le savent tous les spécialistes.

Les grandes manœuvres américaines contre l’Europe

Plusieurs sources signalent que des acteurs majeurs du cartel bancaire positionnés aux Etats-Unis ont acquis des CDS (assurances en cas de défaut de paiement) dans des quantités importantes, juste avant l’effondrement brutal des marchés financiers internationaux, en vue d’un scénario impliquant la faillite d’un ou deux États de l’Union européenne. La Grèce est tout particulièrement visée, mais il en serait de même de l’Espagne et du Portugal. C’est une guerre monétaire à laquelle nous assistons et la partie américaine serait prête à sacrifier les marchés financiers pour maintenir le dollar encore quelques temps hors de l’eau. La tenue du dollar rassure en effet les investisseurs internationaux et favorise l’émission des bons du Trésor US, indispensable au financement des déficits gigantesques américains. Dans cette opération, l’euro est destiné à souffrir. Nous analyserons tout cela dans le numéro 200 de LIESI qui paraîtra dans une dizaine de jours et sera la suite du précédent [LIESI N° 199 du 31 janvier 2010.] L’affaire est importante puisque cela signifie, dans quelques mois encore moins de crédit alloué par les banques aux entreprises et aux particuliers… c’est-à-dire plus de chômage, plus de divorces et une chute de l’immobilier.

Washington face à un gros scandale

Les autorités américaines ont ordonné le lancement d’une enquête sur un scandale qui pourrait s’avérer la plus grande fraude de l’histoire américaine. Selon plusieurs sources, un certain nombre d’officiers supérieurs de l’armée américaine ont détourné plus de 125 milliards de dollars ! Il s’agit d’une partie de la somme budgétisée pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein. Il va de soi que l’affaire Madoff apparaît bien ridicule à côté. Cet argent était destiné à la reconstruction des routes et de l’infrastructure en Irak.

Voilà une affaire qui tombe bien mal à un moment où les responsables américains prétendent qu’ils veulent aider à la reconstruction de l’Afghanistan. Que dire encore du sauvetage des Haïtiens où une importante partie des fonds  offerts par des centaines de milliers de citoyens dans le monde furent détournés par des réseaux pourtant bien connus des « officiels ». Un CD est en cours de préparation...

Les Américains s’opposent à la classe politique de l’establishment

L’attitude servile du président américain à l’égard des courants oligarchiques néo-malthusiens qui imposent à Washington une politique suicidaire, suscite une véritable révolte des citoyens américains. Bien évidemment, les médias occidentaux restent sourds à ce mouvement de fond qui, espérons-le, fera tache d’huile en Europe de l’Ouest afin de secouer le joug de ces potentats qui se croient tout permis alors que la misère ne cesse de progresser. On a en effet constaté un tel mouvement de protestation aux Etats-Unis depuis un an. Ce mouvement est appelé Tea Party et est en passe de devenir un acteur majeur de la vie politique outre-Atlantique. De nombreuses marches géantes sont organisées dans les capitales des différents États ainsi que dans les grandes villes. Internet est un relais puissant dans l’organisation de ces manifestations. Détail intéressant : cette révolte ne ne vise pas simplement une mesure de l’administration américaine, mais l’ensemble de la politique engagée par Barack Obama. Dès l’élection d’Obama, LIESI s’était inscrit à contre-courant des médias dominants et avait annoncé que l’ivresse de l’investiture aboutirait à une énorme déception. Les analystes n’ont pas compris que les électeurs américains ont voté pour Obama n’ont pas parce qu’il promettait la Lune, mais parce qu’ils ne pouvaient plus voir Bush et les néo-conservateurs dont l'élite a été formée par un maître de l'Ordre Noir des Nazis : voir De l'intimidation des populations vers des régimes d'exception.  Dans la mesure où le président Obama devient pire que son prédécesseur, l’opinion publique ne peut que traduire son mécontentement contre les élites au pouvoir. Par effet de balancier, les républicains profitent de la déception des citoyens américains, mais il leur faut bien comprendre qu’eux-mêmes sont totalement rejetés du peuple. Cela traduit incontestablement un profond malaise et la réalisation possible d’un scénario de guerre civile.

