le FMI demande au japon de commencer a réduire sa
dette des 2011
Le Fonds monétaire international (FMI) vient
de demander au Japon de commencer à réduire dès 2011 son
endettement, lequel s'accroît d'année en d'année. "Nous pensons
qu'il est devenu crucial d'opérer au plus tôt des ajustements
budgétaires au Japon", a déclaré à Tokyo un représentant du FMI
pour la région Asie-Pacifique, James Gordon. Le Japon est lesté
d'une dette publique (Etats et régions) qui représente plus de
deux fois son produit intérieur brut (PIB).
"Nous pensons que de telles mesures
d'ajustement doivent débuter dès 2011", a-t-il insisté.
Le FMI préconise notamment une augmentation
graduelle de la taxe sur la consommation (équivalent de la TVA),
pour le moment fixée à 5%, un niveau très inférieur à celui
appliqué dans la plupart des autres pays riches. Le gouvernement
japonais de centre-gauche s'est pour l'heure montré réticent à
de telles mesures, perçues comme impopulaires, estimant qu'il
convient d'abord de réduire les dépenses superflues. M. Gordon a
formulé ces remarques à l'issue d'une réunion de membres du FMI,
dont le directeur-adjoint, John Lipsky, avec des représentants
du gouvernement japonais, de la Banque du Japon et du secteur
privé nippon. Quelque 95% de l'endettement du Japon sont
toutefois détenus par des institutions financières, entreprises
et particuliers japonais, ce qui réduit a priori les risques de
faillite du pays et de répercussions en chaîne.
le japon aura t-il le titre de "Grèce de
l'orient" ?
Le Japon est en passe de décrocher le titre
de "Grèce de l'Orient". En effet, même Naoto Kan, le ministre
des finances japonais, n'aspire qu'à maintenir l'emprunt d'Etat
de l'année prochaine au même niveau que cette année,
c'est-à-dire 44 300 milliards de yens (374 milliards d'euros).
Mais l'épargne légendaire des ménages et des entreprises du
Japon a chuté. Et si par le passé les épargnants nippons ont
toujours été indulgents à l'encontre des dépenses excessives de
leur gouvernement, l'épargne est aujourd'hui insuffisante
pour financer le véritable gouffre creusé par la dette publique.
Et d'autres financiers se montreraient certainement moins
conciliants. Le ratio de la dette du Japon sur son produit
intérieur brut (PIB) dépasse désormais la barre des 200 %, et le
montant des emprunts d'Etat pour l'année allant de mars 2010 à
mars 2011 s'élève à plus de 9 % du PIB.
De plus, environ 95 % de la dette publique
est actuellement détenue par des acteurs économiques japonais.
Les experts ont d'ailleurs longtemps pensé que les importantes
réserves du pays et sa forte tradition d'épargne - collectée par
des créanciers de la dette publique en situation de monopole,
comme la banque postale - permettraient au Japon de financer ses
déficits budgétaires sans trop de problèmes. Mais la roue
tourne. De mars 2007 à mars 2008, l'épargne annuelle des
sociétés et des ménages se chiffrait à 59 500 milliards de yens,
de quoi largement financer les émissions japonaises de bons du
Trésor. Mais l'année suivante, l'épargne des sociétés a chuté à
15 100 milliards de yens et celle des ménages à 7 700 milliards
de yens. Et cette dernière mesure, en baisse régulière à cause
du vieillissement de la population active, ne représente
actuellement qu'environ 3 % du PIB, soit 14 000 milliards de
yens chaque année. Cela signifie tout simplement que si les
bénéfices des sociétés ne surpassent pas leurs niveaux
historiques et que les entreprises ne consacrent pas leurs
surplus de liquidité aux obligations d'Etat (préférant investir
dans leurs propres activités), l'épargne domestique ne sera plus
suffisante pour répondre aux besoins d'endettement du
gouvernement japonais.
Dans un tel contexte, le Japon pourrait
envisager de faire fonctionner la planche à billets pour
financer son déficit budgétaire, ce qui risquerait alors de
faire basculer le pays d'une période de déflation modérée vers
une inflation galopante. Alternativement, le choix pourrait se
porter vers un relèvement des taux d'intérêt afin de capter
l'épargne - avec le risque d'asphyxier le capital-investissement
du secteur privé. Autre option encore : s'aventurer sur les
grands marchés internationaux de capitaux qui permettraient de
satisfaire les besoins de financement du pays, ce qui
l'exposerait à une crise de confiance similaire à celle que
traverse l'Etat grec. Ces trois alternatives ne semblent donc
pas très satisfaisantes. Car le Japon, qui affiche à présent une
solide croissance, devrait plutôt envisager un plan d'austérité,
ce qui signifie réduire à la fois ses dépenses et ses emprunts
la dette publique des Etats-Unis est pire que
celle de la Grèce
En 2009, aux Etats-Unis, le déficit primaire structurel atteint
7,3% du PIB et au Royaume-Uni 6,8% du PIB. Cela paraît
incroyable mais il est pire que les 6% de la Grèce
Quiconque aimerait savoir qui créera des emplois ces prochaines
années peut exclure le secteur public. La dette des Etats est
telle que les dépenses publiques devront baisser. Certains
crieront au diktat des marchés, mais les Etats ne pourront se
soustraire à l’arithmétique la plus élémentaire. Même la France,
qui depuis 1974 n’a pas connu un seul budget en équilibre.
le nationalisme hongrois : une réponse a la crise
entretenue
par les eurocrates
Le retour au souverainisme est l’une des
réponses apportées par le pouvoir politique hongrois dans le
contexte de la crise européenne actuelle. On voit surgir dans ce
pays des revendications territoriales avec détermination. Le
nouveau pouvoir a annoncé que sa première mesure serait
d’accorder la nationalité hongroise à tous les « Hongrois de
souche » vivant dans les pays limitrophes qui en feraient la
demande, ce qui a beaucoup plu à la République slovaque dont 10
% de la population est concernée. Les eurocrates ont tout fait
pour détruire le nationalisme mais ce dernier devrait réagir
avec violence suite à l’échec chaotique de la piteuse Union
européenne.
la disparition des abeilles : un désastre
écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité toute
entière
Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture
dépend directement de l’abeille, le pollinisateur agricole le
plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années,
des millions d’abeilles disparaissent mystérieusement. Pourquoi?
Serons-nous capable de faire face à cette catastrophe annoncée ?
Des ruches désertées. À l'extérieur, pas de cadavres. À
l'intérieur une reine en bonne santé, des larves viables et une
poignée de jeunes adultes affaiblies. Mais nulle trace des
autres ouvrières. C'est le Syndrome d'effondrement des colonies,
un mal foudroyant qui décime les colonies d'abeilles par
centaines de milliers depuis 2006. Cette situation d'urgence
menace de précipiter un peu plus le déclin inexorable des
abeilles qui constituent un rouage irremplaçable de notre
agriculture. Sans abeille, pas de pollinisation des fleurs, et
sans pollinisation, pas de fruit ni de légume... Contrainte de
trouver une solution, l'humanité est confrontée à un problème
aux ramifications multiples et entrecroisées. Aujourd’hui, les
études scientifiques ont prouvé que nous devons faire face à une
multiplicité de facteurs. Mais récemment, de nouvelles
recherches ont révélé que les interactions ente ces différents
facteurs amplifient fortement leurs effets... Impossible, par
exemple, d’incriminer les seuls pesticides comme dans les années
1990. En revanche, combinés à un virus, ou à un champignon, les
effets de ces produits pourraient être multipliés. Est-ce là la
réponse à l’énigme ?
Il existe une autre explication: le
changement de fréquence de la résonance de Shumann de la terre.
Personne ne met en avant ce phénomène qui tend à prouver que
quelque chose est caché par la NASA... Cette résonance, qui a
brutalement changé en quelques années, est quasiment une vague
électrique, électromagnétique immobile parmi les autres vagues
électromagnétiques de la Cavité. Comme les abeilles se repèrent
grâce à un "radar" que le Créateur leur a donné, si un
brouillage survient, elle ne retrouve plus leur ruches et se
perdent, puis meurent...Or des millions d'abeilles se perdent
dans des endroits il n'y a pas de pesticides...
le coup d'état au Kirghizistan montre la tragédie
de l'Asie centrale
Après de violents affrontements,
l'opposition a renversé le gouvernement au Kirghizistan. C'est
le signe général de la mauvaise gestion et de la répression dans
les pays d'Asie centrale que sont le Kirghizistan,
l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Kazakhstan,
estime le quotidien The Times : "Les cinq pays, qui
formaient autrefois le bas ventre musulman prospère et
relativement stable de l'Union soviétique, affichent depuis leur
indépendance un bilan misérable : régimes autoritaires,
stagnation économique, violences multiples et instabilité…
L'Asie centrale est une région immense, stratégiquement
importante et potentiellement très riche. Les cinq nations
disposent d'énormes ressources, très demandées en Chine, leur
voisin oriental, et dans le sous-continent. Aucune d'entre elles
n'a pourtant compris qu'un minimum de bonne gestion, de cohésion
sociale et de tolérance politique sont nécessaires afin
d'attirer les investissements étrangers. Le Kirghizistan est
seulement l'exemple le plus récent de cette tragédie
post-soviétique."
la Pologne obsédée par les mosquées
A Varsovie, des riverains s'opposent à la
construction d'une mosquée dans leur district. La raison de
cette opposition est la vision limitée de nombreux Polonais,
écrit le quotidien Polska : "Qu'est-ce qui peut bien
faire que dans un pays où il y a plus de stands de kebab que
d'églises, la construction d'une mosquée suscite autant
d'émotions ? … C'est un peu comme si les Polonais avaient fermé
les yeux sur le fait que le monde continue de tourner. Car le
véritable conflit de civilisation entre le monde occidental et
l'islam n'a pas encore eu lieu en Pologne. Nous ne connaissons
pas les problèmes démographiques de la France ou les difficultés
de l'Allemagne avec la minorité turque. Et nous ne devons pas
non plus faire de référendums comme les Suisses qui n'ont pas pu
s'accommoder du nombre de minarets."
Voilà un exemple qui illustre le fossé qui
s'agrandit entre la volonté des populations et les médias
inféodés au matraquage des caciques du mondialisme.
flotte russe en Ukraine : l'accord vient d'être
donne !
Le parlement ukrainien a ratifié l'accord
sur le stationnement en Crimée (Ukraine) de la flotte russe de
la mer Noire par 236 députés pour une majorité qualifiée de 226
voix, a annoncé la presse russe sur place. L'accord a été
ratifié malgré les protestations de l'opposition et l'atmosphère
houleuse au parlement. La séance parlementaire a commencé ce
mardi matin par les jets de fumigènes, coups de poings,
bousculades, tirs d'œufs visant le président de la Rada
(parlement ukrainien). Malgré tout, les partisans de l'accord,
votant dans la salle remplie de fumée, ont réussi à le ratifier.
Selon la police, près de 7.000 opposants et partisans de
l'accord se sont rassemblés autour du parlement. Le président
ukrainien Viktor Ianoukovitch a signé mercredi 21 avril avec son
homologue russe Dmitri Medvedev un accord sur la prolongation de
25 ans, jusqu'en 2042, du bail de la base de la flotte russe de
la mer Noire en Crimée qui expirait en 2017. Voilà qui confirme
ce que nous évoquions dans l'ouvrage
Les
commanditaires de la prise d'otages de Beslan récidivent avec
l'Ukraine.
la gestion de l’éruption du volcan eyjafjöll :
une manœuvre en vue d'une prochaine guerre civile européenne
"Suite à l’éruption du volcan Eyjafjöll, la fermeture de
l’espace aérien dans la zone orientale de l’OTAN a été décidée
sur la base de recommandations infondées de l’organisme
britannique de surveillance. Celles-ci ont été immédiatement
rejetées par la Russie, mais appliquées par les États de l’OTAN
à leur seule aviation civile, tandis que l’Alliance faisait
voler ses chasseurs bombardiers, pourtant théoriquement plus
vulnérables. Les vérifications ont été retardées par les
autorités, malgré l’impatience des compagnies aériennes. En
définitive, la gestion de cette catastrophe naturelle a été
délibérément catastrophiste". (Source: R.V)
Selon d'autres sources d'information, il semble manifeste que
cette gestion a été réalisée
sur ordre de certaines personnalités européennes présentant des
liens ténus avec les services secrets russes.
Cela signifie clairement que notre analyse commencée avec le
numéro 204 de LIESI est juste ! Il y a des accords entre
l'Allemagne de Merkel et le Kremlin en vue de détruire
l'économie de l'Europe de l'Ouest en vue d'introduire un
"nouveau système" qui profiterait essentiellement aux pays
possédant des matières premières et surtout des métaux précieux.
Nous estimons que les Russes envisagent une catastrophe sociale
en Europe et le grand "foutoir" généré par cette affaire du
volcan est, visiblement, un "test"...
Dans un autre registre, les attaques juridiques contre la Firme
Goldman Sach sont un signe évident d'une attaque en règle
engagée contre la Banque centrale américaine de la part du
cartel bancaire...
le fmi annonce un système plus propre pour mieux
faire avaler la prochaine reforme monétaire mondiale du cartel
bancaire
Le 20 avril, la BBC a révélé que les responsables du
FMI allaient proposer la création de deux taxes sur les
institutions financières lors de la réunion des ministres des
Finances du G20 qui se tiendra le 23 avril à Washington. Le
Fonds estime que le coût du soutien apporté au cours de la crise
par les membres du G20 à leurs institutions financières en péril
a atteint 2,7 % de leur produit intérieur brut (PIB), certains
Etats ayant dû apporter l'équivalent de 4 % ou 5 % du PIB.
De 2008 à 2015, leur dette publique augmentera, de ce fait, de
40 points de PIB. Il serait normal que le contribuable
soit déchargé de ce fardeau par ceux qui ont provoqué les
catastrophes que l'on sait, mais il est vraisemblable que la
finance mondiale n'acceptera pas sans combattre les deux taxes
projetées.
La première taxe baptisée "Financial Stability Contribution" (FSC)
serait assise sur les risques excessifs que prendrait chaque
institution. Son produit serait accumulé sur un fonds et utilisé
en cas de défaillance. La seconde baptisée "Financial Activities
Tax" (FAT) serait assise sur les profits et les rémunérations de
l'ensemble du secteur financier, assureurs et hedge funds
compris. Elle pourrait alimenter le budget général.
Le FMI souhaite une coopération entre les différents Etats pour
que la concurrence ne soit pas faussée par cette nouvelle
fiscalité. Il n'exclut pas une certaine diversité dans la façon
de la mettre en place, à partir du moment où tous les Etats
auront adopté les mêmes principes et des taux minimum pour les
deux taxes.
Les préparatifs en vue d'un grand nettoyage se font donc jour
mais, comme nous l'indiquions en titre, les barons du FMI mis en
place par le cartel bancaire doivent faire avaler la pilule de
la refonte future du système monétaire internationale qui se
ferait au détriment des populations et des Etats.
un volcan qui fume et des milliards en fumée
La paralysie du trafic aérien en Europe à la suite de l'éruption
d'un volcan en Islande a déjà coûté aux compagnies
aériennes affectées 1,7 milliard de dollars (1,26 milliard
d'euros) de manque à gagner, a estimé l'Association
internationale du transport aérien IATA. Au plus fort du blocage
du trafic, samedi et dimanche, les compagnies touchées perdaient
400 millions de dollars (297 millions d'euros) de recettes par
jour, a déclaré Giovanni Bisignani, le président de
l'association lors d'une conférence de presse à Berlin. L'IATA
avait précédemment estimé à 200 millions de dollars par
jour (148,5 millions d'euros) le manque à gagner des compagnies
aériennes, alors que quasiment tout le nord de
l'Europe, où évoluait un nuage de cendres en provenance
d'Islande, avait fermé son espace aérien depuis la fin de la
semaine dernière.
Au simple manque à gagner s'ajoutent les coûts supportés par les
compagnies pour l'hébergement, la nourriture et parfois le
transport par d'autres moyens de voyageurs bloqués, a-t-il
ajouté, laissant entendre que la facture totale serait
supérieure à ces 1,7 milliard de dollars.
La première compagnie européenne, l'allemande Lufthansa, n'a pas
encore fourni de chiffres sur le coût du volcan, mais son patron
Wolfgang Mayrhuber a estimé lors de la même conférence de presse
que le montant ne serait "pas marginal". Son concurrent français
Air France-KLM a évoqué le chiffre de 35 millions d'euros par
jour.
Le trafic reprend progressivement en Europe, plusieurs pays dont
la Norvège et le Danemark ayant rouvert leur espace aérien.