Dans un tel contexte, la stratégie des démocrates est à l’image de l’attitude de certains scientifiques américains, prêts à tout pour faire avaler leur explication du réchauffement climatique, c’est-à-dire totalement absurde. Perdant la face, ils font croire que les opposants au président Obama ne sont pas instruits, qu’ils sont racistes, hostiles à la science et fanatiques religieux. C’est une stratégie de la calomnie et elle n’est pas nouvelle. Lors des dernières élections présidentielles, la candidate Sarah Palin avait été traînée dans la boue. Aujourd’hui, après sa démission au poste de gouverneur de l’Alaska, elle est créditée d’une cote de popularité impressionnante. La stratégie de la calomnie menée par les démocrates est suicidaire et ils viennent d’en avoir la preuve avec le triomphe d’un républicain au lieu et place du poste occupé par le démocrate et défunt Ted Kennedy. L’opinion publique américaine est assez instruite pour avoir tiré des conclusions précises : cette administration menée par Obama et Pelosi les conduit tout droit à la catastrophe. Ces politiciens n’aiment pas les Etats-Unis, ils font tout pour détruire son image dans le monde et l’avenir s’annonce bien incertain.

Selon un dernier sondage, seulement 35 % des Américains ont une opinion favorable des démocrates, et 28 % seulement ont une opinion positive du parti républicain. Nous sommes à un moment de l’Histoire où les grands partis traditionnels et leurs politiciens, jugés corrompus ou trop faibles, sont rejetés par les citoyens américains.

M. Obama, vous avez dit « réchauffement climatique » ?

Une tempête de neige est en train de paralyser une bonne partie de l’est des Etats-Unis, contraignant  plusieurs gouverneurs des États de Virginie, Maryland et Delaware, à décréter l’état d’urgence. Les services météorologiques américains parlent de record historique de chutes de neige, lesquelles atteignent un mètre en certains endroits. Il faut remonter à 1922 pour constater un phénomène quasi identique. Les routes sont coupées, les pannes d’électricité sont nombreuses : plus de 150 000 personnes sont dans le noir. Même la capitale, Washington, subit ce bouleversement climatique qui tend à confirmer que le danger n’est pas le réchauffement que les Cassandre de Copenhague ont mis en avant, mais plutôt la chute des températures observées depuis quelques années, comme nous avons eu l’occasion de l’expliciter dans la rubrique DIVERS de différents numéros des Brèves de LIESI [Voir Brèves de LIESI.]

Dans les prochaines Brèves de LIESI, qui seront publiées le 28 février, nous verrons que la célébrissime NASA a été complice du canular sur le réchauffement climatique généré par l’activité humaine. Dès lors, chacun doit s’interroger sur le capital confiance dont on doit créditer ce « prestigieux organisme » quand il affirme aux Terriens : vous n’avez strictement rien à craindre venant du ciel au cours des prochaines années...

Une mystérieuse détonation sème le trouble dans le Nord de la France

Une forte détonation ressemblant à une explosion a été entendue mardi dans la soirée dans les environs de Lille et d'Arras (près de la frontière de la Belgique), provoquant le trouble et un certain affolement au sein de la population, a-t-on appris mercredi auprès des pompiers.

"Une forte détonation ressemblant à une explosion a retenti dans le ciel du Nord hier soir vers 22h30. Elle a été très distinctement entendue à Lille et même jusqu'à Arras", a expliqué le Centre opérationnel département incendie secours (Codis) du Nord. "Suite à cela, on a reçu énormément d'appels de la part de gens, un peu affolés, qui nous demandaient d'aller voir. Mais après nous être rendus sur place, et avoir cherché d'où pouvait venir ce bruit, nous n'avons rien trouvé. Pas de flamme, pas d'incendie, rien", a-t-il ajouté.

"Nous n'avons pas d'explication. L'hypothèse que l'on peut privilégier, c'est que le bruit soit dû à un avion militaire qui aurait franchi le mur du son lors d'un exercice. Si l'avion volait à basse altitude, cela pourrait être compatible avec le bruit d'explosion. Mais dans le fond, pour l'instant, nous n'en savons pas beaucoup plus", ont conclu les secours.

Une explication plus scientifique et plus plausible serait, nous dit-on, d'envisager des expériences de téléportation d'énergie électrique, telle que pratiquées par Nicholas Tesla.

L’effondrement des Etats-Unis est déjà palpable en Asie centrale

L’année 2009 a été une année historique dans la « guerre de l’énergie ». En suivant la chronologie, il y eut d’abord, l’inauguration du gazoduc chinois par le président Hu Jintao, le 14 décembre. Ensuite, celle du terminal pétrolier près du port de Nakhodka en Sibérie Orientale par le Premier Ministre Vladimir Poutine le 27 décembre (l’oléoduc qui le rejoint et qui relie les nouveaux gisements de la Sibérie Orientale à la Chine et aux nouveaux marchés asiatiques sur le Pacifique, pour un budget conséquent de 22 milliards de dollars). Enfin, celle du gazoduc iranien par Ahmadinejad le 6 janvier dernier, juste avant le déclenchement du séisme de Haïti ! Subtilement, c’est presque toute la carte énergétique de l’Eurasie et de la région de la mer Caspienne qui s’est vue redessinée. (Source : Asia Times) Et dans cette affaire, comme nous le démontrerons prochainement dans une conférence sur l’affaire du drame d’Haïti, les Etats-Unis sont en train de perdre ce qui peut-être leur plus grande bataille énergétique ! Les bénéficiaires sont la Russie, la Chine et l’Iran. Plus que jamais, la Caspienne devient l’enjeu d’une lutte sans merci, aux portes mêmes de l’ancien Empire des KHAZARS à lire : L’histoire occultée des faux Hébreux : Les Khazars. Tout cela a bien été mis en valeur depuis la fin des années 70 par Pierre Fontaine dont il faut impérativement lire l’ouvrage : La guerre secrète du pétrole pour entrevoir les modes d’action des acteurs majeurs de l’Échiquier mondial.

Enjeu des élections ukrainiennes

Le second tour de l’élection présidentielle ukrainienne se tiendra le 7 février. Aujourd’hui, les Ukrainiens sont déçus des hommes politiques, la vague orange a reculé et il est probable que les forces extérieures jouent cette fois-ci un jeu politique de grande envergure.

On attend du nouveau président qu’il dégage une loyauté envers Moscou et une orientation vers l’Occident. Ni Ianoukovitch, ni Timochenko ne sont des candidats pro-russes, mais le Kremlin est prêt à traiter avec les deux, ce qui n’est pas le cas du russophobe Iouchtchenko.

S’ils sont élus président, aussi bien Timochenko qu’Ianoukovitch essaieront de normaliser les relations avec la Russie. Quant au politologue Vitali Bala, il est certain que le futur président proclamera l’orientation du pays à la fois vers la coopération avec la Russie et le rapprochement avec l’Union européenne. [Extrait du Hors Série Russie janvier / février 2010.]

Des chiffres qui donnent le frisson

En 1990, le groupe de pays incluant la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et l’Indonésie était quatre fois moins riche que l’Italie. Aujourd’hui, la Chine a dépassé l’Allemagne et les trois autres pèsent, ensemble, autant que la France. L’année dernière, les trois quarts de la croissance mondiale furent réalisés entre Bombay et Shanghai.

Il a fallu un siècle et demi à l’Europe et une soixantaine d’années aux Etats-Unis pour entrer dans la société de consommation. Les Chinois obtiennent la médaille d’or : ils ont réalisé cette prouesse en moins de 30 ans.

Alors que les pays émergents affichent des taux de croissance impressionnants, l’administration Obama est confrontée à une réalité douloureuse : 20 % des hommes âgés de 25 à 50 ans n’ont pas de travail ! Les chiffres gouvernementaux évoquent un taux de chômage supérieur à 10 % mais la réalité est bien plus dramatique : d’aucuns estiment qu’il faut multiplier au mieux ce chiffre par deux pour avoir une vision plus réaliste de la crise sociale qui gagne pratiquement toutes les régions des Etats-Unis. Les citoyens américains ayant voté pour le président Obama expriment depuis l’été dernier leur mécontentement auprès de leurs représentants démocrates. Ces derniers ne peuvent plus se permettre de soutenir les opérations mafieuses de l’administration américaine en faveur des grandes banques. C’est ce qui explique, très certainement, le discours musclé de la présidence américaine du 21 janvier des grosses firmes de Wall Street. Reste à voir si cela sera suivi d’effet…