M. Bisignani a appelé les gouvernements européens à "prendre
leurs responsabilités" et à venir en aide aux compagnies
aériennes, victimes d'une "force majeure, à laquelle nous ne
pouvons rien". Il a une nouvelle fois critiqué la lenteur des
dirigeants européens à coordonner leurs réactions, après avoir
déjà dénoncé en début de semaine la "pagaille" dans les réponses
apportées au nuage de cendres.
le fmi adresse un message de crise future... pour
les banques
Selon le rapport du FMI publié le 20 avril sur la stabilité
financière dans le monde, « les menaces sont en train de changer
de forme ». Les banques se portent moins mal et le Fonds a
révisé à la baisse le coût de leurs dépréciations depuis le
début de la crise : il estime que leurs pertes de 2008 à
2010 ne sont plus de 2 800 millions de dollars, mais de 2 300
milliards, dont les deux tiers étaient effectives fin
2009. Le FMI souligne que ces estimations sont "sujettes
à une incertitude et une marge d'erreur considérables".
Malgré une amélioration de leur capitalisation, les
banques demeurent fragiles et "la stabilité n'est pas assurée",
a confirmé José Vinals, directeur de la division des marchés de
capitaux et monétaires du FMI. Mais la menace la plus
grave vient désormais de la dette publique qui est en train
d'exploser, menaçant "d'évincer de l'accès au crédit le secteur
privé" et notamment les entreprises les plus vulnérables,
les PME. Sans parler de la hausse du coût du crédit que les
besoins de refinancement des Etats ne manqueront pas de
provoquer.
Le FMI souhaite que les soutiens aux banques soient
levés progressivement et que les Etats annoncent des
plans de consolidation budgétaire à moyen terme. Il appelle de
ces vœux une réforme de la régulation financière qui permette de
rendre compatible "la sécurité du secteur financier avec son
inventivité et son efficacité.
Nous entrons maintenant dans un autre paradigme où il ne sera
plus question de sauver des grosses banques de la faillite mais
de privilégier des Etats en faillite comme les Etats-Unis,
l'Angleterre et la France avec les PIIGS.
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LIESI DANS SON INTEGRALITE
LIESI numéro 203
affaire hsbc : 8000 français identifies dans les
fichiers soustraits a la banque
Le décryptage des fichiers soustraits à une filiale suisse de
HSBC par un de ses ex-salariés, et en possession de la justice
et du fisc français, a permis d'identifier 127.000 comptes
appartenant à 79.000 personnes dont environ 8.000 Français, a
affirmé le procureur de Nice, Eric de Montgolfier. "8.231
Français détenteurs de comptes ont été identifiés", a déclaré à
l'AFP M. de Montgolfier. Le décodage des fichiers dérobés a par
ailleurs fait apparaître le nom de 7.094 Italiens, selon M. de
Montgolfier, qui a reçu récemment une demande d'entraide
judiciaire du parquet de Turin, souhaitant récupérer une copie
des fichiers. Le procureur général d'Aix-en-Provence se
prononcera sur cette demande après avoir reçu l'avis "technique
et juridique" de la Chancellerie.
Le PDG de HSBC Private Bank en Suisse, Alexandre Zeller, avait
indiqué le 11 mars que les fichiers informatiques contenaient
des informations datant de 2006 sur 24.000 clients, dont 15.000
existants. La banque suisse a pu réaliser ce décompte après
avoir reçu le 3 mars du procureur général de la Confédération
"des copies d'une importante partie des données volées".
Le ministre du Budget Eric Woerth avait pour sa part annoncé en
août détenir une liste de 3.000 contribuables français
soupçonnés de dissimuler des avoirs dans des comptes à
l'étranger. Cette liste a été alimentée à diverses sources dont
les fichiers HSBC, et tous les comptes qui figurent dans ces
derniers ne concernent pas nécessairement des fraudeurs, a
précisé par la suite son entourage.
La justice française a saisi le 20 janvier 2009 au domicile
français d'Hervé Falciani des fichiers informatiques cryptés
contenant des fichiers codés contenant des informations sur des
comptes détenus par des clients de HSBC. La perquisition avait
été effectuée dans le cadre d'une demande des autorités
judiciaires suisses, soupçonnant Falciani de détournement
frauduleux de données confidentielles. Mais avant de les
transmettre aux Suisses, les enquêteurs français ont analysé le
contenu de ces saisies, qui se sont révélées d'un grand intérêt
pour la justice et le fisc français. Le parquet de Nice a ouvert
une enquête pour blanchiment et l'administration fiscale a
utilisé les données pour identifier de présumés fraudeurs. Au
terme d'un bras de fer de plusieurs mois entre les autorités
françaises et suisses, au cours duquel la Suisse a bloqué le
processus de ratification d'un accord de double imposition entre
les deux pays, une copie des fichiers a été transmise début 2010
à la Suisse conformément à sa demande d'entraide judiciaire. La
Suisse a obtenu en échange de la reprise de la ratification de
l'accord que la France ne transmette des informations sur des
personnes figurant sur cette liste à d'autres Etats qu'à
condition que ceux-ci en fassent la demande officielle dans le
cadre d'accords bilatéraux et d'en informer la Suisse, selon un
communiqué de Bercy du 12 février.
l'Ukraine va se débarrasser de tout son uranium
enrichi d'ici a 2012
L'Ukraine va se débarrasser d'ici à 2012 de l'intégralité de son
uranium hautement enrichi, qui aurait pu suffire à élaborer
plusieurs bombes nucléaires, a annoncé le porte-parole de la
Maison Blanche, Robert Gibbs. "Aujourd'hui, l'Ukraine a annoncé
une décision remarquable de se débarrasser de tous ses stocks
d'uranium hautement enrichi d'ici à la tenue du prochain sommet
sur la sécurité nucléaire en 2012", a précisé M. Gibbs lors
d'une conférence de presse. Cette annonce spectaculaire est
intervenue peu après une rencontre entre le président américain
Barack Obama et son homologue ukrainien Viktor Ianoukovitch à
Washington, où s'est ouvert un sommet sur la sécurité nucléaire
auquel M. Obama a convié près de 50 dirigeants d'Etats ou
d'organisations internationales.
M. Ianoukovitch, considéré comme moins pro-occidental et plus
proche de Moscou que son prédécesseur Viktor Iouchtchenko, a
pris le 25 février ses fonctions de président de l'Ukraine, un
pays qui a connu en 1986, lorsqu'il était encore membre de
l'URSS, la pire catastrophe de l'histoire du nucléaire civil à
Tchernobyl. Selon M. Gibbs, les quantités d'uranium hautement
enrichi dont l'Ukraine va se débarrasser dans les deux
prochaines années atteignent "environ 90 kg". "C'est assez pour
construire plusieurs armes nucléaires", a-t-il affirmé.
Lors du sommet de deux jours qui s'est ouvert formellement au
palais des Congrès de Washington, M. Obama et son administration
vont essayer d'obtenir des dirigeants qu'ils s'engagent à
sécuriser davantage leurs stocks d'uranium et de plutonium, pour
éviter qu'ils arrivent entre les mains d'extrémistes. M. Obama a
défini les enjeux de ce sommet, le plus important organisé par
son pays depuis 1945 par le nombre de chefs de d'Etat ou de
gouvernement qui y participent, en soulignant que "la plus
grande menace contre la sécurité des Etats-Unis, que ce soit à
court, moyen ou long terme, serait la possibilité qu'une
organisation terroriste obtienne une arme nucléaire". Son
conseiller en chef pour le contre-terrorisme, John Brennan, a
insisté sur l'urgence d'agir, affirmant que "les organisations
criminelles internationales sont parfaitement au courant de
l'intérêt des terroristes d'acquérir des matériaux fissiles".
Intervenant après M. Gibbs, il a assuré que cette situation "a
incité ces criminels à rechercher des (matériaux) nucléaires
pour leur propre profit".
Morgan Stanley: perte de 5,4 milliards de dollars
dans l'immobilier
La banque d'affaires américaine Morgan Stanley a perdu 5,4
milliards de dollars (3,95 milliards d'euros) dans des
investissements immobiliers, dont le siège de la Banque centrale
européenne en Allemagne, révèle le Wall Street Journal (WSJ). Il
s'agirait de la plus grosse perte jamais réalisée par un fonds
de capital-investissement (private equity) spécialisé dans
l'immobilier, affirme le quotidien économique. Le Morgan Stanley
Real Estate Funds (MSREF), qui investit l'argent des
fonds de pension ou d'investisseurs étrangers dans des
projets d'immobilier commercial, aurait en effet perdu près des
deux-tiers de sa valeur initiale, qui était de 8,8 milliards de
dollars (6,4 milliards d'euros), à cause de l'éclatement de la
bulle immobilière.
La perte de valeur, chiffrée à 5,4 milliards de dollars dans des
documents présentés par la banque à ses investisseurs, et dont
le journal a obtenu copie, porte sur ses investissements
notamment dans le siège de la Banque centrale européenne à
Francfort (Allemagne), dans un gros projet immobilier à Tokyo
(Japon) et dans plusieurs hôtels Intercontinental en Europe.
Au cours des 20 dernières années, la banque américaine a
été l'un des plus gros investisseurs immobiliers du monde,
avec 174 milliards de dollars d'opérations cumulées depuis 1991,
selon le WSJ. Le MSREF visait avant la crise un retour sur
investissement de 22,1% par an en moyenne, toujours d'après les
documents obtenus par le journal. Et ce n'est pas fini !
logement: polémique sur les chiffres
Les prix des logements anciens en France devraient rester
stables en 2010, estime la Fnaim, principale organisation
professionnelle du secteur, quand d'autres pronostiquent une
baisse des prix, faisant rebondir la polémique sur la fiabilité
des statistiques immobilières. Les prix des logements anciens
ont baissé de 1,4% au premier trimestre 2010 par rapport au
dernier trimestre 2009 et sont aujourd'hui voisins de leur
niveau de l'automne 2005, selon une étude publiée par la
Fédération nationale de l'immobilier. Cela n'a pas empêché une
forte chute des ventes, tombées de 800.000 en 2005 à 575.000 en
2009. La baisse pour les appartements a été de 2,7%, alors que
les prix des maisons sont restés quasiment stables (-0,1%),
d'après la Fnaim.
Par régions, l'évolution est fortement contrastée, note la
Fédération. Ainsi en Ile-de-France, les prix sont en forte
poussée (+7,6% entre le 4e trimestre 2009 et les trois premiers
mois de 2010). L'ouest (+3,4%) et le sud-ouest (+2,4%)
connaissent également des hausses. Par contre, dans les régions
où les difficultés économiques sont les plus importantes, les
prix sont en baisse: nord et est (-5,5%), centre et Alpes
(-3,1%), sud-est (-0,6%). Mais, pour l'ensemble de 2010, la
Fnaim prévoit en moyenne une "stabilité" des prix, après deux
années de recul (-4,9% en 2009, -3,1% en 2008) liée à la crise
qui avaient mis fin à une décennie d'envolée.
Ces chiffres contredisent ceux donnés la semaine dernière par
l'un des trois principaux réseaux d'agences immobilières en
France, Century 21, qui faisait état d'une hausse de 1,09% des
prix dans l'ancien, constatée depuis le début de l'année dans
ses agences. Sur l'ensemble de l'année, Century 21 table en
outre sur une progression des prix comprise "entre 1% et 3%".
Autre son de cloche: pour le Crédit Foncier, établissement
spécialiste du crédit immobilier, la baisse devrait être de 3%
en moyenne en 2010, avec des hausses de 1% à 3% en centre-ville,
notamment à Paris, et des baisses pouvant atteindre 5% à 10%
dans la périphérie des agglomérations, plus touchées par la
crise.
Mathilde Lemoine, directeur des études économiques de la banque
HSBC France, table même sur une diminution de 4% car "la demande
reste fragile compte tenu du contexte macro-économique et la
baisse des prix reste insuffisante au regard de la solvabilité
des ménages".
Face à ces données contradictoires, difficile pour les
acquéreurs de se faire une idée claire de la tendance, en
l'absence de statistiques officielles en temps réel. Celles
fournies par les notaires ne sont en effet dévoilées qu'après la
signature définitive des ventes, alors que les agents
immobiliers se fondent sur les promesses de vente. Un problème
souvent dénoncé ces derniers mois. "La disparité des
informations fournies par les grands organismes nécessite des
décisions rapides du gouvernement pour arriver à ce que le
public s'y retrouve", souligne Henry Buzy-Cazaux, président de
l'Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI).
Pour mettre fin à la polémique, le secrétaire d'Etat au Logement
Benoist Apparu a promis que les pouvoirs publics proposeraient
"à terme des statistiques à l'échelle d'une rue", sur la base
des conclusions du rapport rendu récemment par le Conseil
national de l'information statistique (CNIS). "Un groupe de
travail", qui aura notamment pour tâche d'essayer de mettre tous
les professionnels d'accord, sera installé avant la fin avril
pour travailler sur cette question, a précisé M. Apparu à l'AFP.
pandémie h1n1: des experts se penchent sur la
gestion critiquée de l'oms
Des experts ont abordé à Genève certaines questions cruciales
dans le débat sur la gestion internationale de la grippe
pandémique H1N1, alors que les critiques à ce propos se sont
multipliées contre l'Organisation mondiale de la santé
(OMS). "Nous voulons savoir ce qui a bien fonctionné. Nous
voulons savoir ce qui n'a pas marché et, dans l'idéal, pourquoi
? Nous voulons savoir ce qui aurait pu être amélioré et, dans
l'idéal, comment?", a expliqué la directrice générale de l'OMS,
Margaret Chan. Le comité de 29 experts de 28 pays est une
réponse de l'OMS aux accusations selon lesquelles elle a exagéré
la menace de la première pandémie du XXIe siècle sous
l'influence des laboratoires pharmaceutiques, amenant ses 193
pays membres à acheter bien plus de vaccins que nécessaire.
Les experts, qui doivent rendre leur premier rapport intérimaire
d'ici au mois de mai, ont abordé de front une question cruciale:
la difficulté d'évaluer la virulence d'une maladie contagieuse
en termes de mortalité et non seulement selon sa répartition
géographique.
En juin 2009, deux mois après sa découverte au Mexique et aux
Etats-Unis, l'OMS a déclaré que la grippe était une "pandémie"
en se fondant principalement sur sa progression rapide. Cette
décision a automatiquement déclenché, en vertu des règlements de
santé internationaux, une batterie de mesures, dont la
recommandation d'une vaccination à grande échelle de la
population. L'élaboration du règlement sanitaire international,
texte qui régit la réponse aux crises sanitaires à l'échelle
mondiale, a eu lieu alors que la grippe aviaire H5N1, très
virulente avec un taux de décès de plus de 60% des personnes
infectées, était encore présente dans tous les esprits, ont
rappelé plusieurs experts. "Nous nous attendions à ce que (la
grippe H1N1) soit beaucoup plus grave", a souligné le professeur
australien John Mackenzie.
Le virus H1N1 a fait 17.700 morts confirmés en laboratoire dans
plus de 200 pays et territoires selon l'OMS, un chiffre bien
inférieur aux nombre de décès causés par une grippe saisonnière
classique.
La virulence est d'autant plus difficile à évaluer que "de
nombreux pays n'ont pas la capacité de déterminer de façon
fiable la gravité (en termes de mortalité) du virus", a fait
valoir Martin Cetron, du Centre de contrôle et de prévention des
maladies d'Atlanta (Etats-Unis). Certains pays pauvres ne
tiennent même pas de registres de naissance et de décès, a noté
Mme Chan.
Des membres du Conseil de l'Europe, qui a créé une commission
d'enquête, ont critiqué avec virulence l'OMS alors que la
polémique enflait dans de nombreux pays sur les millions de
vaccins inutilisés promis à la destruction en raison de la
réticences des populations à se faire vacciner. Même si "le
monde était plus préparé que jamais" quand la grippe H1N1 est
apparue, la réponse internationale n'a pas été tout à fait
satisfaisante, a reconnu le conseiller spécial de l'OMS sur les
grippes pandémiques Keiji Fukuda. Il a noté qu'il y avait eu "de
la confusion" dans la communication sur la pandémie et le virus.
La gestion du phénomène, à la fois "global" et "complexe", n'a
pas été assez souple. Mais la grippe H1N1 était aussi atypique,
a-t-il avancé. Elle a par exemple surtout touché les jeunes et
non les plus âgés: l'âge de décès moyen était de 37 ans pour les
patients infectés par le H1N1, alors qu'il se situe à 75 ans
pour une grippe saisonnière. Le comité d'experts doit rendre ses
conclusions en janvier 2011. Sans commentaire.