Moscou ne vaut pas négliger le Hamas dans les négociations pour le règlement au Proche-Orient

Le règlement au Proche-Orient est toujours au point mort, ce qui a amené le chef internationalement reconnu de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, en Russie. Selon le ministre des affaires étrangères palestinien, Riyad al-Maliki, qui s’est rendu en Russie peu avant son chef, « Il est toujours utile de rappeler le rôle de la Russie : à la différence de nos partenaires occidentaux, elle a toujours respecté à la lettre les résolutions des Nations unies sur le Proche-Orient ». L’objectif est l’un des dirigeants moscovites et de faire jouer à la Russie un rôle de médiateur clé au Proche-Orient. Il est dans l’intention des Russes de convoquer à Moscou une conférence internationale sur le Proche-Orient et Mahmoud Abbas à appuyer cette idée. Mais le chef du comité du conseil de fédération pour les affaires internationales, Mikhaïl Marguelov, a insisté sur le fait qu’il n’y aura pas de solution dans colombe comprendra parmi que l’objectif recherché est l’unité de l’État palestinien. Voilà pourquoi la Russie essaie de favoriser un dialogue entre les deux plus grandes forces palestiniennes : le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas contrôlant Gaza. En effet, la Russie ne veut pas renoncer au dialogue avec la main cinq qualifiée par les occidentaux d’organisations terroristes. Dans cette démarche, les diplomates à russe sont unanimes à reconnaître que si les Etats-Unis ne parviennent pas à raisonner Israël, il est peu probable que la Russie puisse obtenir quoi que ce soit car elle n’a pas les moyens de pression sur l’État hébreu dont disposent les Etats-Unis.

Les banquiers internationaux placent leurs hommes

Le point de jonction des deux courbes est l’année 1973, au moment où le tandem Pompidou/Giscard d'Estaing

introduit l’article 25 de la loi du 3 janvier 1973.

La courbe haussière traduit la dette cumulée avec ses intérêts, payés aux banquiers internationaux.

La courbe du bas exprime cette même dette calculée sans y ajouter les intérêts,

si l’État français avait gardé le droit d’émettre sa propre monnaie.

Depuis 1973, c’est plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts qui ont été payés en 35 ans (et nous continuons à raison de 120 millions d’euros par jour) aux hommes les plus riches, qui d’ailleurs peuvent ainsi nous les prêter à nouveau contre intérêt ! Précisons si besoin était que cette monnaie prêtée par le cartel bancaire est, comme 93 % de la monnaie en circulation, issue d’une création monétaire par les banques privées… monnaie évidemment payante bien que créée ex nihilo, à partir d’une simple ligne d’écriture.

En agissant comme ils l’ont fait, les hommes du cartel bancaire ont ôté le droit de création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux banques et sociétés d’assurance. Hier comme aujourd’hui, Valéry Giscard d’Estaing justifie toujours cette mesure au motif que le « prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué, une situation d’inflation monétaire permanente ». C’est tout simplement faux !

Non seulement il y a eu, mais il y a toujours une volonté de rendre la France dépendante des financiers de la mondialisation et du projet de gouvernance supranationale.

«Un calcul simple montre que sans le poids des intérêts sur la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu d’être négatifs». Nous aboutissons à quelque chose qui dépasse l’entendement : la dette cumulée de l’État français (1 150 milliards d’euros) est identique aux intérêts cumulés depuis 1971 (1 142 milliards d’euros) !... [Extrait du LIESI N° 199 du 31 janvier 2010.]

ce que les français allouent aux partis politiques

En 2008, le contribuable français a versé aux partis politiques la somme de 74 818 078 €.. Ce chiffre a été rendu public par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements des partis politiques dans son rapport annuel, publié au Journal officiel le 19 décembre 2009. On y apprend que les formations politiques ont moins dépensé en 2008 qu’en 2007, année de la présidentielle et des législatives. A la fin de l’exercice 2008, il leur restait en caisse plus de 11 millions d’euros. Explication de la commission : les partis politiques se constituent des réserves pour 2012. Autre information : ce sont les formations dites de droite qui, financièrement, dépendent le plus de l’aide  publique.