De toutes les façons, nous réitérons ce que nous avons écrit en
temps et en heure : cette opération de la grippe du goret est un
TEST en vue de quelque chose de beaucoup plus sérieux en
préparation.
fmi/réunion des ministres des finances du g20 le
23 avril a Washington
Une réunion des ministres des Finances du groupe des pays riches
et émergents du G20 doit se tenir le 23 avril à Washington,
indique le site internet du Fonds monétaire international. Les
ministres doivent se retrouver au siège du FMI la veille du
début des assemblées de printemps du Fonds et de la Banque
mondiale, les 24 et 25 avril. Un point presse est prévu ce
vendredi-là à 17H20 (21H20 GMT/23h20 HEC), avec le ministre
coréen Yoon Jeung-Hyun et le ministre canadien Jim Flaherty,
ajoute le programme publié par le FMI. Ces deux hommes
représentent les deux pays qui coprésident le G20 cette année.
Le FMI ne fait pas mention d'une éventuelle rencontre des
ministres du G7, comme il s'en tient généralement en marge des
assemblées du FMI et de la Banque mondiale. Le Canada doit
accueillir en juin des sommets du G8 et du G20, et la Corée en
novembre. Le G7 regroupe quatre pays européens (Allemagne,
France, Grande-Bretagne et Italie), le Canada, les États-Unis,
et le Japon. Le G8 y ajoute la Russie. Le G20 comprend le G8 et
d'autres économies parmi les plus grandes du monde (Afrique du
Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée
du Sud, Inde, Indonésie, Mexique et Turquie) ainsi que l'Union
européenne.
Cette information survient au moment où la BRI (la
Banque des banques centrales) lance un avertissement de "risque
majeur" de krach obligataire planant sur les principales places
financières américaines... LIESI a déjà fait référence à une
telle éventualité dernièrement.
UN HAUT
MAGISTRAT RUSSE TUE PAR BALLE DANS LE CENTRE DE MOSCOU
Un haut magistrat du tribunal municipal de Moscou, Edouard
Tchouvachov, qui avait présidé plusieurs procès d'ultra-nationalistes,
vient d'être assassiné apar balle dans son immeuble du centre de
la capitale russe. Voici un extrait du communiqué du comité
d'enquête du Parquet russe: "L'homme, blessé par balle à la
poitrine et à la tête, est mort sur place", et l'auteur des
coups de feu a pris la fuite. "Plusieurs versions de
l'assassinat sont à l'étude, la principale est liée à son
activité professionnelle", précisent les enquêteurs. De son
côté, le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que "tout
le nécessaire" serait fait "pour que les organisateurs et les
exécutants de ce crime cynique soient retrouvés et punis", selon
un bref communiqué du Kremlin.
Le juge faisait partie du collège chargé des affaires pénales.
Il "examinait des affaires criminelles difficiles", a déclaré
sur la radio Echo de Moscou la porte-parole du tribunal
municipal de Moscou, Anna Oussatcheva. Agé de 47 ans, le
magistrat avait notamment présidé le procès retentissant d'un
groupe de skinheads appelé "Les loups blancs", dont les membres
ont été condamnés en février à des peines allant de six ans et
demi à 23 ans de prison ferme pour des meurtres à caractère
racial. Mme Oussatcheva a rappelé qu'il avait en outre condamné
la semaine dernière trois nationalistes accusés eux aussi de
meurtres racistes.
Galina Kojevnikova, experte de l'ONG Sova, spécialisée sur la
xénophobie, a indiqué à l'AFP que le juge était dans la ligne de
mire des nationalistes. "Depuis fin 2009, des menaces à mots
couverts contre ce juge ont été publiées sur des sites des
ultra-nationalistes, notamment sur Rousskii Verdict, qui offre
une aide juridique à tous ceux qui sont accusés de crimes
nationalistes", a-t-elle raconté. "Ils ont publié sa photo et
des extraits audio de son intervention à l'un des procès en le
présentant comme une personne dangereuse pour les Russes", a
ajouté Galina Kojevnikova.
Mais le juge avait aussi condamné plusieurs policiers
haut placés et notables pour corruption, indique le
tribunal municipal de Moscou sur son site internet. Le juge
était en train de traiter deux affaires, poursuit-il. L'une
d'elles, qui était classée "confidentielle", devait être
examinée le jour de l'ssassinat par M. Tchouvachov et concernait
un homme soupçonné de "terrorisme", Vladimir Belachov, accusé
d'avoir fait sauter en 1997 une statue du Tsar Nicolas II.
Une source au sein des services de sécurité de Moscou a indiqué
à l'agence RIA Novosti que les enquêteurs disposaient d'indices
sur le meurtrier grâce à des vidéos de surveillance. "Un homme
de type slave, mesurant entre 1,75m et 1,80, et âgé de 25 à 30
ans, de constitution normale, est recherché. Le suspect porte
une casquette et un blouson noirs, et un jean", a dit cette
source.
Cet assassinat intervient un peu plus d'un an après celui d'un
avocat spécialiste des droits de l'homme et des exactions
commises pendant les deux guerres de Tchétchénie, Stanislav
Markelov. Deux nationalistes russes avaient été arrêtés et
condamnés pour cet homicide et celui d'une journaliste qui
accompagnait l'avocat, Anastassia Babourova.
La Russie glisse lentement mais sûrement vers un nationalisme
pur et dur au moment même où les derniers événements
géopolitiques témoignent de la reprise, par Moscou, de certaines
régions appartenant autrefois à la sphère de l'URSS....
Afghanistan : le président karzaï accuse l'OTAN
d'avoir tue QUATRE civils
Le président afghan Hamid Karzaï a accusé les troupes de l'Otan
d'avoir tué quatre civils, en ouvrant le feu sur un autobus qui
s'était approché d'un convoi des militaires étrangers dans le
sud de l'Afghanistan. "Ouvrir le feu sur un autobus va à
l'encontre des engagements de l'Otan de protéger les civils et
ne se justifie d'aucune manière", a déclaré le président afghan,
qui a "fermement condamné" cet acte. Le drame s'est produit sur
une route principale de la province de Kandahar, berceau des
talibans, quand un autobus civil s'est approché d'un convoi de
la force internationale de l'Otan (Isaf), a précédemment
expliqué le bureau de gouverneur de la province dans un
communiqué. Les militaires étrangers ont ouvert le feu dans des
circonstances qui n'ont pas été détaillées. Les véhicules
blindés des forces internationales arborent tous un panneau
prévenant les autres véhicules de ne pas s'approcher, surmonté
du dessin d'une main signalant la même chose. "Quatre civils ont
été tués", selon le communiqué du bureau du gouverneur, qui a
précisé qu'une femme et un enfant faisaient partie des victimes.
Dix-huit autres passagers du bus ont été blessés, dont une
douzaine ont été transportés à l'hôpital par les militaires de
l'Isaf, selon ce texte.
une aide a la Grèce n'est qu'hypothétique
Le gouvernement allemand continue d'affirmer qu'une aide à la
Grèce n'est pas à l'ordre du jour, au lendemain de la
concrétisation par les pays de la zone euro de leur plan d'aide
qui verrait l'Allemagne prêter plus de 8 milliards d'euros à
Athènes. "Le fait qu'un extincteur soit accroché au mur ne
fournit absolument aucune information sur la probabilité de son
utilisation", a commenté Christoph Steegmans, porte-parole
adjoint du gouvernement allemand, lors d'un point de presse
ordinaire. Le porte-parole du ministère des Finances, Michael
Offer, a jugé pour sa part que l'accord trouvé dimanche était
simplement "une concrétisation au niveau technique", qui avait
pour but de calmer les marchés. M. Steegmans et M. Offer ont
rappelé que l'activation du plan d'aide, dont les pays de la
zone euro ont fixé dimanche le montant maximal et les modalités,
supposait que la Grèce demande de l'aide, ce qu'elle n'a pas
fait à cette date, et nécessitait un vote à l'unanimité des pays
de la zone euro. Ceux-ci se sont entendus pour prêter à la Grèce
au moins 30 milliards d'euros, à un taux d'intérêt de l'ordre de
5%, inférieur au taux de la dette grecque sur les marchés à
l'heure actuelle. L'Allemagne, première économie européenne,
contribuerait environ à hauteur de 8,4 milliards d'euros à un
volume de 30 milliards, a déclaré M. Offer, soulignant qu'il
s'agissait d'un montant "tout théorique".
trois mois après le séisme en Haïti, l'urgence
perdure pour les ong
Trois mois après le séisme qui a fait au moins 220.000 morts en
Haïti, les ONG sont encore en phase d'intervention d'urgence
alors que l'arrivée de la saison des pluies rend la population
plus vulnérable, estiment de grandes ONG dans des communiqués
distincts. Selon un communiqué de Médecins du Monde: "1,3
million de personnes sont sans-abri" et "la saison des pluies va
encore détériorer leurs conditions de vie". "Si la phase aiguë
est terminée, les besoins humanitaires et sanitaires restent
colossaux en particulier pour ces sans-abri et les milliers de
déplacés internes", poursuit l'ONG médicale, qui appelle, comme
Médecins sans frontières (MSF), à prolonger la gratuité des
soins dans le domaine sanitaire. "La population haïtienne est et
sera durablement affectée", rappelle MDM dont le réseau
international a reçu un total de 10,8 millions d'euros pour
cette intervention d'urgence après le séisme du 12 janvier en
Haïti. "A chaque réplique ressurgissent la peur, les insomnies
et les crises d'angoisses (...) certains cas relèvent
aujourd'hui de la psychiatrie, or les structures de prise en
charge sont quasi inexistantes".
Ce qu'il est important de préserver, c'est le respect de la
souveraineté du peuple haïtien et lui permettre d'exploiter les
extraordinaires richesses de son sous-sol. Malheureusement, la
détérioritation de la situation est en faveur des intérêts
mercantiles probablement impliqués dans le drame du 12 janvier
2010, survenu au moyen de la technologie des "armes à
tremblement de terre"; technologie issue des découvertes de N.
Tesla (voir le numéro 203 de LIESI).
Kirghizstan: des milliers de personnes aux
funérailles des victimes
Quelque 7000 personnes se sont rassemblées au cimetière d'Ata-Beiit
dans les montagnes du Kirghizstan pour une cérémonie d'adieu à
seize victimes des affrontements du 7 avril 2010. Les membres du
gouvernement provisoire étaient présents. Les corps enveloppés
dans des draps et des drapeaux du Kirghizstan étaient placés
devant la foule dans ce cimetière situé dans les montagnes, à 40
km de la capitale Bichkek, et qui accueille aussi un monument à
la mémoire des victimes des répressions staliniennes et les
dépouilles de célébrités kirghizes.
Rappelons que des violents affrontements ont éclaté le 7
avril entre des milliers de manifestants et les forces de
l'ordre, qui ont ouvert le feu sur la foule alors qu'elle
tentait de prendre d'assaut le siège de la présidence et du
gouvernement à Bichkek, la capitale. Les violences, qui ont fait
79 morts, se sont répandues dans une grande partie de la ville,
forçant le président à la fuite. Ce dernier est réfugié dans son
fief de Djalal-Abad, au sud du pays. L'armée américaine a elle
décidé de suspendre ses vols de troupes depuis sa base aérienne
au Kirghizstan pour des raisons de sécurité. Elle fera transiter
les soldats en partance ou au départ d'Afghanistan par le
Koweït.
Ce sujet du Kirghizstan a souvent été étudié dans les
Hors série mensuel de RUSSIE.
Il y a dans cette région une lutte d'influence entre le bloc de
commandement de Washington et celui de Moscou. Tout laisse à
penser que le Kremlin bande les muscles au fur et à
mesure que les Etats-Unis s'effondrent. La tenue des
indices boursiers de Wall Street et la publication tronquée des
indices macro-économiques ne sont qu'un leurre masquant la
réalité. Et cette réalité est un effondrement très inquiétant
d'un Empire qui n'a rien à envier à l'Empire du Milieu...
L'économie réelle est devenue quasiment inexistante aux
Etats-Unis.
l’avion du président polonais s’écrase en Russie
L’avion transportant le président polonais Lech Kaczynski s’est
écrasé ce samedi à son atterrissage à l’aéroport de Smolensk,
dans l’ouest de la Russie. Selon les autorités russes, les 87
personnes à bord ont perdu la vie dans l’accident. «L’avion a
accroché des arbres, il s’est écrasé et a pris feu», a dit un
porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères à la
chaîne de télévision privée TVN24. «A son bord, il y
avait le président, accompagné de son épouse, le chef de
l’état-major, et le vice-ministre des Affaires étrangères
Andrzej Kremer», a-t-il ajouté.
Par cet accident, tout l'exécutif polonais est mis à mal !
Lech Kaczynski était également accompagné par les familles
d’officiers polonais exécutés il y a 70 ans par la police de
Staline. Ils devaient se recueillir sur leurs tombes à Katyn,
près de Smolensk.
Il n’y a pas eu de survivant, a déclaré le gouverneur de la
région russe de Smolensk. A Moscou, le ministère des situations
d’urgence, cité par l’agence Itar-Tass, a de son côté indiqué
que 87 personnes avaient été tuées dans la catastrophe.
Comment ne pas rapprocher cet événement de ceux qui surviennent
depuis quelques semaines, à la suite des attentats du métro de
Moscou ? C'est troublant, mais en l'espèce il est encore trop
tôt pour faire des conjectures.
banques françaises: une facture qui est loin
d'être définitive
La facture de la crise pour les banques françaises s'est élevée
à 33 milliards d'euros depuis juin 2007, dont 8,5 milliards pour
2009, attribuable "principalement" aux actifs dits "toxiques",
vient d'indiquer le gouverneur de la Banque de France Christian
Noyer.
L'exposition des banques françaises à la Grèce ne suscite "pas
d'inquiétude particulière", a voulu ajouter le gouverneur de la
Banque de France Christian Noyer, admettant néanmoins que les
autorités de régulation françaises surveillent "de près" la
situation.
nucléaire : paris et Rome renforcent leur
partenariat
La France va signer une série d'accords avec l'Italie dans le
domaine du nucléaire, avec l'espoir de participer activement à
la relance de cette énergie dans la Péninsule. Le sommet annuel
des deux pays, qui se réunit à Paris, sera également marqué par
des partenariats dans les transports ferroviaires et la défense,
indique-t-on à l'Elysée. Le plus spectaculaire portera sur la
création d'une brigade alpine franco-italienne, sur le modèle de
la brigade franco-allemande créée en 1989. Conçue pour
intervenir dans les zones de montagne, elle sera opérationnelle
en 2013. Pas moins de sept accords nucléaires doivent être
signés, au niveau des gouvernements et des industriels, avec
l'ambition côté français que "l'Italie devienne le grand
partenaire" de la France dans ce secteur en Europe. Ils feront
suite à la signature, l'an passé à Rome, d'un accord cadre par
lequel la France s'engageait à aider l'Italie à relancer sa
production d'énergie nucléaire. Le gouvernement de Silvio
Berlusconi a depuis obtenu le feu vert du Parlement pour un
programme qui prévoit la mise en chantier de la première de
quatre centrales de type EPR en 2013.
Les textes paraphés à Paris s'inscrivent dans le cadre global de
l'accord cadre de 2009, dont le président du Conseil italien
avait estimé qu'il permettrait à son pays, qui importe 80% de
ses besoins énergétiques, de "gagner plusieurs années" sur le
plan de l'expertise technologique. Les deux gouvernements
concluront ainsi un accord de coopération dans la formation de
chercheurs et ingénieurs spécialisés.
Enel et EDF, les deux grands électriciens nationaux, devraient
pour leur part annoncer de nouveaux projets de coentreprises
après celle créée l'an dernier pour mener les études de
faisabilité des centrales italiennes en projet.
Areva nouera de son côté un partenariat avec son homologue
Ansaldo Nucleare (groupe Finmeccanica) pour le montage et la
mise en service de réacteurs de centrales de type EPR.
Le numéro un mondial des technologies nucléaires devrait aussi
s'allier avec le groupe Techint, spécialisé dans la construction
d'infrastructures énergétiques, pour les marchés du
Proche-Orient. D'autres accords porteront sur la sécurité et le
traitement des déchets nucléaires.
A l'Elysée, on souligne que la France n'a "jamais signé des
accords aussi cohérents, aussi ambitieux" dans le nucléaire.
L'espoir est qu'ils placent les industriels français, qui
restent sur un échec aux Emirats arabes unis fin 2009, en
position de force une fois que l'Italie lancera les appels
d'offres pour la construction de ses nouveaux réacteurs. EDF a
déjà obtenu des participations dans les futures centrales tout
comme Enel est présent au capital (12,5%) de la première
centrale EPR française à Flamanville (Manche) et sera également
présent au tour de table de celle de la seconde, à Penly (Seine-
Maritime). Le groupe français est aussi présent au capital du
deuxième électricien italien, Edison, et négocierait sa prise de
contrôle avec le rachat des parts de son partenaire local A2A.