la question du haut-karabakh est stratégique pour les intérêts russes dans le Caucase 

Ces derniers mois, on a de plus en plus l’impression qu’il est tout à fait possible de trouver un compromis susceptible de faire sortir de l’impasse les négociations concernant le Haut-Karabakh. Cet espoir est avant tout fonder sur l’intensification de la politique étrangère d’Ankara et l’amélioration qui commence à se faire sentir dans les relations arménos-turques. La Turquie et l’Arménie ont en effet signé en Suisse des protocoles sur l’ouverture des frontières et l’établissement de relations diplomatiques. En échange, Ankara compterait sur des concessions de la part d’Erevan, notamment sur le retrait des troupes arméniennes de certaines régions de l’Azerbaïdjan. La Russie, ayant des intérêts évidents dans cette affaire, a tout de suite décidé de participer à ce nouveau jeu. En effet, un règlement du conflit du Haut-Karabakh est un des facteurs décisifs de la présidence de la présence russe dans le Caucase. Au-delà, les autorités du Kremlin sont également intéressées par le développement de rapports économiques plus énergétiques avec la Turquie, en premier lieu par la construction accélérée du gazoduc South Stream par lequel le gaz russe sera acheminé vers l’Europe. Après la guerre russo-géorgienne, la Turquie qui déploie une énergie toute particulière pour renforcer ses positions dans le Caucase, s'est parfaitement rendu compte de la complexité du conflit du Haut-Karabakh dont le nœud ne pourra être démêlé qu’en partenariat avec les autres acteurs de la région. Il sera maintenant intéressant de suivre l’évolution de la situation et de voir si le Haut-Karabakh ne va pas constituer un nouveau terrain d’entente entre la Russie et la Turquie. [Extrait du Hors Série Russie de janvier / février 2010.]

2010-2011 : une crise économique sans commune mesure va frapper à la porte des nations

 Certaines lettres confidentielles font croire que la situation des Etats-Unis est plus désespérée que celle des pays de l’Union européenne. Imaginer un seul instant que la France, par exemple, puisse être à l’abri d’un désastre américain est pure illusion ! Pour en être convaincu, il suffit de s’intéresser aux réseaux qui ont été très influents dans le développement de la dernière élection présidentielle française. Combien même l’un des acteurs européens influents du cabinet fantôme américain s’opposerait à ses maîtres, il serait immédiatement «retiré» de la circulation.

Cela dit, concentrons-nous maintenant sur la situation américaine. Deux semaines avant Noël, une courte décision de la Cour suprême des Etats-Unis a rompu avec 220 années de jurisprudence constitutionnelle. En effet, à la surprise générale, la Cour Suprême a annoncé que «la torture était une conséquence ordinaire, attendue lors d’une détention militaire». Pire, qu’un individu déclaré par les officiels comme «un combattant ennemi» n’était «plus une personne». Par la publication du décret présidentiel 13 524, du 21 décembre 2009, la présidence américaine octroie un pouvoir illimité à Interpol, non seulement pour procéder à l’arrestation de citoyens américains et les envoyer en camps de détention, mais aussi pour lui accorder toute «immunité inconditionnelle». Il est également prévu que « les archives des organisations internationales seront inviolables » et que les familles américaines dont l’un des membres aura été emprisonné par les forces d’Interpol ne pourront jamais connaître le destin du prisonnier de l’État américain. On estime à ce jour que plus d’un million d’Américains sont fichés sur une «liste noire», constituée après les attaques du 11 Septembre. Il est donc manifeste que l’administration américaine se prépare à une situation insurrectionnelle et ces informations ne font que compléter de précédentes, connues de nos lecteurs. Le rapport Known Unknowns : Unconventional Strategic Shocks in Defense Strategy Development avertit : « Les militaires doivent être préparés à une dislocation violente, stratégique, à l’intérieur du territoire américain » qui pourrait être provoquée par «l’effondrement brutal de l’économie», «une résistance intérieure», «des cas d’urgence de santé publique ou la perte de contrôle de l’ordre politique et constitutionnel». «Dans les circonstances les plus extrêmes, cela pourrait se traduire par l’utilisation de la force militaire contre des groupes hostiles à l’intérieur des Etats-Unis»...  [Extrait du LIESI N° 198 du 15 janvier 2010.]