En matière de défense, un secteur où l'Italie est un partenaire
majeur de la France, Paris et Rome signeront des accords de
coopération navale et dans les satellites. Dans les transports
ferroviaires, les deux pays ont décidé de "faire la paix" après
les tensions créées par l'arrivée de la SNCF au capital de
l'opérateur privé italien Ntv et la commande par celui-ci de 25
rames à grande vitesse à Alstom.
la Grèce cherche a faire pression sur les marches
La Grèce ne parvient toujours pas à convaincre les marchés qui
lui font désormais payer très cher le financement de ses
déficits, mais le gouvernement d'Athènes assure faire face, sans
recourir pour l'instant au plan d'aide proposé par les Européens
il y a quinze jours. Poursuivant leur hausse, les taux des
obligations grecques à dix ans ont atteint jeudi le niveau
historique de 7,508%, du jamais vu depuis l'adoption de l'euro
par la Grèce en 2001! Cela signifie qu'elle doit actuellement
débourser plus du double de l'Allemagne, référence des
marchés, pour financer ses déficits. Dans ces conditions,
les experts expriment désormais ouvertement leurs inquiétudes
sur la capacité du pays à faire face à la crise financière.
En dépit de cette aggravation, le porte-parole du gouvernement
grec a écarté l'hypothèse d'un recours dans l'immédiat au plan
de soutien décidé le 25 mars à Bruxelles et qui prévoit l'octroi
de prêts européens et du Fonds monétaire international (FMI).
"Il n'y a pas de raison de prendre cette initiative pour le
moment", a déclaré Georges Pétalotis. Au même moment, le
président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude
Trichet s'efforçait d'apaiser les craintes des marchés en
jugeant un défaut de paiement de la Grèce "hors de question". Et
d'ajouter, lors d'un point de presse à Francfort, que le plan
d'aide européen était "viable" en dépit des critiques dont il
fait l'objet. "Alors que la prime de risque augmente, il devient
de plus en plus probable que les autres pays (de la zone euro)
devront prêter main forte à la Grèce", ont estimé de leur côté
des analystes de la banque allemande Commerzbank. Mais l'Europe,
Allemagne en tête, ne semble toujours pas prête à
s'engager, et les conditions de déblocage de l'aide européenne
décidée il y a quinze jours, avec l'appui du FMI, ne sont
toujours pas éclaircies.
Selon certains analystes, l'hypothèse d'un recours au FMI, seule
institution en mesure de débloquer les fonds nécessaires à des
taux raisonnables pour la Grèce, est donc désormais à envisager
sérieusement. Les craintes des analystes sont d'autant plus
fortes que le ministre grec des Finances Georges
Papaconstantinou a reconnu que le déficit public pour 2009
serait révisé "au moins à 12,9%" du PIB contre 12,7%
actuellement.
Une légère embellie sur le front des déficits a été toutefois
annoncée par le ministère des Finances : le déficit public de la
Grèce a baissé de 40% au premier trimestre 2010 à 4,3 milliards
d'euros, sous l'effet des récentes mesures d'austérité. Le
gouvernement a assuré que la Grèce continuerait à emprunter sur
les marchés en dépit de la hausse historique des taux. Ayant
déjà emprunté fin mars à des taux de plus de 6%, l'Etat grec n'a
pas exclu une émission obligataire en dollars afin de lever 11,5
milliards d'euros (15,6 milliards de dollars) et couvrir les
besoins d'ici mai.
Rappelons que tout cela est le fruit d'une action concertée
entre Wall Street et plusieurs clans au sein de l'Union
européenne. Nous expliquerons dans les prochains numéros de
LIESI où veulent en arriver les complotistes de ce plan
synarchiste, où le peuple grec est pris en otage.
l'euro poursuit sa glissade...
L'euro recule encore face au dollar, victime des inquiétudes
persistantes sur la capacité de la Grèce à refinancer sa dette
et à sortir d'une crise financière sans précédent, au profit de
monnaies jugées plus sûres comme le yen. Bien évidemment, ce
sont les médias financiers internationaux qui entretiennent
cette situation avec les agences de notation dont LIESI a
récemment montré la nocivité. Il est tout à fait raisonnable de
parler de "complot contre la Grèce". La Grèce a été
choisie comme laboratoire par les cadres de la Maison Commune
européenne en vue d'introduire une étape supérieure au plan
mondialiste : un fédéralisme économique, sans pitié pour les
populations. Officiellement, l'euro reste pénalisé par le
gouffre budgétaire de la Grèce et le financement de la dette du
pays, les investisseurs ne croyant plus aux assurances données
encore par le ministre grec des Finances, Georges
Papaconstantinou, que le pays ne cherchait pas à modifier
l'accord conclu fin mars en vue d'un éventuel soutien financier
par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI)
pour aider le pays à redresser ses comptes. Le taux des
obligations d'Etat grecques a atteint hier son plus haut niveau
depuis l'entrée du pays dans la zone euro à 7,176%, après
l'annonce d'une révision à la hausse du déficit grec. Les
éventuelles mesures d'aides demeurent très floues alors que ces
derniers jours ont montré qu'il est de moins en moins probable
que la Grèce ait la capacité de régler seule ses problèmes,
estimaient les cambistes en Asie après leurs collègues aux
Etats-Unis la veille. S'ajoutant à ces inquiétudes, l'activité
dans la zone euro a stagné au quatrième trimestre, selon des
chiffres révisés dernièrement.
la crise financière et économique percute le
vignoble aquitain
L'Aquitaine, première région viticole française pour sa valeur
foncière il y a 20 ans, a perdu sa place de leader au profit de
la Champagne, affichant un paysage viticole à plusieurs vitesses
en terme de prix à l'hectare et de revenu, selon les dernières
études. L'Aquitaine, qui comporte le vaste vignoble bordelais
avec une cinquantaine d'AOC répertoriées, ne représente
aujourd'hui plus qu'un cinquième de la valeur foncière nationale
contre près du tiers en 1991, selon une étude de la Direction
régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf)
Aquitaine. Si la Champagne s'est renforcée
n absorbant plus de la moitié des 47 milliards d'euros que
représente le foncier viticole français à appellation, le
vignoble bordelais a subi de plein fouet l'impact de la crise
mondiale. L'endettement des viticulteurs y est un des
plus élevés de France et leur revenu annuel moyen, à 28.200
euros en 2007, parmi les plus bas de l'hexagone. En outre, "un
viticulteur aquitain sur deux dispose d'un revenu inférieur à
18.000 euros soit l'équivalent de la valeur d'un hectare de
bordeaux rouge", souligne l'étude de mars 2010.
"La crise qu'on observe sur le marché viticole, on la retrouve
sur le marché des vignes, où beaucoup de propriétés sont à
vendre", déclare à l'AFP Hervé Olivier, directeur départemental
de la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement
rural). "Le marché a diminué de manière significative: on a eu
1.500 hectares de vignes vendues en 2009, en baisse de 23% par
rapport à 2008, pour un montant total de 109 millions d'euros au
lieu de 120 millions en 2008, en baisse de 9% en valeur
globale", dit-il.
En dehors de cinq appellations "prestigieuses" - Pomerol,
Margaux, Saint-Julien, Saint-Estèphe et Pauillac -, le prix
moyen de l'hectare de vigne planté ne cesse de chuter en
Aquitaine, souligne encore la Draaf, dans une étude de février
2010. "En 20 ans, le paysage viticole aquitain s'est redessiné"
avec de grandes "disparités": d'un côté des appellations à forte
valeur ajoutée qui attirent les investisseurs, de l'autre près
des deux tiers des surfaces viticoles en stagnation ou en chute
libre. Beaucoup ont perdu entre le quart et plus de la moitié de
leur valeur initiale. "On assiste à un nivellement par le bas
avec une viticulture à deux vitesses", commente Jacky Bonotaux,
chef du pôle études et prospectives à la Draaf.
Avec moins d'un vingtième de la surface viticole régionale, les
cinq "sœurs" représentaient en valeur la moitié du foncier
viticole régional en 2008 (contre 18,7% en 1991). Selon des
données de 2008, près des deux tiers des surfaces viticoles
d'Aquitaine se négocient en dessous de 20.000 euros. A l'opposé,
les cinq "grandes" font "jeu égal avec le vignoble champenois"
et affichent un prix à l'hectare supérieur à 800.000 euros.
Leurs prix, déjà plus élevés en 1991, ont triplé voire quintuplé
en 17 ans. A Margaux, le prix moyen de l'hectare de vigne planté
a atteint le million d'euros en 2008, en progression de 395,5%
par rapport à 1991. Idem pour le Pomerol, en hausse de 164,6%
tandis que le Fronsac affiche la plus forte baisse à 55.000
euros l'hectare (-26,7%). "On observe un nouveau décrochage des
prix à l'hectare sur les trois premiers mois de 2010", explique
M. Olivier, "un seuil psychologique a été franchi et (sur les
bordeaux génériques) les vendeurs acceptent des offres à des
prix inférieurs à 15.000 euros l'hectare, du coup les
transactions repartent", en absorbant plus de la moitié des 47
milliards d'euros que représente le foncier viticole français à
appellation, le vignoble bordelais a subi de plein fouet
l'impact de la crise mondiale.
le président de la bce cherche a convaincre les
allemands
de rester dans l'euro
Le président de la Banque centrale européenne (BCE),
Jean-Claude Trichet, vante dans une tribune parue ce vendredi
dans la presse allemande les mérites de l'euro "dont la
stabilité n'a rien à envier à celle du Deutsche Mark". "La BCE a
tenu la promesse de stabilité des pères fondateurs de l'euro",
assure M. Trichet dans cette longue contribution parue dans le
quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, comme en
réponse aux craintes exprimées récemment par les Allemands d'un
affaiblissement de la monnaie unique, pénalisée par les déboires
de plusieurs pays très endettés, Grèce en tête. Hier encore, la
chancelière Angela Merkel avait rappelé : "Le peuple allemand a
abandonné le Deutsche Mark à l'époque en misant sur un euro
stable, (...) cette confiance ne doit en aucun cas être trahie".
Au cœur de la crise grecque, 46% des Allemands avaient
indiqué dans un sondage publié par Bild am Sonntag qu'il
seraient prêts à envisager un retour au Deutsche Mark si l'euro
devait s'affaiblir durablement.
Dans sa tribune, M. Trichet vante les bienfaits d'une
inflation modérée, dont il assure qu'elle reste l'objectif
numéro un de la BCE. "La crise financière n'a rien changé à
cette conviction fondamentale", selon lui. "La BCE va rester un
pilier de stabilité et de confiance. Elle est aux côtés des
citoyens", conclut-il.
L'ancien gouverneur de la Banque de France, en poste à
la BCE depuis 2003 et encore jusqu'à l'an prochain, reconnaît
que "des tensions occasionnelles entre les banques centrales
indépendantes d'une part et les gouvernements et groupes
d'intérêt de l'économie et de la finance d'autre part ne sont
pas inhabituelles en démocratie", mais elles sont selon lui
"dans la nature même des choses". M. Trichet a à plusieurs
reprises exprimé sa réticence à voir le Fonds monétaire
international (FMI) intervenir en faveur de la Grèce,
privilégiant une solution purement européenne. Il s'opposait en
cela ouvertement à la chancelière allemande Angela Merkel qui a
finalement imposé ses vues à ses partenaires, dans un accord
trouvé jeudi soir après d'âpres tractations.
JP Morgan : la Chine est en surchauffe...
La Chine est proche de la surchauffe, affirme JPMorgan Asset
Management qui cite plusieurs statistiques récentes. Les ventes
de détail ont ainsi progressé de 22,1 % sur un an et la
production industrielle en janvier/février a bondi de 20,7 % sur
la même période. «Sans surprise, l'inflation est venue gâcher la
fête», écrit-il. Selon lui, l'appréciation de 5,4% des prix à la
production sur un an suggère des pressions inflationnistes
sous-jacentes.
Le gestionnaire d'actifs considère cette situation comme
préoccupante, d'autant que la croissance du crédit reste au-delà
de l'objectif. Il explique que pour atteindre l'objectif de 17%
de croissance du crédit cette année, le taux de progression
devra revenir de 27,2% en février à une moyenne de 14,8%
jusqu'en fin d'année. «La trajectoire d'ajustement suggérée par
ces chiffres n'est pas cohérent avec un ajustement ralenti et
sans douleur», prévient la société. JPMorgan AM anticipe de
nouvelles annonces d'augmentation des réserves obligatoires des
banques. Il estime enfin que l'on ne peut exclure une annonce
surprise de hausse des taux dans les prochaines semaines.
La banque maîtresse des Rockefeller prépare le terrain d'un
atterrissage en catastrophe de la Chine.
Le lien est établi, par les scientifiques, entre
pesticides et cancers
L’équipe lauréate du Prix de la Recherche a montré comment les
pesticides agissent sur le système immunitaire, faisant naître
des globules blancs protégés et susceptibles de devenir
cancéreux.
Pour la première fois il a été démontré l’existence, à l’échelle
moléculaire, d’une relation entre l’exposition professionnelle
aux pesticides et l’acquisition d’une anomalie chromosomique
connue pour être l’une des étapes initiales de la cancérisation.
Avec 110 000 tonnes épandues en 2008 (dont 90% pour
l’agriculture), la France est le premier consommateur européen
de pesticides (herbicides, fongicides, insecticides) et le
quatrième du monde, derrière les Etats-Unis, le Brésil et le
Japon. Leur toxicité a été démontrée au travers d’études in
vitro et in vivo, sur les animaux. Ces études ont déjà attribué
à ces substances chimiques le pouvoir de casser l’ADN. Les
utilisateurs intensifs de pesticides ont un risque accru de
cancer. (Revue La Recherche, décembre 2009) Les agriculteurs
sont les premières victimes des produits qu’ils répandent sur la
nourriture que nous mangeons. Depuis une trentaine d’années, des
cultivateurs prennent conscience de cette situation et décident
de passer à la culture bio… mais ce changement est bien
difficile car les contraintes sont énormes. (Source: Ma-At
Association)
Etats-Unis: le temps des faux prophètes et des
aveugles...
La Commission des opérations de Bourse américaine, la SEC, vient
de lancer des poursuites contre un prétendu voyant. Sean David
Morton qui se fait appeler "le prophète de l'Amérique", a levé
six millions de dollars en faisant croire aux investisseurs
qu'il pouvait prédire l'évolution de la Bourse. La SEC a déposé
sa plainte dans un tribunal fédéral à New York contre cet escroc
et contre trois entités qu'il co-détenait avec sa femme sous
l'appellation "Delphi Associates Investment Group".
D'après la plainte de la SEC, Sean David Morton a commencé à
démarcher des investisseurs à partir de l'été 2006 en leur
affirmant qu'il pouvait user de ses talents de voyance pour les
guider dans leurs placements. Dans une lettre d'information à de
potentiels investisseurs, il affirmait avoir prédit "tous les
sommets et tous les planchers du marché, et donné les dates
exactes des hausses et des chutes boursières sur les 14
dernières années". "Les pouvoirs de voyance auto-proclamés de
Sean David Morton n'étaient rien de plus qu'une arnaque pour
attirer les investisseurs et leur voler de l'argent", a commenté
George Canellos, directeur du bureau de New York de la SEC.
Grâce à son stratagème, il a extorqué plus de six millions de
dollars à une centaine d'investisseurs. Il leur affirmait qu'il
allait investir leurs fonds sur le marché des devises mais n'y a
en fait investi que la moitié de l'argent levé. "Le prophète de
l'Amérique" et sa femme ont par ailleurs utilisé 240 000 dollars
des fonds de leurs investisseurs pour financer une association
religieuse personnelle, le "Prophecy Research Institute"
(l'Institut de recherche prophétique)...
Le commerce mondial s’effondre grâce aux
politique des néolibéraux
Le volume des échanges commerciaux dans le monde a enregistré
l'an dernier un recul de 12% en raison de la crise, un chiffre
sans précédent depuis 1945, a annoncé mercredi le directeur
général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal
Lamy.
"Le commerce mondial s'est contracté de 12% en 2009, son repli
le plus fort depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale",
a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par un centre de
réflexion européen à Bruxelles, le European Policy Center. Cette
baisse de 12% est aussi supérieure aux plus récentes prévisions
de l'OMC, qui tablait encore début décembre sur un repli de 10%.
Cette situation rend aux yeux de M. Lamy d'autant plus impératif
de relancer les négociations dites du cycle de Doha sur la
libéralisation des échanges mondiaux et de les boucler d'ici la
fin de l'année. Il est "économiquement impératif de les
conclure" cette année, a-t-il dit. Ce cycle de négociations a
débuté en 2001 et a mis l'accent sur le démantèlement des
obstacles au commerce pour les pays pauvres. Mais les échéances
fixées pour conclure les pourparlers ont été manquées à
plusieurs reprises.
Ce fanatique du Nouvel Ordre Mondial qu’est Pascal Lamy devrait
avoir l’honnêteté de préciser qu’il est lui-même l’un des
responsables de la catastrophe qui a déjà engendré 61 millions
de chômeurs au sein des pays membres du G20. Une telle
incompétence et un tel aveuglement dépassent l’entendement. Il
est humainement impossible de lutter contre cette pression du
cartel bancaire qui agit par l’intermédiaire de marionnettes
comme Pascal Lamy
L’aspirateur chinois
«Entre 2000 et 2009, la Chine a gagné 5% de part du PIB
mondial, soit plus d’un doublement de sa part en neuf ans. En
2009, le succès de la Chine apparaît clairement puisqu’elle
devrait devenir le deuxième exportateur mondial, juste devant
les Etats-Unis et le Japon… L’on assiste à l’accélération de la
tendance du transfert de la richesse des économies développées
vers les économies émergentes. Allant plus loin, on peut
anticiper que la Chine va porter une attention de moins en moins
grande au marché américain pour développer, en priorité, son
marché intérieur. Ce changement radical dans les équilibres du
système économique et financier mondial forcera les Etats-Unis à
revoir, dans la douleur, leur problème de dette». (Source :
Société Générale, The worst case scenario, 4e trimestre 2010 –
Voir LIESI numéro 202).
DSK : un excellent prévisionniste !
Dès avril 2009, Dominique Strauss Kahn, le directeur du Fonds
monétaire international (FMI), affirmait que la reprise se
ferait début 2010 basant sa prédiction sur « la fin de la baisse
des prix de l'immobilier américain qui constituera un signe
important. On peut penser qu'on n'est pas trop loin du plancher,
d'où notre schéma de reprise au premier semestre 2010 ».
Prétendre que la reprise dépend du marché immobilier est en soi
léger ; en outre, cette reprise de l’immobilier n’est pas
présente à l’heure où nous écrivons :
« Depuis le début de la semaine, les chiffres sur
l'immobilier aux Etats-Unis donnent la chair de poule. Jour
après jour, une série de statistiques décevantes sur le secteur
outre-Atlantique confirme que le marché reste vraiment très
fragile, ce qui pourrait bien envenimer les perspectives d'une
reprise confortable de la croissance. En terme de transactions,
que ce soit dans le neuf ou l'ancien, les chiffres font état de
situations préoccupantes, avec des chutes en décembre qui n'ont
jamais été atteintes depuis que les indices ont été créés ».
(Source : Le Figaro du 27.01.10)
Un autre « expert » serinant le temps venu de la reprise est
l’actuel président de la Banque centrale américaine, le
sépharade Ben Bernanke, lequel fait valoir que le PIB des
Etats-Unis a augmenté de 2,2% au troisième trimestre et de 5,7%
au quatrième, soit un gain de 310 milliards en six mois. Mais,
pour obtenir ces 310 milliards de croissance, il a fallu générer
un plan de relance de 780 milliards de dollars, entièrement
financé par la dette. Soit un rendement négatif du plan de –
61%. Comment le contribuable pourrait-il consommer alors que ces
financiers de pacotille grèvent sur son dos un monticule de
dettes qu’il va devoir payer ?
Des PDG qui veulent donner une image «propre»
Sachant que les appréciations des politiques ou des experts à la
botte du système concernant l’évolution future de l’économie
mondiale sont totalement mensongères, quelques patrons de
grosses multinationales, en France et outre-Manche, préfèrent
soigner leur image avant la catastrophe. Déjà l’année dernière
de nombreux patrons et banquiers avaient renoncé à leurs primes.
Aujourd’hui, le patron mythique du groupe L'Oréal, , Lindsay
Owen-Jones, a renoncé à tout bonus au titre de l'année 2009. Il
aurait pu prétendre à un chèque supplémentaire de 900.000 euros,
s'ajoutant à son salaire fixe de 1,5 million d'euros. Et pour
l'année 2010, M. Owen-Jones a souhaité que son salaire fixe soit
diminué à 1 million d'euros, et que le bonus soit supprimé.
En France, le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a
annoncé qu'il renonçait à son bonus, aux actions gratuites et
aux stocks-options au titre de l'année 2009. Il est vrai que le
bénéfice de sa banque a été divisé par 3 à 676 millions d'euros.
Au Crédit Agricole, aucun bonus n'est versé au président du
conseil d'administration René Carron. Chez BNP Paribas, aucune
décision n'a encore été prise par le Comité des rémunérations
concernant les deux têtes de la banque, Michel Pébereau,
président, et Baudouin Prot, directeur général. Mais leur prime
n'excédera pas 80% du salaire fixe pour M. Pébereau et 150% du
salaire fixe pour M. Prot, soit respectivement 420.000 euros et
1,425 million d'euros, selon les règles internes à la banque. En
2008, ces deux patrons avaient renoncé à leur bonus.
Outre-Manche, les patrons des grandes banques britanniques RBS
(Royal Bank of Scotland) et LBG (Lloyds Banking Group), en
partie nationalisées, viennent d'indiquer qu'ils renonçaient par
avance à leurs bonus, alors que leurs établissements devraient
annoncer cette semaine des pertes.
Ainsi, les directeurs généraux des deux groupes, Stephen Hester
et Eric Daniels, ont renoncé à leurs bonus qui s'élevaient à
1,81 million et 2,61 millions d'euros respectivement. Ils
étaient moralement contraints de suivre l'exemple de leurs
collègues de la banque rivale Barclays qui ne toucheront aucune
prime en 2009, alors même que leur groupe annonçait un bond de
ses profits, sans avoir reçu d'aide publique.
Selon le cabinet indépendant de conseil aux actionnaires PIRC,
"la décision des responsables des deux banques dépendantes de
l'aide de l'Etat de faire preuve d'une telle retenue est la
bonne chose à faire, et doit être saluée", même si "elle ne met
pas fin à la question des bonus".
Les banques, qu'elles soient françaises ou étrangères,
continuent en effet à verser de généreux bonus à leurs traders,
en avançant à chaque fois le même argument : si elles ne le font
pas, les traders quittent la banque et vont ailleurs. Et si ces
traders, considérés souvent comme indispensables à la bonne
marche des affaires, quittent la banque, cela signifie qu'il y
aura moins de bénéfices in fine. De ce point de vue, le lecteur
pourra lire le commentaire de N. Rothschild dans les prochaines
Brèves de LIESI. Une «
prophétie » qui traduit une logique de dévastation en
Angleterre.
Restons dans la zone Euro et contraignons le contribuable
A
s’appauvrir !
Beaucoup l’on dit depuis de nombreuses années : l’euro n’est pas
une monnaie viable. Faut-il conclure, à la lumière de
l’actualité récente que l’euro est appelé à disparaître ? C’est
possible mais il manque encore quelques éléments pour l’affirmer
avec certitude. Néanmoins, ce scénario est déjà envisagé par
quelques analystes.
Cela dit, la résistance d’une partie de l’establishment
européen, prête à rationner les citoyens pour maintenir le rêve
totalement utopique d’une Europe fédérale, se poursuit. C’est
ainsi que des responsables espagnols annoncent : «S'il faut
baisser massivement les dépenses publiques, s'il faut même
trancher dans les dépenses sociales et les dépenses de santé,
nous le ferons. Le plus important est de rester dans l’euro !»
Les autorités grecques sont dans une disposition semblable, du
moins pour le moment. Conséquence : l’on s’attend à 22% de
chômage avant la fin de l'année 2010.
Comme l’exprime l’économiste Jacques Sapir : «L'Euro est en
crise. L’hétérogénéité des niveaux de l’inflation structurelle
dans les pays de la zone ne pouvait que mettre à mal une
construction à laquelle manquaient des pans entiers pour en
assurer la cohérence. La crise grecque a donc constitué un
avertissement et non un véritable test pour la zone Euro. La
faiblesse de la réaction européenne, en revanche, pourrait bien
laisser préjuger de ce que sera la capacité de résistance de
cette zone quand la véritable crise arrivera : c’est-à-dire très
faible. En effet, la situation de la Grèce sur le plan
budgétaire est sérieuse, mais elle n’est pas la seule».
Nucléaire : la Corée s’attaque aux marchés des
Etats-Unis
et de la France
C’est un consortium sud-coréen qui a remporté le contrat portant
sur la construction de quatre réacteurs nucléaires de 1400
mégawatts chacun pour les Emirats arabes unis. Son montant
d’environ 20 milliards de dollars pourrait se voir doubler avec
les opérations de suivi et de maintenance. Pour la Corée, ce
premier contrat d’exportation dans le domaine du nucléaire
représente une véritable percée dans une aventure nucléaire
vieille de 40 ans. En 1971, lors de la mise en chantier de la
première centrale nucléaire coréenne à Gori, les ingénieurs du
pays n’étaient pas du tout formés pour de tels projets
technologiques. Pendant que l’entreprise américaine Westinghouse
construisait puis conduisait les essais des deux premières
centrales, les techniciens coréens, qui n’avaient même pas accès
aux zones sensibles, apprirent en regardant, pour ainsi dire,
par-dessus l’épaule des ingénieurs américains.
Le quotidien coréen Chosun Ilbo rapportait le 29 décembre
dernier, non sans une fierté légitime, que « désormais, la Corée
maîtrise quasiment l’intégralité de la technologie et l’exporte.
(...) Derrière cette prouesse, on trouve les efforts et les
sacrifices de nombreux scientifiques, chercheurs et techniciens.
(...) Il a fallu beaucoup de sang, de sueur et de détermination
pour arriver à la maîtrise de cette technologie par la Corée ».
Selon le ministre de l’Economie du Savoir, Choi Kyung-hwan, qui
était présent lors de la signature du contrat aux EAU, le
gouvernement compte faire du nucléaire civil l’une des
principales industries d’exportation du pays, aux côtés de
l’automobile, des navires et de l’informatique.
La KEPCO (Korea Electric Power Corp.) a d’ailleurs annoncé
l’ouverture en 2012 de la première université du monde
uniquement consacrée à l’étude des centrales nucléaires. Les
sociétés participantes amèneront les financements et formeront
les enseignants. « Nous formerons des spécialistes en génération
d’énergie atomique, qui pourront utiliser au mieux nos avantages
compétitifs pour construire les meilleures centrales nucléaires
du monde », a déclaré Yun Jung-hyun, le dirigeant du groupe de
travail de l’université.
Chaque année, cent spécialistes en énergie nucléaire, dont la
moitié de non Coréens, pourront suivre une formation de deux ans
dispensée en anglais. « Former des talents en provenance de pays
potentiellement importateurs tels que la Turquie, la Jordanie,
le Vietnam ou l’Indonésie, permettra de créer de précieux
réseaux pour l’avenir », a ajouté Yun. Dix citoyens des Emirats
arabes unis participeront au programme lorsque l’école ouvrira
ses portes. (Source: Strategic Alert)
Les autorités publiques préparent les citoyens à une ruine
prochaine
Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette
suggestion en forme de programme de recherche :
"Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un
formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne
pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ?
Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un
sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez)
accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie
personnellement adopter pour survivre du mieux possible à
l'inévitable événement". (Banques, les origines
publiques de l'irresponsabilité financière privée.)
LIESI précise qu'Henri Lepage n'appartient pas à notre comité
rédactionnel... à toutes fins utiles.
La dette... encore et toujours !
Aujourd’hui, l’objectif de l’establishment
d’outre-Atlantique consiste à préserver le dollar en jouant sur
son statut de monnaie de réserve mondiale. Cela sera le cas tant
qu’une autre devise ne lui sera pas substituée, c’est-à-dire
tant qu’il n’y aura pas de réforme monétaire internationale.
Pour préserver le dollar, cet establishment
d’outre-Atlantique n’a rien trouvé d’autre que chercher à
torpiller l’euro, ce qui revient à éliminer toute concurrence
sérieuse. Mais qu’en sera t-il des métaux précieux et de l’Or en
particulier? Selon la logique actuelle, une attaque devrait
survenir, mais elle tarde…
Nous évoquions l'assaut mené contre l’euro. Justement, à titre
de comparaison, la Grèce représente environ 2 % du PNB de la
zone euro tandis que l’Etat de Californie, considéré en
faillite, représente 13 % de celui des Etats-Unis.
LIESI s’accorde avec Bill Murphy, président du GATA, quand il
rappelle : « Le problème auquel nous faisons face, c’est
que la dette a cru si grandement que le paiement des intérêts
est et va dévorer toute la liquidité (cash flow) et les revenus
fiscaux. La monnaie doit être créée (par la dette) de façon
à ce qu’il y en ait assez dans le système pour payer des
intérêts. Le problème, c’est que les individus, les Etats locaux
et l’Etat fédéral souverain sont endettés jusqu’au cou et ne
veulent pas ou bien ne peuvent pas (parce que le marché ne leur
octroierait pas) davantage de crédits. A mon avis, nous sommes
finalement arrivés au niveau de saturation de dettes annoncé
depuis longtemps (par les économistes de l’école autrichienne).
Une fois que les taux d’intérêt vont commencer à augmenter et
qu’ils le feront mondialement, les défaillances d’Etats
souverains vont commencer à sauter comme des grains de pop-corn
parce qu’il n’existe pas assez de monnaie pour payer le service
futur de la dette ». (Suite dans les
Brèves de LIESI de février/mars
2010)
Le grand bazar de l'union européenne
La situation financière grecque continue de susciter des
inquiétudes et nous sommes apparemment bien loin d'un
dénouement. L'on apprend par exemple que la ministre grec de
l'Economie et de la Concurrence, Luka Katsélis, vient de se
rendre à Abou-Dhabi pour demander la participation financière de
l'émirat à un fonds grec de développement ! Dans le même temps,
les dirigeants grecs se veulent rassurants sur l'avancée de leur
plan de réduction des dépenses, "mais les problèmes
d'endettement d'autres pays de la zone euro vont continuer à
peser sur la monnaie unique", font remarquer quelques analystes
financiers. Jane Foley, analyste du cabinet Forex.com rapporte :
"Au-delà des problèmes immédiats d'endettement de la Grèce, le
marché s'inquiète de la capacité de la zone euro à maintenir son
unité sans renforcer sa coordination budgétaire". Dans ce
contexte, un porte-parole du ministère des Finances allemand
indique que les pays de l'union européenne vont devoir
"réfléchir" à de nouvelles règles de "mécanismes de sanctions"
européens à l'égard des pays membres dont les finances publiques
dérapent. Bref, tout cela ressemble aux signes annonciateurs
d'une belle tempête monétaire !
Excès de l'endettement des pays développés
«La crise actuelle n’est pas … une récession entre deux périodes
de croissance, comme ce que nous avons connu depuis
quatre-vingts ans. La crise actuelle est une crise profonde,
aussi grave (voire plus grave) que celle de 1929, et différente.
Le recours à l’endettement public pour nationaliser les banques
et engager les plans de relance n’a rien résolu, c’est ce que le
monde découvrira avec effroi en 2010. (…)Tous les Etats dits
riches ont atteint des niveaux d’endettement et de déficit
budgétaire dangereux, permis par un maniement risqué de la
monnaie fiduciaire. Les Etats ont jugé bon de sauver les
banques, en croyant qu’ils allaient sauver l’économie. Qui dit
"sauver l’économie" dit "sauver la croissance" ; les dettes se
paieront lorsque celle-ci sera retrouvée, pense-t-on. Hélas,
avoir transféré la dette du privé vers le public, pour ensuite
vouloir que les ménages consomment toujours sans en avoir les
moyens, ne résoudra rien (…) Beaucoup fondent leur croyance de
reprise sur des évolutions statistiques de court terme. J’attire
votre attention sur un point important : le recueil des données
et le calcul des statistiques se sont construits dans les
périodes fastes. Ils sont inadaptés à la situation actuelle et
donnent des indications trompeuses (…) Nous avons également
attiré votre attention à maintes reprises sur la manipulation
des indices des prix à la consommation. Cet indice sert de
fondement au calcul de l’inflation et est systématiquement
sous-évalué par les organismes publics, qui n’ont aucun intérêt
à étaler une quelconque baisse de pouvoir d’achat. Il sera très
difficile de savoir qui de l’inflation ou de la déflation
l’emportera en 2010, car de mauvaises décisions politiques ont
été prises sur la foi de mauvaises méthodes statistiques»
(Simone Wapler).
Dette publique : les pays riches risquent gros
Extraits d'une interview de Nouriel Roubini, professeur
d'économie à l'UNiversité de New York.