washington : rassurer la pologne sans froisser la russie

La Pologne déploiera des batteries de missiles de DCA Patriot à proximité de la frontière russe. Cela nécessitera le rééquipement des troupes russes, mais, selon les spécialistes, la proximité des missiles américains aidera aussi à assurer la détection par des moyens radioélectriques. Selon le ministre polonais de la Défense, Bogdan Klich, des missiles américains et des militaires américains arriveront en avril 2010 et seront stationnés dans la région de Morag, à proximité de la frontière russe (à environ 100 km de Kaliningrad). Ce lieu n'a pas été choisi pour des raisons stratégiques, mais pour offrir les meilleures conditions de vie aux militaires américains, a-t-il expliqué.

L'accord sur le déploiement de missiles de DCA américains en Pologne avait été conclu il y a quelques années, lorsqu'il était question du déploiement de la troisième région de positionnement de la défense antimissile avec des missiles GBI en Pologne. En septembre, le président Barack Obama avait annulé la décision de déployer les rampes de lancement de missiles GBI en Pologne, mais le stationnement de missiles Patriot à la demande de la Pologne n'avait pas été annulé.

LA CRISE FAVORISE LA CONCENTRATION DU POUVOIR

Depuis plusieurs années, aux États-unis, on a assisté à un déclin continu de la base manufacturière et de plusieurs industries classiques, tandis que le secteur de la banque d'investissement et de la spéculation n’a cessé de progresser. A tel point que ce secteur est devenu la source majeure du profit des grandes entreprises américaines. On l’a vu par exemple avec les multinationales de l’automobile dont les bénéfices ont plongé à la suite de très mauvais investissements dans le casino financier ! «La prolifération de la spéculation sur les marchés d'actions, le marché des produits dérivés et, finalement celui des valeurs des titres hypothécaires, a été le moyen grâce auquel d'immenses fortunes se sont accumulées. Ce processus était de par nature instable et a fini par s'effondrer».

Pourquoi les autorités américaines ont-elles appliqué une telle politique ? Pour une personne réfléchie, il était évident que, selon l’enseignement de l’Histoire, tout cela devait se terminer par une catastrophe de grande ampleur. Malgré l’évidence, cela n’a rien changé au déroulement des politiques mises en œuvre par Washington. Il faut donc trouver une explication ailleurs.

La lecture de l’ouvrage "LUCIFER ET LE POUVOIR OCCULTE" du Marquis de La Franquerie en éclairera certains. Plus d'Infos

La politique suicidaire menée depuis plus de trois décennies par les différentes administrations américaines peut alors s’expliquer comme suit : il existe un autre pouvoir, caché, qui imprime ses décisions au pouvoir apparent, constitué finalement de marionnettes. Ce pouvoir invisible exerce une puissance sur le gouvernant visible des États-unis. Il n’y a pas d’autre solution. La politique du chaos dont nous avons parlé a été imposée aux politiciens par le cartel bancaire qui cherche, par la réalisation d’un tel scénario, à concentrer tous les pouvoirs en imposant SA solution.

Et étant donné la tournure que prennent les événements, ont voit mal, humainement, qui pourrait empêcher la concrétisation de l’étape finale d’un tel processus. L’oligarchie du cartel bancaire, manipulant quasiment tous les secteurs essentiels de l’activité économique, devient de plus en plus puissante au fur et à mesure du déclin. Il n’existe plus de puissance humaine susceptible de s’opposer à elle. Voilà pourquoi il est nécessaire de s’en remettre à la divine Providence et de répéter ce message délivré si souvent par la Très Sainte Mère de Dieu lors de ses différentes apparition : «Priez et faites pénitence». L’homme du siècle sourira, mais il n’a pas d’autre solution que celle de pratiquer la politique de l’autruche avant que la réalité ne le rattrape.

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