Au vu des vastes dettes et déficits publics actuels, le risque
souverain devient une sérieuse préoccupation dans bon nombre
d’économies avancées. Dans le passé, le risque souverain se
limitait à l’économie des marchés émergents. En effet, durant la
dernière décennie, la Russie, l’Argentine et l’Equateur n’ont pu
assurer le remboursement de leur dette, tandis que le Pakistan,
l’Ukraine et l’Uruguay, menacés de défaut de paiement, ont
restructuré leur dette publique de manière drastique.
Or, la plupart des marchés émergents – à quelques exceptions
près en Europe centrale et orientale – ont amélioré leur
performance fiscale en réduisant l’ensemble de leurs déficits,
en réalisant de vastes excédents primaires, en abaissant le
rapport dette publique/PIB et en réduisant l’asymétrie des
devises et des échéances de leur dette publique. Par conséquent,
le risque public souverain est aujourd’hui davantage un problème
pour les économies avancées que pour les économies émergentes.
En effet, les mauvaises notes attribuées l’an dernier par les
agences de notation, l’accroissement de l’écart souverain et la
mise aux enchères de la dette publique manquée dans des pays
tels que le Royaume-Uni, la Grèce, l’Irlande et l’Espagne nous
montrent bien qu’à moins que les économies avancées commencent à
mettre de l’ordre dans leurs institutions fiscales, les
investisseurs, les surveillants des marchés obligataires et les
agences de notation pourraient bien se transformer en ennemis.
En raison des efforts faits (dépenses de relance, baisse des
recettes fiscales et calfeutrage et protection du secteur
financier) pour combattre la rudesse de la récession, doublée
d’une crise financière en 2008-2009, la position fiscale des
pays développés a empiré.
Les pays sujets à des problèmes fiscaux structurels dans le
passé, appliquant des politiques fiscales lâches ou feignant
d’ignorer les réformes fiscales pendant les années de croissance
ont connu des répercussions encore plus fortes. A l’avenir, il
est vraisemblable qu’une reprise économique faible et une
population âgée fassent augmenter le fardeau de la dette de
beaucoup de pays avancés, y compris les Etats-Unis, le
Royaume-Uni, le Japon et quelques pays de la zone euro.
En outre, la monétisation des déficits fiscaux devient un schéma
récurrent – très inquiétant – dans de nombreuses économies
avancées, où les banques centrales ont entrepris de faire
grossir la base monétaire en achetant une pléiade de titres
gouvernementaux à court et à long terme. Au bout du compte, les
déficits fiscaux très monétisés feront dérailler la fiscalité
et/ou mèneront à une hausse des prévisions de l’inflation, ce
qui pourrait accroître fortement le rendement des obligations à
long terme du gouvernement et empêcher la reprise économique –
provisoire et fragile pour le moment.
La stimulation fiscale est une entreprise risquée. Qu’ils s’y
risquent véritablement ou pas, les décideurs sont fichus. S’ils
suppriment les mesures de relance trop tôt en augmentant les
impôts, en réduisant les dépenses et en absorbant les liquidités
en trop, l’économie pourrait bien retomber dans la récession et
la déflation. Mais si les déficits fiscaux monétisés durent,
l’augmentation des rendements à long terme étouffera la
croissance.
Le marché a obligé les pays à position fiscale faible à la base
(Grèce, Royaume-Uni, Irlande, Espagne et Islande) à introduire
une consolidation fiscale dès le début. Malgré le risque de
contraction, le gain en crédibilité fiscale permettait
d’empêcher un pic du rendement des obligations gouvernementales
à long terme assez préjudiciable. Tout bien considéré, une
consolidation fiscale faite assez tôt peut s’avérer
expansionniste.
Pour les membres du Club Med de la zone euro – l’Italie,
l’Espagne, la Grèce et le Portugal – les soucis de dette
publique viennent en sus d’une perte de compétitivité sur le
plan international. Ces pays avaient déjà perdu des parts de
marché à l’exportation au bénéfice de la Chine et d’autres
économies asiatiques à la valeur ajoutée et à la main d’œuvre
zélée. Puis, la hausse du salaire nominal pendant dix ans,
surpassant les gains en productivité, mena à une augmentation du
coût des unités de travail, à l’appréciation du taux de change
réel et à des gros comptes courants déficitaires.
Depuis la forte augmentation de l’euro, le problème de
compétitivité se pose avec davantage d’acuité, réduisant la
croissance et renforçant les déséquilibres fiscaux encore plus.
Donc, la question est de savoir si les membres de la zone euro
souhaitent entreprendre une consolidation fiscale douloureuse,
doublée d’une dépréciation réelle interne par le biais de la
déflation et des réformes structurelles pour augmenter la
croissance de la productivité et éviter un résultat du style de
celui survenu en Argentine : sortie de l’union monétaire,
dévaluation et manquements. Les pays tels que la Lettonie et la
Hongrie ont déjà fait preuve de bonne volonté. Reste à voir si
la Grèce, l’Espagne et d’autres membres de la zone euro
souhaitent accepter de tels ajustements déchirants.
Les Etats-Unis et le Japon pourraient être les derniers touchés
par la colère des cerbères des marchés obligataires : le dollar
fait partie des devises mondiales de réserve et l’accumulation
des réserves étrangères – en bons et obligations du gouvernement
américain pour la plupart – continue de monter en flèche. Le
Japon est un créditeur net qui finance lui-même la plupart de sa
dette.
Pourtant, si l’indispensable consolidation fiscale est retardée,
les investisseurs se montreront de plus en plus prudents, même
avec ces pays. Les Etats-Unis ont un statut de débiteur net avec
une population vieillissante, des dépenses budgétaires non
financées en matière de sécurité sociale et de soins de santé,
une reprise économique anémique et les risques d’une
monétisation soutenue du déficit fiscal. Le Japon vieillit
encore plus vite, la stagnation économique amenuise ses
économies, tandis que sa dette publique se monte à presque 200 %
du PIB.
Aussi, les Etats-Unis sont confrontés à des contraintes
politiques quant à la consolidation fiscale : ils se bercent
d’illusion lorsqu’ils pensent pouvoir bénéficier de dépenses
sociales à l’européenne tout en maintenant des taux d’imposition
bas, comme à l’époque de Ronald Reagan. Au moins, les électeurs
européens sont d’accord pour payer des taxes plus élevées en
échange des services publics.
Si les Démocrates perdent les élections à mi-mandat en novembre
aux Etats-Unis, le risque de déficit fiscal permanent courra,
puisque les Républicains s’opposent à l’augmentation des impôts
tandis que les démocrates s’opposent à la réduction des
dépenses. Monétiser les déficits fiscaux deviendrait alors le
chemin de la résistance minimum : faire marcher les planches à
billets est bien plus simple que d’opérer des réductions de
déficit douloureuses d’un point de vue politique.
Mais, si les Etats-Unis utilisent la taxe sur l’inflation pour
réduire la valeur réelle du déficit public, le risque d’un
écroulement chaotique du dollar américain augmenterait de
manière significative. Les créditeurs étrangers de l’Amérique
n’accepteraient pas la réduction drastique de la valeur réelle
de leurs actifs en dollars qu’une dévalorisation de cette devise
entraînerait par le biais de l’inflation et la dévaluation. Une
ruée désordonnée vers la sortie pourrait mener à la chute du
dollar, un pic des taux d’intérêt à long terme et une grave
récession en W.
Que pensent les dirigeants américains de l’armée française ?
Une note officielle du 1er octobre 2002 de la
Heritage Foundation, qui fournit des analyses et des conseils
stratégiques à la Maison-Blanche disait : «Certes, des troupes
françaises, y compris celles de sa Légion Etrangère, seraient un
complément utile aux forces anglo-américaines dans l’Irak de
l’après-guerre. Cependant, étant donnée la piètre qualité des
prestations françaises dans les opérations de maintien de la
paix au Rwanda-Burundi et dans les Balkans, il est impératif de
placer les forces françaises sous le commandement de
l’Etat-major américain et britannique».
Avec J. Chirac et de Villepin, il y avait trop de blocage, mais
les choses ont bien vite changé depuis quelques mois... et nos
soldats meurent pour une guerre où l'on se garde bien de
remettre en cause la culture du pavot... C'est vrai qu'en
période de crise du crédit, l'argent issu de la drogue est
toujours bienvenu pour les banksters sans foi ni loi.
Chine / Etats-Unis : les relations bilatérales sont au plus mal
Tandis que les stratèges de la manipulation de l'opinion
cherchent à rendre crédible la fable de la reprise économique,
les relations bilatérales entre la Chine et les Etats-Unis se
dégradent sérieusement au fil des semaines. Aujourd'hui, le
président américain reçoit son frère de Nobel : le dalaï-lama.
Ce dernier ne sera cependant pas reçu dans le Bureau ovale, le
symbole du cœur du pouvoir américain, mais à l'aile Ouest de la
Maison-Blanche. Il devra se contenter de la Salle des cartes
pour un entretien privé, très loin des caméras.
La presse chinoise ne cache pas l'exaspération des autorités
pékinoises. Fred Teng, membre du comité national des relations
sino-américaines écrit : «Obama s'engage dans une spirale
potentiellement destructrice. Le Tibet faisait partie de la
Chine bien avant qu'Hawaï et, qu’à la faveur d'un coup d'état,
ne soit annexée et devienne le cinquantième et dernier
territoire de l'Union. Comment le gouvernement des Etats-Unis
aurait réagi si la Chine avait soutenu à l'époque le leader d'un
groupe souverainiste à Hawaï ?»
La tension est donc très élevée entre Pékin et Washington. L'un
et l'autre s'accusent mutuellement de protectionnisme et
s'affrontent à coup de taxes douanières. Il existe également un
contentieux monétaire. Sans oublier les récentes ventes d'armes
américaines à Taïwan, mais aussi la question des sanctions
contre l'Iran, ou bien encore le contentieux climatique et
l'espionnage informatique de Google, sans oublier la
quasi-absence des Chinois lors des adjudications de bons du
Trésor américain depuis maintenant plusieurs mois.
Il est certain que le jour où la Chine ne pourra plus cacher la
mascarade de sa prétendue croissance folle et qu'elle sera
confrontée à une violence populaire bien légitime, nous
pourrions assister à des tensions bien difficiles à gérer pour
les diplomates.
De nombreux analystes mettent encore et toujours en avant le
fait que les Chinois n'ont aucunement intérêt à entrer en guerre
monétaire, commerciale, stratégique, contre les Etats-Unis, dans
la mesure où ce vaste territoire constitue le plus grand marché
pour l'exportation de ses produits. Mais c'est oublier que la
situation réelle des Etats-Unis est diamétralement contraire à
celle que les médias serviles cherchent à présenter. Les
Etats-Unis d'Amérique sont aujourd'hui complètement en
banqueroute. Ils sont ruinés ! Leur seule force réside dans leur
potentiel militaire, et encore, nous ne parlons pas des troupes
au sol qui sont désormais la risée de nombreux adversaires des
Etats-Unis.
Gageons cependant que tant que le la crise économique ne sera
pas perçue comme potentiellement destructrice pour les pouvoirs
en place, nous assisterons très probablement à des salves
théoriques entre Pékin et Washington. Par exemple, la Chine
vient d'annoncer la suspension de sa coopération militaire en
guise de protestation contre les ventes d'armes à Taipei, mais
dans le même temps, elle vient d'autoriser des navires de guerre
américain à accoster à Hong Kong.
Le pétrole est l’excrément du Diable
Dans son ouvrage Les espions de l’or noir, publié aux
Editions Koutoubia, Gilles Munier développe les menées
clandestines occidentales dans le Caucase et dans le monde
arabe, de Napoléon Ier à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Outre l’inévitable Lawrence d’Arabie, il brosse le portrait
d’une pléiade d’agents secrets sulfureux qui ont fait du pétrole
l’énergie maîtresse du monde.
Quand on interroge l’auteur sur les raisons pour lesquelles son
livre débute avec l’expédition de général Bonaparte en Egypte,
il répond : «Les défaites militaires de Bonaparte, devenu
Napoléon Ier, puis de Napoléon III, face aux Anglo-saxons, ont
permis à leurs agents secrets d’être en position de force au
Proche-Orient lorsque Churchill a choisi le pétrole comme
carburant de la flotte anglaise. Les dirigeants français de
l’époque, inconscients ou corrompus, les ont laissés faire. Les
Américains sont ensuite entrés dans le jeu. Les deux guerres
mondiales étaient des guerres du pétrole. [La
Guerre secrète du pétrole]
Les Allemands les ont surtout perdues faute d’en avoir où
d’accéder à ses sources. L’expédition de Suez, la guerre dite
des Six jours, les guerres Iran-Irak et du Golfe aussi. Comme le
disait l’un des fondateurs de l’OPEP, le pétrole est bien
l’excrément du Diable».
Les grandes manœuvres se poursuivent sur
le marché de l’Or
Si l'on en croit l'encours de lingots adossés au plus populaires
des produits permettant de jouer l'or en Bourse, le SPDR Gold
Shares américain, l'appétit des investisseurs qui se placent à
long terme sur l'or semble se confirmer. Après que le fonds
souverain chinois CIC y soit entré au début du mois (il
détient 0,39% du SPDR Gold Shares), c'est, selon les documents
réglementaires mis à la disposition par la SEC, l'un des
fonds de George Soros qui a doublé sa participation à 1,7%
environ, à fin décembre. Toujours selon la SEC (gendarme de la
bourse américaine équivalent à la COB en France), un fonds
dirigé par un autre investisseur célèbre, Henry Paulson, est le
premier actionnaire de SPDR Gold Shares avec 8,7% des parts
environ.
Bilan de la grippette !
Alors que les médias taxaient de «complotistes» les organes
d’information indépendants beaucoup plus crédibles que la
plupart des grands médias serviles, d’aucuns, bien gênés, se
sentent contraints de dresser un bilan. Moins de 6 millions de
personnes ont été vaccinées en France contre la grippe A/H1N1
alors que 94 millions de doses avaient été commandées... Et la
France n’est pas un cas unique. Aussi quelques-uns pointent le
doigt vers l’Organisation Mondiale de la Santé, accusée d’avoir
exagéré les risques d’une pandémie grippale. En réalité, les
accusations doivent être dirigées vers ces conseillers ou
experts nationaux proches des gouvernements qui leur accordent
une confiance démesurée sans prendre le temps de vérifier les
intérêts financiers qu’ils ont à tirer d’une telle opération.
Pour la France, le Sénat vient de découvrir (quelle naïveté) que
« tous les experts sont liés à l’industrie pharmaceutique ». Et
encore, ce sont des sénateurs communistes qui ont pris cette
initiative, ce qui en dit long sur les liens étendus qui doivent
exister bien au-delà des «experts».
A la tête de la commission d’enquête, il y a François Autain,
qui se demande s’il était vraiment utile de commander 94
millions de doses de vaccins... Selon lui, "tous les experts qui
sont intervenus dans cette affaire sont liés à l’industrie
pharmaceutique" d’où sa suspicion face à leur indépendance.
"J’aurai préféré que ceux qui ont conseillé le gouvernement ne
soient pas les mêmes que ceux qui conseillent les laboratoires".
C’est si évident !
Face à ces accusations, les experts reconnaissent qu’ils
travaillent effectivement avec des laboratoires mais ils
ajoutent aussitôt que cela ne remet pas en cause leur intégrité.
Qui pourrait les croire ? Ils ne méritent nullement le titre
ronflant qu’on leur attribue.
Il en va de même de ces « experts » comme de ceux qui ont
flagorné le système néolibéral et qui nous conduit tout droit
dans le mur. Comme par hasard, les politiciens choisissent
toujours les pires solutions proposées par les experts ?
Les choses vont-elles changer pour autant en ce qui concerne la
collaboration entre les experts et le complexe pharmaceutique ?
Réponse du Professeur François Bricaire, éminent spécialiste des
maladies infectieuses et tropicales. Ce membre du Haut Conseil
de la Santé publique le dit très clairement : "Si l’industrie
pharmaceutique ne m’aidait pas à aller à différents congrès à
l’étranger, je ne pourrais pas rencontrer les autres experts
internationaux. L’argent que je reçois de mes autorités
hospitalières et universitaires ne me permettrait pas de
financer mes déplacements". Ce travail avec les industriels est
obligatoire aujourd’hui renchérit Bruno Lina, directeur du
Centre de Référence des virus de la grippe pour la zone sud.
Sans commentaire. Le prochain scénario ira très probablement
bien plus loin...
La Russie reporte la livraison à l'Iran de systèmes antimissile
Hier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est
rendu à Moscou. Aujourd’hui, les autorités russes annoncent le
report de la livraison à l'Iran de systèmes antimissile S-300 à
cause de "problèmes techniques". Explication donnée à l’agence
Interfax par Alexandre Fomine, directeur adjoint du
service russe pour la coopération militaro-technique : « Le
retard s'explique par des problèmes techniques. Les livraisons
seront effectuées dès qu'ils seront résolus ».
« En ce qui concerne les ventes d'armes, nous prenons toujours
en compte les inquiétudes de toutes les parties et nous
attendons que la Russie fasse la même chose », a déclaré M.
Netanyahu dans une interview au quotidien russe Kommersant.
Interrogé pour savoir si le dossier des systèmes S-300 avait été
évoqué lors de ses discussions avec le président russe, Dmitri
Medvedev, M. Netanyahu a répondu : « Les déclarations (de
Medvedev) ont été très importantes, mais je ne voudrais pas
entrer dans les détails ».
Les pays occidentaux et Israël demandent depuis des mois à la
Russie de renoncer à livrer ces systèmes controversés à l'Iran,
malgré le contrat liant les deux pays à ce sujet. Depuis,
Moscou souffle le chaud et le froid. Téhéran de son côté s'agace
ouvertement du retard pris par la livraison.
Juste avant l’arrivée de M. Netanyahu, un haut responsable
russe, Vladimir Nazarov, secrétaire adjoint du Conseil russe de
sécurité, assurait que la Russie n'avait pas de raison de ne pas
honorer son contrat avec l'Iran. « Il y a un contrat signé, que
nous devons remplir, mais les livraisons n'ont pas encore
commencé. Cette transaction ne fait l'objet d'aucune sanction
internationale ».
Quant à l'ambassadeur iranien à Moscou, Mahmoud Reza Sajjadi, il
affirmait fin novembre 2009 avoir reçu l'assurance que ce
système d'arme serait bien livré à Téhéran. Ce que nous croyons
!
Les systèmes S-300 rendraient plus difficiles les bombardements
d'installations nucléaires iraniennes, une action que n'excluent
pas les Etats-Unis et Israël. [Ce dossier est suivi depuis de
nombreux mois dans le
Hors Série Russie]
La Belgique subit, elle aussi, les coups tordus du cartel
bancaire
Selon le rapport annuel de la banque nationale de Belgique, le
pays vient d'enregistrer en 2009 sa pire récession depuis la
Seconde Guerre mondiale. Les analystes sont unanimes pour
conclure qu'il faudra plusieurs années à l'économie belge pour
récupérer. «Il faudra plusieurs années pour récupérer les pertes
de 2008-2009, malgré une certaine reprise à la mi-2009», a
prévenu le gouverneur de la BNB, Guy Quaden, cité par l'agence
Belga. Depuis les années 1960, le produit intérieur brut belge a
reculé à seulement trois reprises sur l'ensemble d'une année :
de 1,5% en 1975, de 0,3% en 1981 et de 1% en 1993, précise
toujours le rapport de la BNB.
En 2008, la Belgique avait encore réussi à afficher une
croissance de 0,8%, en dépit de la crise financière qui avait
brutalement fait virer ses indicateurs économiques au rouge en
fin d'année. Les pouvoirs publics belges avaient eux-mêmes dû
voler au secours d'une série d'institutions financières comme
KBC, Dexia ou Fortis, la dernière finissant même par être
démantelée.
«Pour la première fois depuis des années, les dépenses de la
consommation privée des familles a baissé en Belgique. L'épargne
a toutefois augmenté de 20%. Les Belges ont plus épargné en 2009
car ils avaient peur, certains ont perdu leur job et d'autres
craignaient de le perdre», a souligné Guy Quaden. Les pertes
nettes d'emplois ont atteint 67 000 postes en Belgique en 2009,
touchant principalement les secteurs de l'agriculture,
l'industrie, la construction et les services. Le taux de chômage
a atteint 7,9% de la population active en moyenne sur les trois
premiers trimestres de 2009, contre seulement 7% pour l'ensemble
de 2008. Quant à la dette, elle a également grimpé à 97,8% du
PIB, contre 89,8% en 2008.
Les Chinois passent la main aux Japonais
En décembre 2009, les Chinois ont nettement réduit leurs
détentions d'obligations d'État américaines, laissant aux
Japonais la place de premier créancier de Washington pour la
première fois depuis le pic de la crise financière en septembre
2008 ! Selon les dernières données publiées par le département
américain du Trésor, les prêteurs japonais (publics et privés)
détenaient en décembre 768,8 milliards de dollars de bons du
Trésor, soit 1,5% de plus qu'en novembre. Pour rappel, les
Japonais avaient perdu leurs places de premier sur le podium en
septembre 2008, le mois de la faillite de la banque d'affaires
américaine Lehman Brothers.
Les Japonais font incontestablement un bine mauvais calcul…
«Peu à peu, nous obtenons confirmation que la bravade des
Chinois prétendant se débarrasser de la dette américaine n'est
que trop réelle», a commenté l'un des blogs financiers les plus
lus aux Etats-Unis, Zero Hedge.
La Chine détient les plus grandes réserves de changes du monde,
avec près de 2400 milliards de dollars fin décembre. Et
l'intention est régulièrement prêtée à Pékin de diversifier la
répartition de ces avoirs, pour réduire la prédominance d'un
dollar dont la valeur tend à baisser depuis environ huit ans. Il
y a tout juste un an, les autorités de la Banque centrale de
Chine avaient publiquement remis en cause le rôle de monnaie de
réserve internationale du billet vert. La Chine ne publie pas la
répartition de ses réserves entre devises ou actifs. Beaucoup
pensent que la part du dollar ne cesse d'y baisser, comme dans
les autres pays du monde.
L'impact de la situation économique intérieure chinoise est
également incertain. En décembre, le crédit s'est emballé en
Chine, le total des nouveaux prêts des banques bondissant de
près de 29% par rapport au mois précédent, laissant penser à un
rapatriement de fonds vers le pays.
Aujourd'hui, les Américains peuvent remercier les Grecs car
l'opération engagée contre l'euro via le "cheval de Troie
hellénique" devrait leur permettre de trouver de nouveaux fonds
pour gagner encore un peu de temps... avant ce qui risquerait de
devenir un KRACH OBLIGATAIRE.
Les architectes de la crise des subprimes refont le même coup
avec la Grèce ou LES BANQUES AURONT LA PEAU DES ÉTATS !
C'est l'ensemble du peuple grec qui doit aujourd'hui combattre
pour assurer sa survie et échapper aux griffes des financiers
apatrides, qui n'ont qu'un seul objectif : détruire ce pays
et en tirer tous les avantages financiers possibles. Depuis
quelques jours, on sait que la Grèce ne recevra pas d'aide
financière de la part de ses voisins européens. En outre, le
temps disponible pour assurer sa survie lui est compté.
Bruxelles vient de trancher : les ministres des Finances de la
zone euro ont donné trente jours à la Grèce pour convaincre de
sa détermination à mettre pleinement en œuvre son plan
d'austérité. Le gouvernement d'Athènes acceptera-t-il, malgré
son engagement devant ses pairs, à prononcer avant le 16 mars de
nouvelles mesures budgétaires aboutissant à un véritable «
triage social » ?
Bien évidemment, les dirigeants européens peuvent raconter tout
ce qu'ils veulent, leur propre sort dépend de l'issue du
problème grec. C'est pourquoi quelques diplomates ont avoué que
malgré le verbiage des eurocrates, il est impossible aux membres
de la Commission européenne d'abandonner la Grèce. Toutefois, on
voit mal comment les dirigeants européens pourraient, le cas
échéant, intervenir pour sauver la Grèce. De toutes les façons,
nous ne voyons pas qui pourrait rembourser les créances
d'Athènes à l'aube d'une nouvelle crise aux effets domino
absolument imprévisibles. Il est également bien difficile
d'imaginer les conséquences que pourrait avoir une faillite de
l'État grec pour la zone euro et les marchés financiers !
Ce que l'on découvre aujourd'hui, c'est que les Grecs ont
géré leurs finances de façon irresponsable ; ils ont aussi
falsifié le bilan de "l’État grec" pendant des années, avec
la complicité de certains mastodontes de Wall Street. Les
Européens ont le tort de tourner autour du pot : la haute
finance de Wall Street leur a tendu un piège et ils sont tombés
dedans à cause de leur cupidité et de leur complicité avec un
système mafieux. D'aucuns voyaient le dollar s'effondrer
maintenant et préconisaient une santé de fer pour l'euro. Les
tenants de cette analyse ont bien du mal à préconiser un
scénario de substitution. En fait, nous pourrions assister à
l'effondrement de l'Union européenne comme cela a été le cas
pour l'Union soviétique. A ce titre, les prévisions du dissident
soviétique Vladimir Boukovski, dont il est fait état dans le
numéro 200 de LIESI,
sont tout à fait d’actualité.
La majorité des médias accuse les autorités gouvernementales
grecques d'être responsables de la situation présente. Comme
d'habitude, cette manière de voir est mensongère. N'oublions pas
que la situation actuelle a été cautionnée par Bruxelles, via
une quantité de conseillers, de statisticiens et autres
spécialistes de l'économie néolibérale. La Grèce a pu mener
en bateau les responsables de l'Union européenne qu'avec la
caution des responsables de Bruxelles ! Avez-vous entendu ou lu
dans la presse européenne des politiciens européens mettre en
cause le jeu pervers engagé par quelques mastodontes de Wall
Street dans la déstabilisation de l'Union européenne ?
Nullement. Chose incroyable, c'est le quotidien américain New
York Times qui a dévoilé le rôle de la Firme Goldman Sachs,
laquelle a permis à la Grèce de s'endetter en cachette bien
au-delà des limites fixées par Bruxelles. C'est Goldman Sachs
qui a élaboré des montages financiers complexes ressemblant
curieusement aux subprimes, responsables de la pire crise
mondiale des 80 dernières années. De la même manière que
LIESI dénonçait la bulle immobilière et prédisait son inévitable
dégonflement, les responsables de l'Union européenne étaient
parfaitement au courant des magouilles engagées entre certains
politiciens grecs et des leviers financiers de l'establishment
d'outre-Atlantique, comme Goldman Sachs ou encore JP Morgan, la
pièce maîtresse des Rockefeller.
C'est en 2001 que les autorités grecques se sont entendues avec
Goldman Sachs pour trafiquer les bilans du pays et faciliter
l'intégration de la Grèce au sein de l'Union européenne, ainsi
que le fait d'adopter l’euro. Athènes s'était engagée à ne pas
dépasser 3 % de déficit budgétaire et Goldman Sachs a apporté
son savoir-faire de magouilles afin de permettre à la Grèce de
passer son examen de passage. Cela s'est ensuite soldé par des
prêts chiffrés en milliards de dollars. En échange de ce
savoir-faire des techniques de Wall Street, les autorités
grecques ont renoncé à l'avenir à des taxes d'aéroport jusqu'à
des recettes du loto. On appelle cela un « échange de devises ».
Comme tout cela était à l'époque permis, Goldman Sachs a ainsi
pu empocher en toute légalité une commission de 300 millions de
dollars. Mais, chose édifiante, en novembre 2009, le président
de la banque d’affaires américaine s'est rendu en personne à
Athènes pour proposer de refaire le même coup. En quelque sorte,
un second emprunt était proposé à la Grèce qui ne pouvait plus
renflouer sa carte de crédit. Heureusement, cela a capoté car de
telles opérations n'étaient plus autorisées au sein de l'Union
européenne. La Grèce a donc été contrainte de refuser. Tandis
que le le gouvernement hellénique vivait largement au-dessus de
ses moyens, les mêmes banques qui ont permis cette fraude se
sont mises à investir dans des fonds spéculatifs pariant
qu'Athènes serait bientôt en défaut de paiement… en banqueroute.
Comment cela finira-t-il ?
LIESI
l'explique dans son numéro 200.
Ce n'est pas le peuple grec qui doit payer pour toutes ces
malversations, mais les responsables politiques, les eurocrates
bruxellois, qui ont fermé les yeux, les banques d'affaires
américaines, et surtout ceux qui chapeautent cet ensemble… les
familles de financiers de la révolution bolchevique. Mais cela
situe le problème à un niveau que la majorité de nos
contemporains est incapable d’imaginer, voire de comprendre,
parce qu’il ne sait plus qu'il existe une différence entre le
bien et le mal.
Des explosions solaires sont annoncées pour 2012
Des scientifiques ont averti qu’un pic de l’activité solaire a
de fortes chances d’intervenir en 2012, lequel pourrait
perturber les réseaux de télévision et Internet pendant les Jeux
Olympiques de Londres. Richard Harrison, du Laboratoire
Rutherford Appleton, Oxfordshire, s’est exprimé juste avant le
lancement, par la NASA, de Solar Dynamics. On sait depuis
longtemps que les poussées de l’activité solaire sont
susceptibles de provoquer des perturbations au niveau des
satellites et des moyens de communication terrestres. Mais il y
a peu, il était quasiment impossible de prévoir les tempêtes
solaires à l’avance. Aujourd’hui, la NASA affirme que les
scientifiques sont en mesure de donner des avertissements précis
sur les orages magnétiques et les éruptions solaires. En tenant
compte de ces informations, on peut éteindre certains circuits
électroniques sensibles juste avant l’orage afin d’éviter des
dommages irréversibles. Le lancement de la sonde de la NASA
facilitera l’enquête sur les causes extrêmes de l’activité
solaire, les taches solaires, les vents centenaires. Enfin, les
scientifiques ont ajouté que les informations que fournirait
cette sonde équivalaient quotidiennement au téléchargement de
500 000 morceaux de musique depuis Internet.
Pour LIESI, il est important d’établir une relation ténue entre
cette perspective pour 2012 et les prophéties de
Marie-julie Jahenny,
puisqu’au moins une extase établit un lien entre des «taches
dans le soleil» et les événements précurseurs de la guerre
civile européenne.
La valse des présidents de société
Les temps sont difficiles pour les présidents de société. Une
centaine d’entre eux vient de démissionner dans les premières
semaines de 2010. Rappelons que le record est toujours détenu
par l’année 2008 qui a vu 1484 présidents déchus, soit une
moyenne de six par jour ouvrable. Parmi les démissions les plus
significatives, nous en avons relevé cinq :
Bank of America : notoirement banque des services secrets
américains.
Deutsche Bank : elle est très impliquée dans le blanchiment
d'argent.
R.B.S. : elle est dans la tourmente.
Home Bancshares : dont le président s’est suicidé par balle.
London Metal Exchange : le marché de référence de l'Or et de
l'Argent, en totale déconfiture à force de manipulations
effrénées des cours, comme le savent tous les spécialistes.
Les grandes manœuvres américaines contre l’Europe
Plusieurs sources signalent que des acteurs majeurs du cartel
bancaire positionnés aux Etats-Unis ont acquis des CDS
(assurances en cas de défaut de paiement) dans des quantités
importantes, juste avant l’effondrement brutal des marchés
financiers internationaux, en vue d’un scénario impliquant la
faillite d’un ou deux États de l’Union européenne. La Grèce est
tout particulièrement visée, mais il en serait de même de
l’Espagne et du Portugal. C’est une guerre monétaire à laquelle
nous assistons et la partie américaine serait prête à sacrifier
les marchés financiers pour maintenir le dollar encore quelques
temps hors de l’eau. La tenue du dollar rassure en effet les
investisseurs internationaux et favorise l’émission des bons du
Trésor US, indispensable au financement des déficits
gigantesques américains. Dans cette opération, l’euro est
destiné à souffrir. Nous analyserons tout cela dans le numéro
200 de LIESI qui paraîtra dans une dizaine de jours et sera la
suite du précédent [LIESI N° 199 du 31 janvier
2010.] L’affaire est importante puisque cela signifie,
dans quelques mois encore moins de crédit alloué par les banques
aux entreprises et aux particuliers… c’est-à-dire plus de
chômage, plus de divorces et une chute de l’immobilier.
Washington face à un gros scandale
Les autorités américaines ont ordonné le lancement d’une enquête
sur un scandale qui pourrait s’avérer la plus grande fraude de
l’histoire américaine. Selon plusieurs sources, un certain
nombre d’officiers supérieurs de l’armée américaine ont détourné
plus de 125 milliards de dollars ! Il s’agit d’une partie de
la somme budgétisée pour la reconstruction de l’Irak après la
chute de Saddam Hussein. Il va de soi que l’affaire Madoff
apparaît bien ridicule à côté. Cet argent était destiné à la
reconstruction des routes et de l’infrastructure en Irak.
Voilà une affaire qui tombe bien mal à un moment où les
responsables américains prétendent qu’ils veulent aider à la
reconstruction de l’Afghanistan. Que dire encore du sauvetage
des Haïtiens où une importante partie des fonds offerts par des
centaines de milliers de citoyens dans le monde furent détournés
par des réseaux pourtant bien connus des « officiels ». Un CD
est en cours de préparation...
Les Américains s’opposent à la classe politique de l’establishment
L’attitude servile du président américain à l’égard des courants
oligarchiques néo-malthusiens qui imposent à Washington une
politique suicidaire, suscite une véritable révolte des citoyens
américains. Bien évidemment, les médias occidentaux restent
sourds à ce mouvement de fond qui, espérons-le, fera tache
d’huile en Europe de l’Ouest afin de secouer le joug de ces
potentats qui se croient tout permis alors que la misère ne
cesse de progresser. On a en effet constaté un tel mouvement de
protestation aux Etats-Unis depuis un an. Ce mouvement est
appelé Tea Party et est en passe de devenir un acteur majeur de
la vie politique outre-Atlantique. De nombreuses marches géantes
sont organisées dans les capitales des différents États ainsi
que dans les grandes villes. Internet est un relais puissant
dans l’organisation de ces manifestations. Détail intéressant :
cette révolte ne ne vise pas simplement une mesure de
l’administration américaine, mais l’ensemble de la politique
engagée par Barack Obama. Dès l’élection d’Obama, LIESI
s’était inscrit à contre-courant des médias dominants et avait
annoncé que l’ivresse de l’investiture aboutirait à une énorme
déception. Les analystes n’ont pas compris que les électeurs
américains ont voté pour Obama n’ont pas parce qu’il promettait
la Lune, mais parce qu’ils ne pouvaient plus voir Bush et les
néo-conservateurs dont l'élite a été formée par un maître de
l'Ordre Noir des Nazis : voir
De l'intimidation des
populations vers des régimes d'exception. Dans
la mesure où le président Obama devient pire que son
prédécesseur, l’opinion publique ne peut que traduire son
mécontentement contre les élites au pouvoir. Par effet de
balancier, les républicains profitent de la déception des
citoyens américains, mais il leur faut bien comprendre
qu’eux-mêmes sont totalement rejetés du peuple. Cela traduit
incontestablement un profond malaise et la réalisation possible
d’un scénario de guerre civile.
Dans un tel contexte, la stratégie des démocrates est à l’image
de l’attitude de certains scientifiques américains, prêts à tout
pour faire avaler leur explication du réchauffement climatique,
c’est-à-dire totalement absurde. Perdant la face, ils font
croire que les opposants au président Obama ne sont pas
instruits, qu’ils sont racistes, hostiles à la science et
fanatiques religieux. C’est une stratégie de la calomnie et elle
n’est pas nouvelle. Lors des dernières élections
présidentielles, la candidate Sarah Palin avait été traînée dans
la boue. Aujourd’hui, après sa démission au poste de gouverneur
de l’Alaska, elle est créditée d’une cote de popularité
impressionnante. La stratégie de la calomnie menée par les
démocrates est suicidaire et ils viennent d’en avoir la preuve
avec le triomphe d’un républicain au lieu et place du poste
occupé par le démocrate et défunt Ted Kennedy. L’opinion
publique américaine est assez instruite pour avoir tiré des
conclusions précises : cette administration menée par Obama
et Pelosi les conduit tout droit à la catastrophe. Ces
politiciens n’aiment pas les Etats-Unis, ils font tout pour
détruire son image dans le monde et l’avenir s’annonce bien
incertain.
Selon un dernier sondage, seulement 35 % des Américains ont une
opinion favorable des démocrates, et 28 % seulement ont une
opinion positive du parti républicain. Nous sommes à un moment
de l’Histoire où les grands partis traditionnels et leurs
politiciens, jugés corrompus ou trop faibles, sont rejetés par
les citoyens américains.
M. Obama, vous avez dit « réchauffement climatique » ?
Une tempête de neige est en train de paralyser une bonne partie
de l’est des Etats-Unis, contraignant plusieurs gouverneurs des
États de Virginie, Maryland et Delaware, à décréter l’état
d’urgence. Les services météorologiques américains parlent de
record historique de chutes de neige, lesquelles atteignent un
mètre en certains endroits. Il faut remonter à 1922 pour
constater un phénomène quasi identique. Les routes sont coupées,
les pannes d’électricité sont nombreuses : plus de 150 000
personnes sont dans le noir. Même la capitale, Washington, subit
ce bouleversement climatique qui tend à confirmer que le danger
n’est pas le réchauffement que les Cassandre de Copenhague ont
mis en avant, mais plutôt la chute des températures observées
depuis quelques années, comme nous avons eu l’occasion de
l’expliciter dans la rubrique DIVERS de différents numéros des
Brèves de LIESI [Voir Brèves de
LIESI.]
Dans les prochaines Brèves de LIESI, qui seront publiées le 28
février, nous verrons que la célébrissime NASA a été complice
du canular sur le réchauffement climatique généré par l’activité
humaine. Dès lors, chacun doit s’interroger sur le capital
confiance dont on doit créditer ce « prestigieux organisme »
quand il affirme aux Terriens : vous n’avez strictement rien à
craindre venant du ciel au cours des prochaines années...
Une mystérieuse détonation sème le trouble dans le
Nord de la France
Une forte détonation ressemblant à une explosion a été entendue
mardi dans la soirée dans les environs de Lille et d'Arras (près
de la frontière de la Belgique), provoquant le trouble et un
certain affolement au sein de la population, a-t-on appris
mercredi auprès des pompiers.
"Une forte détonation ressemblant à une explosion a retenti dans
le ciel du Nord hier soir vers 22h30. Elle a été très
distinctement entendue à Lille et même jusqu'à Arras", a
expliqué le Centre opérationnel département incendie secours (Codis)
du Nord. "Suite à cela, on a reçu énormément d'appels de la part
de gens, un peu affolés, qui nous demandaient d'aller voir. Mais
après nous être rendus sur place, et avoir cherché d'où pouvait
venir ce bruit, nous n'avons rien trouvé. Pas de flamme, pas
d'incendie, rien", a-t-il ajouté.
"Nous n'avons pas d'explication. L'hypothèse que l'on peut
privilégier, c'est que le bruit soit dû à un avion militaire qui
aurait franchi le mur du son lors d'un exercice. Si l'avion
volait à basse altitude, cela pourrait être compatible avec le
bruit d'explosion. Mais dans le fond, pour l'instant, nous n'en
savons pas beaucoup plus", ont conclu les secours.
Une explication plus scientifique et plus plausible serait, nous
dit-on, d'envisager des expériences de téléportation d'énergie
électrique, telle que pratiquées par Nicholas Tesla.
L’effondrement des Etats-Unis est déjà palpable en Asie centrale
L’année 2009 a été une année historique dans la « guerre de
l’énergie ». En suivant la chronologie, il y eut d’abord,
l’inauguration du gazoduc chinois par le président Hu Jintao, le
14 décembre. Ensuite, celle du terminal pétrolier près du port
de Nakhodka en Sibérie Orientale par le Premier Ministre
Vladimir Poutine le 27 décembre (l’oléoduc qui le rejoint et qui
relie les nouveaux gisements de la Sibérie Orientale à la Chine
et aux nouveaux marchés asiatiques sur le Pacifique, pour un
budget conséquent de 22 milliards de dollars). Enfin, celle du
gazoduc iranien par Ahmadinejad le 6 janvier dernier, juste
avant le déclenchement du séisme de Haïti ! Subtilement, c’est
presque toute la carte énergétique de l’Eurasie et de la région
de la mer Caspienne qui s’est vue redessinée. (Source : Asia
Times) Et dans cette affaire, comme nous le démontrerons
prochainement dans une conférence sur l’affaire du drame
d’Haïti, les Etats-Unis sont en train de perdre ce qui peut-être
leur plus grande bataille énergétique ! Les bénéficiaires sont
la Russie, la Chine et l’Iran. Plus que jamais, la Caspienne
devient l’enjeu d’une lutte sans merci, aux portes mêmes de
l’ancien Empire des KHAZARS à lire :
L’histoire
occultée des faux Hébreux : Les Khazars. Tout cela
a bien été mis en valeur depuis la fin des années 70 par Pierre
Fontaine dont il faut impérativement lire l’ouvrage
:
La guerre secrète du
pétrole pour entrevoir les modes d’action des
acteurs majeurs de l’Échiquier mondial.
Enjeu des élections ukrainiennes
Le second tour de l’élection présidentielle ukrainienne se
tiendra le 7 février. Aujourd’hui, les Ukrainiens sont déçus des
hommes politiques, la vague orange a reculé et il est probable
que les forces extérieures jouent cette fois-ci un jeu politique
de grande envergure.
On attend du nouveau président qu’il dégage une loyauté envers
Moscou et une orientation vers l’Occident. Ni Ianoukovitch, ni
Timochenko ne sont des candidats pro-russes, mais le Kremlin est
prêt à traiter avec les deux, ce qui n’est pas le cas du
russophobe Iouchtchenko.
S’ils sont élus président, aussi bien Timochenko qu’Ianoukovitch
essaieront de normaliser les relations avec la Russie. Quant au
politologue Vitali Bala, il est certain que le futur président
proclamera l’orientation du pays à la fois vers la coopération
avec la Russie et le rapprochement avec l’Union européenne.
[Extrait du Hors
Série Russie janvier / février 2010.]
Des chiffres qui donnent le
frisson
En 1990, le groupe de pays incluant la Chine, l’Inde, la Corée
du Sud et l’Indonésie était quatre fois moins riche que
l’Italie. Aujourd’hui, la Chine a dépassé l’Allemagne et les
trois autres pèsent, ensemble, autant que la France. L’année
dernière, les trois quarts de la croissance mondiale furent
réalisés entre Bombay et Shanghai.
Il a fallu un siècle et demi à l’Europe et une soixantaine
d’années aux Etats-Unis pour entrer dans la société de
consommation. Les Chinois obtiennent la médaille d’or : ils ont
réalisé cette prouesse en moins de 30 ans.
Alors que les pays émergents affichent des taux de croissance
impressionnants, l’administration Obama est confrontée à une
réalité douloureuse : 20 % des hommes âgés de 25 à 50 ans n’ont
pas de travail ! Les chiffres gouvernementaux évoquent un taux
de chômage supérieur à 10 % mais la réalité est bien plus
dramatique : d’aucuns estiment qu’il faut multiplier au mieux ce
chiffre par deux pour avoir une vision plus réaliste de la crise
sociale qui gagne pratiquement toutes les régions des
Etats-Unis. Les citoyens américains ayant voté pour le président
Obama expriment depuis l’été dernier leur mécontentement auprès
de leurs représentants démocrates. Ces derniers ne peuvent plus
se permettre de soutenir les opérations mafieuses de
l’administration américaine en faveur des grandes banques. C’est
ce qui explique, très certainement, le discours musclé de la
présidence américaine du 21 janvier des grosses firmes de Wall
Street. Reste à voir si cela sera suivi d’effet…
Moscou
ne vaut pas négliger le Hamas dans les négociations pour le
règlement au Proche-Orient
Le règlement au Proche-Orient est toujours au point mort, ce qui
a amené le chef internationalement reconnu de l’autorité
palestinienne, Mahmoud Abbas, en Russie. Selon le ministre des
affaires étrangères palestinien, Riyad al-Maliki, qui s’est
rendu en Russie peu avant son chef, « Il est toujours utile de
rappeler le rôle de la Russie : à la différence de nos
partenaires occidentaux, elle a toujours respecté à la lettre
les résolutions des Nations unies sur le Proche-Orient ».
L’objectif est l’un des dirigeants moscovites et de faire jouer
à la Russie un rôle de médiateur clé au Proche-Orient. Il est
dans l’intention des Russes de convoquer à Moscou une conférence
internationale sur le Proche-Orient et Mahmoud Abbas à appuyer
cette idée. Mais le chef du comité du conseil de fédération pour
les affaires internationales, Mikhaïl Marguelov, a insisté sur
le fait qu’il n’y aura pas de solution dans colombe comprendra
parmi que l’objectif recherché est l’unité de l’État
palestinien. Voilà pourquoi la Russie essaie de favoriser un
dialogue entre les deux plus grandes forces palestiniennes : le
Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas contrôlant Gaza. En effet, la
Russie ne veut pas renoncer au dialogue avec la main cinq
qualifiée par les occidentaux d’organisations terroristes. Dans
cette démarche, les diplomates à russe sont unanimes à
reconnaître que si les Etats-Unis ne parviennent pas à raisonner
Israël, il est peu probable que la Russie puisse obtenir quoi
que ce soit car elle n’a pas les moyens de pression sur l’État
hébreu dont disposent les Etats-Unis.
Les banquiers internationaux placent leurs hommes
Le point de jonction
des deux courbes est l’année 1973, au moment où le tandem
Pompidou/Giscard d'Estaing
introduit l’article
25 de la loi du 3 janvier 1973.

La courbe haussière
traduit la dette cumulée avec ses intérêts, payés aux banquiers
internationaux.
La courbe du bas
exprime cette même dette calculée sans y ajouter les intérêts,
si l’État français
avait gardé le droit d’émettre sa propre monnaie.
Depuis 1973, c’est
plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts
qui ont été
payés en 35 ans
(et nous continuons à raison de 120 millions d’euros par
jour) aux hommes les plus riches, qui d’ailleurs
peuvent ainsi nous les prêter à nouveau contre intérêt !
Précisons si besoin était que cette monnaie prêtée par le cartel
bancaire est, comme 93 % de la monnaie en circulation, issue
d’une création monétaire par les banques privées… monnaie
évidemment payante bien que créée ex nihilo, à partir
d’une simple ligne d’écriture.
En agissant comme ils
l’ont fait, les hommes du cartel bancaire ont ôté le droit de
création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux
banques et sociétés d’assurance. Hier comme aujourd’hui, Valéry
Giscard d’Estaing justifie toujours cette mesure au motif que le
« prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré
partout où il fut appliqué, une situation d’inflation monétaire
permanente ». C’est tout simplement faux !
Non seulement il y a
eu, mais il y a toujours une volonté de rendre la France
dépendante des financiers de la mondialisation et du projet de
gouvernance supranationale.
«Un calcul simple montre que sans le poids des intérêts sur la
dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs
pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à
1996 et 2002 à 2005, au lieu d’être négatifs». Nous aboutissons
à quelque chose qui dépasse l’entendement : la dette cumulée de
l’État français (1 150 milliards d’euros) est identique aux
intérêts cumulés depuis 1971 (1 142 milliards d’euros) !...
[Extrait du
LIESI N° 199 du 31 janvier
2010.]
ce que les français allouent aux
partis politiques
En 2008, le
contribuable français a versé aux partis politiques la somme de
74 818 078 €.. Ce chiffre a été rendu public par la Commission
nationale des comptes de campagne et des financements des partis
politiques dans son rapport annuel, publié au Journal officiel
le 19 décembre 2009. On y apprend que les formations politiques
ont moins dépensé en 2008 qu’en 2007, année de la présidentielle
et des législatives. A la fin de l’exercice 2008, il leur
restait en caisse plus de 11 millions d’euros. Explication de la
commission : les partis politiques se constituent des réserves
pour 2012. Autre information : ce sont les formations dites de
droite qui, financièrement, dépendent le plus de
l’aide publique.
la question du haut-karabakh
est stratégique pour les intérêts russes dans le Caucase
Ces derniers mois, on a de
plus en plus l’impression qu’il est tout à fait possible de
trouver un compromis susceptible de faire sortir de l’impasse
les négociations concernant le Haut-Karabakh. Cet espoir est
avant tout fonder sur l’intensification de la politique
étrangère d’Ankara et l’amélioration qui commence à se faire
sentir dans les relations arménos-turques. La Turquie et
l’Arménie ont en effet signé en Suisse des protocoles sur
l’ouverture des frontières et l’établissement de relations
diplomatiques. En échange, Ankara compterait sur des concessions
de la part d’Erevan, notamment sur le retrait des troupes
arméniennes de certaines régions de l’Azerbaïdjan. La Russie,
ayant des intérêts évidents dans cette affaire, a tout de suite
décidé de participer à ce nouveau jeu. En effet, un règlement du
conflit du Haut-Karabakh est un des facteurs décisifs de la
présidence de la présence russe dans le Caucase. Au-delà, les
autorités du Kremlin sont également intéressées par le
développement de rapports économiques plus énergétiques avec la
Turquie, en premier lieu par la construction accélérée du
gazoduc South Stream par lequel le gaz russe sera acheminé vers
l’Europe. Après la guerre russo-géorgienne, la Turquie qui
déploie une énergie toute particulière pour renforcer ses
positions dans le Caucase, s'est parfaitement rendu compte de la
complexité du conflit du Haut-Karabakh dont le nœud ne pourra
être démêlé qu’en partenariat avec les autres acteurs de la
région. Il sera maintenant intéressant de suivre l’évolution de
la situation et de voir si le Haut-Karabakh ne va pas constituer
un nouveau terrain d’entente entre la Russie et la Turquie.
[Extrait du
Hors Série Russie de janvier / février 2010.]